Blog de Vincent15 pour une société durable et républicaine

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mardi, novembre 10 2009

Être Démocrate, c'est quoi ?

printempspeuples.jpgUne chaîne lancée par Némo, suite à la chaîne précédente ici.

Donc être démocrate c'est quoi ?

Premièrement, d'une manière basique, être démocrate, c'est vouloir vivre en démocratie, c'est-à-dire vouloir que le peuple soit souverain. Le peuple doit nommer ses représentants. Dans ce cas, tous les partis français sont démocrates, au moins publiquement, car aucun parti politique visible ne prône actuellement le retour à la monarchie ou bien l'établissement d'une dictature, oligarchie d'un système féodal...

Cependant, il peut y avoir beaucoup de formes de démocratie. Il en existe quelques-uns, il en a existé plus encore, et les possibilités sont illimitées.

D'une manière un peu plus précise, lorsqu'un Français se définit comme démocrate, c'est en général en référence à la vision qu'en avaient les philosophes des lumières : peuple souverain, présence d'une constitution, égalité devant la loi, séparation des pouvoirs et état de droit.

Déjà, si on admet cette définition pas mal de travail doit être fait dans notre pays. Toute forme d'aristocratie doit être exclue et la classe dirigeante française a, il faut l'avouer, de plus en plus de points communs avec une aristocratie (voire une oligarchie). L'état de droit n'est pas forcément assuré, car, même si on excepte certains privilèges liés à des amis haut placés, il faut avouer que la justice française ne marche plus et qu'elle peine de plus en plus à empêcher les "petites infractions" : vols, violences, harcèlement ...

La souveraineté du peuple français est soumise aux informations qui leurs parviennent et la séparation des pouvoirs n'est pas assurée. La constitution, même si elle est bien présente, n'est pas parfaite et elle pourrait comporter certains articles supplémentaires.

De plus de cette acceptation particulière du fonctionnement de la démocratie, être démocrate en France, en tant que membre d'un courant politique, c'est adhérer aux valeurs de la république : liberté, égalité, fraternité.

Némo a définit des trois termes, mais ma définition est légèrement différente.

La liberté, pour moi, c'est l'état de droit et la liberté individuelle. Chacun doit être libre de faire ce qu'il veut, à partir du moment ou sa liberté ne nuit pas à celle d'un autre et la loi doit donc être respectée par tous, car elle est le carcan qui définit dans quelles conditions nous sommes tous les plus libres possibles. Certaines position libertaires sont donc incompatibles avec cette liberté républicaine. Par exemple le piratage informatique, s'il semble pour certains une expression de la liberté individuelle, empêche certaines personnes de profiter pleinement de leur travail. Le non-respect du code de la route, sous prétexte d'être libre de faire ce qu'il nous plaît, nuit à la sécurité des autres. L'ultra-libéralisme comme certains l'appellent, c'est-à-dire la position selon laquelle on devrait laisser les entreprises faire ce qu'elles veulent, doit toujours être soumis au respect de la loi. La libre circulation des marchandises est une bonne chose, si les conditions écologiques et sociales pour son application sont réunies. Quant à la position de certains libéraux, qui considèrent que réduire les impôts est la principale nécessité, je ne la partage pas.

L'égalité, second principe de la devise de la république, est donc la condition à l'application de la liberté. De même la vision de l'égalité est particulière. L'égalité collectiviste nuit généralement à la liberté. Chacun doit pouvoir gagner le fruit de son travail, essayer un métier si cela ne met personne en danger, dépenser, conserver ou investir son capital à sa guise. De même l'égalité implique que les élus n'aient pas de privilèges, que l'accession aux responsabilités soit possible pour tous et donc que la candidature à des élections soit facilitée et la proportionnelle généralisée.

Le troisième principe, la fraternité, est lui aussi conditionné. Chacun doit participer à l'aide collective aux personnes en difficulté, mais dans le respect de l'égalité, sans injustices.

Être démocrate serait donc être partisan d'une juste application et d'un juste équilibre entre ces principes, dans le cadre de l'état de droit, de la séparation des pouvoirs et de la souveraineté du peuple pleine et entière.

Ensuite une question me taraude : quelle est la différence entre un démocrate et un républicain en France. Némo soutient que les démocrates sont des républicains. Je n'en suis pas sûr. En France le courant républicain est un courant qui défend les mêmes valeurs que les démocrates, mais souvent qui a des idées différentes à propos de l'Union Européenne. Je pense que des républicain seraient plutôt pour un modèle confédéral, permettant à la France de garder toute sa souveraineté, bien qu'ayant des liens serrés et des politiques communes avec ses voisins. La sphère républicaine, qu'elle soit de droite ou de gauche, sera plus nationaliste. Les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à un fédéralisme, à condition que les institutions soient démocratiques, de même que les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à l'établissement d'un état fédéral en France, à une gouvernance mondiale, ou toute autre organisation politique où les droits du peuple et sa souveraineté serait respectée (du moins dans l'absolu, même si sur certains dossier ça ne peut pas être le cas de tout le monde).

Les républicains seraient donc des démocrates, partageant les mêmes valeurs, mais ayant des revendications supplémentaires (unité et indépendance de la République Française, quelle que soit la situation). Du coup je serais plutôt républicain que démocrate, bien que modéré.

J'aimerais bien avoir l'avis de Némo sur ce point particulier, ainsi que des autres bloggeurs qui pourraient répondre à cette chaîne.

Par contre, n'ayant pas beaucoup de temps pour parcourir tous mes blogs préférés, et comme mes cibles favorites n'ont pas forcément le temps de répondre à toutes les chaînes que je leur envoie, je me contenterais de laisser tous ceux qui le souhaitent parmi mes lecteurs répondre à cette chaîne (et à la prochaine aussi). Je vous rétrotagguerais afin que l'intégrité de la chaîne soit respectée.

mercredi, juillet 22 2009

Investir dans le développement durable

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgJ'ai lu ce billet : comment je me suis fait prendre, sur génération engagées, et je vous en conseille la lecture. Ce billet nous conseille non pas de rejeter l'emprunt national proposé par le président, mais d'essayer de participer à son orientation. Contrairement à l'auteur, je ne suis pas sûr du tout que cet emprunt soit une bonne chose, mais tant qu'à faire, autant qu'il soit dépensé intelligemment, car il se fera quand même.

Je vous livre l'argument qui m'a convaincu :

Seulement voilà, deux solutions :
Ou bien l’emprunt est une réussite. Les « dépenses d’avenir » sont clairement établies, allouées entièrement à la relance, à la ré-industrialisation massive du pays dans des secteurs porteurs, à la création de pôle industriels et de recherche, à la formation des hommes.
Si l’idée est poussé jusqu’au bout, il y a fort à parier que les français, nous, irons massivement souscrire, et que l’emprunt soit d’importance.
Si nous nous opposons sans débats, sans propositions, à l’emprunt et qu’il s’avère être une bonne chose, nous aurons loupé le coche et serons dans les choux…

Ou bien c’est effectivement un coup politique en vue des prochaines élections. Les « dépenses d’avenir » ne sont que des coquilles vides et le déficit, déjà abyssal, se creuse. Nous sommes entrés dans le débat, nous avons proposé des solutions, mais Sarkozy est resté dans sa tour d’ivoire et l’emprunt se révèle n’être rien de plus qu’un soufflet mal cuit.
Alors, nous aurons toute légitimité pour lui tomber sur le coin du râble. Car il ne serait qu’un menteur éhonté qui dépense frivolement l’argent des citoyens.

Ainsi, nous avons tout intérêt à entrer dans ce débat-là.
Et si, pour une fois, l’idée était bonne ?
'Et si nous le prenions au mot ?

Je propose donc de créer un groupe de travail sur le sujet, afin que ces crédits puissent être investis dans le développement durable. Il faudrait faire du lobbying à ce sujet dans nos propres instances dirigeantes et au sein des commissions, pour qu'enfin on puisse démontrer qu'on est capables de faire de la politique autrement.

Pour ma part, je pense que l'état pourrait investir massivement pour faire des économies d'énergies dans toutes les administrations, en changeant l'éclairage, en achetant des véhicules propres, en réduisant la paperasse et en investissant dans la numérisation, en installant des panneaux solaires sur les bâtiments officiels, en améliorant leur isolation et en aidant les communes, les départements, les régions et les universités à faire de même.

Ainsi tout un tas de secteurs vont pouvoir émerger, sans que l'état ne verse d'aides directes, mais en investissant intelligemment. Les frais de fonctionnement de tout ces services de l'état vont diminuer (il y a d'autres coûts que les coûts de personnel pour aider l'état à économiser), et la population y gagnera car des fournisseurs en produits écologiques et des constructeurs spécialisés dans la haute qualité environnementale existeront.

Bien sûr il y a peu de chances que ces économies aident à financer les intérêts de ce prêt, mais ce sera ça de gagné, et au moins cet argent ne partira pas en Chine.

mercredi, juillet 8 2009

Une autre idée de la démocratie

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgJ'ai déjà parlé dans mon billet précédent de la vision particulière qu'avaient nos compatriotes de la démocratie. En clair, la démocratie c'est bien tant que les gens votent pour ce qui est bien. Donc, quand les gens votent FN, il ne faut pas prendre leur vote en compte (ce sont des gens simples après tout).

C'est d'ailleurs pour cela, selon la plupart des politiques, qu'on a pas mis en place de compensation proportionnelle à l'assemblée. Vous vous rendez compte ? On aurait des gens du Front National et du NPA. Quelle horreur !

Et bien Debout la République (oui, je les aime bien ceux là), ou plutôt Nicolas Dupont-Aignan, publie un billet sur le référendum en Irlande intitulé : Et si le « non » l’emporte, y aura-t-il un troisième référendum en Irlande ?.

Voilà, encore une fois nos dirigeant, aussi bien nationaux qu'Européens, sont très démocrates. Quand le bon peuple ne vote pas comme il faut, c'est parce qu'il est énervé, qu'il ne s'exprime pas à propos du scrutin mais pour d'autres considérations, par contre quand il vote une fois pour un président, il lui donne carte blanche pour tout le reste.

J'ai pas mal de divergences avec Debout La République, mais je pense tout de même qu'il faut leur accorder au moins de la considération pour apporter une voix différente, et je suis même personnellement, pour organiser des alliances avec eux. Après tout c'est le seul parti à ma connaissance à faire de la démocratisation des institutions un cheval de bataille prioritaire, et pour moi ces sujets sont primordiaux. Je les estime bien plus (à titre collectif) que le nouveau centre ou l'UMP, qui se comportent comme des carpettes devant le pouvoir présidentiel.

mercredi, juin 10 2009

Le MoDem appelle à contrer Barroso

European_flag_outside_the_Commission.jpgCa y est, Bayrou à annoncé à la sortie d'une réunion du bureau exécutif que le modem soutenait, et proposerait à son groupe au Parlement Européen, une candidature alternative à Barroso. J'avais déjà parlé du résultat des européennes dans ce billet, et j'y avais parlé de l'éventualité d'un candidat centriste à la présidence de la commission. C'est en bonne voie, et le MoDem a proposé la candidature de Guy Verhofstadt, par exemple.

Une alliance entre le PSE, les verts et l'ALDE représentent en tout 316 députés (en comptant le Parti Démocrate Italien), soit une cinquantaine de plus que le PPE.

C'est une bonne nouvelle pour tout ceux qui ne veulent pas de Barroso à la présidence de la commission, mais cette position sera difficile à faire adopter à tous les députés. Graham Watson, actuel président du groupe ADLE, serait prêt à soutenir Barroso contre une place de président du Parlement Européen. Les socialiste espagnols avaient, dans un premier temps, envisagés de soutenir Barroso également.

Une telle alliance rassemblée pourrait avoir une majorité (pas absolue, mais cela n'est pas nécessaire), mais la moindre défection la rendra inutile. Il reste donc à savoir si ces trois partis arriveront a se mettre d'accord, et si le PPE ne bénéficiera pas de soutient autres, comme les conservateurs britanniques dont j'ai parlé dans un article précédent.

lundi, juin 8 2009

Que vont faire les conservateurs ?

European_flag_outside_the_Commission.jpgLe parti conservateur britannique est la seconde inconnue du parlement européen. Je viens de vous parler dans mon billet sur le résultat des élections européennes de la première, le PDI. Le parti conservateur dispose lui de 24 députés, et veut créer un groupe antifédéraliste avec quelques parti européens. Vont il soutenir Barroso, et quitter quand même son parti ? C'est possible, si ils veulent faire barrage à un candidat purement fédéraliste moins conservateur comme Guy Verhofstadt, mais je ne connaît pas leurs rapports avec Barroso.

Si ils font barrage à Barroso, il ne restera plus au parlement européen que la solution de se tourner vers le centre. Espérons donc que la gauche ne se laissera pas tenter à un vote avec le PPE, et qu'une alliance de centre gauche puisse élire son président.

Haut les coeurs les démocrates !

Quel est le résultat des européennes ?

European_flag_outside_the_Commission.jpgEn France on a compris, et je reviendrais sur ce que je pense à propos de la stratégie à adopter pour le Mouvement Démocrate. Mais quel est le résultat en Europe ?

On nous dit que c'est une victoire pour la droite : allez voir les résultats sur le site du parlement européen.

267 élus pour le Parti Populaire, c'est 1 de moins que pour la précédente législature européenne. 159 pour le Parti Socialiste, moins 41. 81 pour l'ADLE, moins 7. 35 pour les nationalistes, soit plus 8. 51 pour les écologistes et régionalistes, soit plus 9. Moins 9 pour l'extrême gauche et moins 7 pour indépendance/démocratie.

Où sont passées toutes ces voix ? Dans les non inscrits, dont l'extrême droite, mais aussi : le Partito Démocratico, parti démocrate italien, dont les députés sont actuellement entre le PSE et le PDE. Si ils rejoignent le PSE, celui ci aura perdu 19 voix seulement, si ils rejoignent l'ALDE, cela fera plus 15 pour eux. Le PDE pourrait même, avec ces 22 députés (rêvons un peu) avoir son propre groupe

On a donc un glissement de la gauche vers le centre et les écolos, et non pas une victoire de la droite parlementaire (notons une poussée de l'extrême droite). Pourrait il émerger un leader centriste capable d'être élu par la gauche et le centre contre Barroso ? C'est possible, même si c'est difficile. Donc attendons avant de nous lamenter.

mardi, juin 24 2008

Projet énergie démocrate

Vous pouvez voir ici le projet de cette liste soutenant pierre braun aux élections internes des jeunes démocrates http://www.energie-democrate.com/projet.pdf. J'ai participé, parmis d'autres, à sa rédaction.

Vous pouvez aussi trouver ici celui de la liste Engagés!, qui soutient Franck Faveur http://engages.fr/category/projet/.

lundi, juin 16 2008

Nomination des vices présidents du modem

vu sur le blog de l'hérétique

François Bayrou vient de désigner les six vice-présidents du Mouvement Démocrate:

- 1ère vice-présidente chargée de la coordination du mouvement et du projet européen: Marielle de Sarnez, députée européen, conseillère de Paris

- Vice-présidente chargée des commissions de travail: Corinne Lepage, ancien ministre, présidente de Cap 21

- Vice-présidente chargée des élus et de la formation: Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher, maire de la Chaussée-Saint-Victor

- Vice-président chargé de l'organisation: Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur du Pas-de-Calais, maire d'Arras

- Vice-président chargé des problèmes économiques: Jean Peyrelevade, conseiller du 16e arrondissement de Paris

- Vice-président chargé des relations avec la vie associative: Jean-Luc Bennahmias, député européen, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

François Bayrou a également désigné Michel Mercier, sénateur et président du conseil général du Rhône comme trésorier et Bernard Lehideux, député européen, conseiller régional d'Ile-de-France comme directeur de cabinet.

Les autres nominations (secrétaires nationaux) auront lieu cette semaine.

mercredi, mai 14 2008

Motion de procédure et changements constitutionels

Hier, à l'assemblée, l'opposition, pourtant en fimportante minorité, a pu faire échouer le projet de loi sur les OGM, en adoptant une motion de procédure. Le texte est donc pour un temps, en suspens, mais sera probablement remis sur les rails par la commission réunie par le président de l'A.N..

Alors que penser de ces évènements? D'une part, on peut voir qu'il y a là un moyen pour les députés de la majorité de manifester leur mécontentement face au gouvernement, sans pour autant être taxés de traitres : ils ne votent pas contre la loi, mais ont mieux à faire que de venir voter pour elle. Mais surtout, au moment où les débats font rage pour la nouvelle version de la constitution, cela nous montre que, alors que le scrutin uninominal à deux tours est là pour assurer la stabilité des institutions, il n'autorise pas, même avec une forte majorité, le gouvernement à faire ce qu'il veut.

Et c'est tant mieux, il faut absolument qu'il existe des contres pouvoirs et des gardes fous dans une démocratie.

Mais cela nous permet de poser la question de la pertinence des institutions en place : il y a une assemblée, élue par le peuple au suffrage universel, par un scrutin uninominal à deux tours, et un sénat, élu de manière indirecte par les élus locaux. Les députés sont en quelque sorte les représentants du peuple, au sein d'une assemblée représentative, et les sénateurs des "sages". Tous sont censés représenter d'une certaine manière la population et les territoires d'où ils sont issus.

En pratique, l'assemblée et une chambre d'enregistrement pour le premier ministre, et le sénat un espace de recyclage des vieux politiciens (j'exagère, mais vous m'avez compris).

La composition de l'assemblée nationale n'est pas démocratique, en effet, le nombre de député d'un parti politique, ou plus généralement d'un groupe aux idées proches, n'est pas égal au pourcentage de la population qu'il représente. Aux dernières élections ont le voit bien : l'UMP, qui à fait grosso modo 40% des voix, se retrouve avec 55% des députés. Le PS, qui a fait lui 25%, possède 32% des députés, le modem, avec 8% des voix, a même pas 1% des députés. Le PC et les verts, avec respectivement 4 et 3 % des votes, se retrouvent avec 2,6 et 0,7 % des députés. Le FN, avec 4,25% des voix, se retrouve avec 0 députés.

On voit donc à qui profite le scrutin uninominal : le PS, l'UMP et le Nouveau Centre. Avec une majorité de 60% et une opposition de gauche d'un peu plus de 35%.

La majorité, qui n'en est pas une pour les francais, peut alors faire voter toutes les lois qu'elle veut, y compris les lois constitutionnelles (qui nécéssitent 60% du parlement), en comptant le nouveau centre. Elle peut donc, potentiellement, faire absolument ce qu'elle veut (sauf absentéisme).

Que serait le parlement si le scrutin avait été proportionnel, passons sur le phénomène du vote utile qui n'aurait plus eu lieu d'être, et sur les augmentation du nombre de voix de certains partis (MoDem, LCR/LO, Verts, FN principalement) que cela entraînerait.

La majorité actuelle aurait 45% des voix et l'opposition de gauche 35 (mais avec une moins forte majorité du PS).

Si le gouvernement veut pouvoir gouverner, sa politique devra alors être différente, et il devrait trouver des accords, soit avec le modem (ce qui ferait une majorité de 52%), soit avec l'extrême droite (même pourcentage). J'exclue les alliances avec les autres partis car le clivage (peu pertinent à mon avis) droite gauche est bien trop ancré.

Avec une exclusion des trop petits partis et candidatures fantaisistes (on va dire pour ceux qui font moins de 1 ou 2% des voix) la majorité actuelle serait pas loin des 50% et pourrait former un gouvernement avec les alliances ci dessus ayant plus de 55% des députés (donc un gouvernement viable).

L'opposition, toujours dans le même cas, pourrait difficilement constituer un gouvernement, sauf à s'allier avec l'extrême gauche, le modem ET l'extrème droite (hypothèse purement fantaisiste).

On peut donc voir qu'un tel scrutin serait plus représentatif de l'état actuel de l'opinion publique, et qu'un vrai gouvernement d'ouverture pourrait être crée (et pourquoi pas de l'UMP jusqu'à la gauche modérée).

Quid de l'instabilité que cela entrainerait.

Allons voir chez les voisins : déjà, dans la plupart des pays à la proportionnelle, la destitution du gouvernement par l'opposition ne peut se faire sans la nomination d'un nouveau premier ministre (ou ce qui en tient lieu) par l'assemblée. Cela serait une piste à envisager, mais ça signifierais que le parlement devrait nommer le premier ministre, ce qui ne serait pas forcement une mauvaise chose. Ça évite les alliance opportuniste entre l'opposition et les extrêmes, qui votent la censure sans avoir de projet cohérent à opposer. Une solution encore meilleure est celle de l'Allemagne : le bundestag doit élire sous 8 jours un gouvernement, sinon il est dissout. Dans ce cas, les électeurs peuvent trancher.

La situation en allemagne est bonne, et une organisation ressemblante pourrait exister.

En Italie cette fois, la proportionnelle entraine des instabilités, enfin c'est ce qu'on nous dit. Si on regarde un peu plus loin, il n'y a pas que ce phénomène qui entre en jeu : Le président de la république italien n'a que très peu de pouvoirs par rapport au notre, il ne peut pas dissoudre l'assemblée, et donc ne peut pas compenser l'éventuelle instabilité qui pourrait exister. Le président du conseil, équivalent du premier ministre, ne peut pas révoquer un de ses ministre. Il dépend donc fortement du parlement. Si on ajoute à cela le fait qu'il n'y ait aucune limite à la représentation des partis et qu'il y a un fort ancrage régional des petits partis, on peut voir les causes de l'instabilité. L'introduction en 1994 du scrutin uninominal à deux tours n'a rien changé, et il a été abandonné la législature suivante.

Si on regarde les législatures en france, on peut voir que, malgrès un scrutin uninominal, il y a eu des coalitions au pouvoir (notamment RPR UDF). Une crise politique aurait très bien pû arriver. (d'ailleurs la dissolution de 1997 en est presque une).

En france bien sûr, nous avons la caractéristique d'avoir un président aux pouvoirs étendus par rapport à ceux des pays voisins, mais moins important que dans un régime présidentiel. Je pense qu'il faudrait le conserver, mais ne pas suivre la voie actuelle vers la présidentialisation issue du quinquennat. Je pense donc qu'un premier ministre nommé par le parlement et des pouvoirs étendus pour celui ci seraient une bonne solution, le président gardant son rôle d'arbitre, le pouvoir de dissoudre l'assemblée, ainsi que le référendum.

Le sénat, quand à lui, devrait être revu. Si les législatives sont régionales et proportionnelles, formule que je préfère pour garder la proximité avec le peuple et pour s'approcher de la proportionnelle totale, pourquoi ne pas élire directement les sénateurs avec un nombre de sénateur fixe par département. Ainsi on gardera l'élu proche du peuple (géographiquement), le sénateur, et l'élu représentatif, le député. Le pouvoir moins important accordé au sénat actuellement est compatible avec cette organisation.

Voilà la constitution est quasiment terminée. Reste à aborder un point philosophique : nous sommes en démocratie, le peuple gouverne (et le peuple, c'est tous les français, pas les prolétaires, les français de souche, ou toute autre catégorie artificielle, mais tous les français). La constitution actuelle est faite pour atténuer les effet de l'instabilité du peuple. C'est dans la lignée du mode de pensée actuel qui est que l'état doit tout faire à la place des gens, y compris décider à leur place de quels partis ils peuvent choisir ou non. On se dirige vers le bipartisme et l'immobilisme que cela implique.

Le sens de mon engagement politique et de combattre ce genre de choses. Le peuple est souverain, et c'est lui qui doit gouverner, s'il se plante, il pourra prendre les responsabilité de ses actes, si le gouvernement ou le parlement est instable, tôt ou tard, il faudra changer, personne ne doit décider à notre place de qui doit gouverner, même pas les élus. Les élus sont les représentants du peuple, pas des aristocrates à qui on peut ou non accorder son soutient. Nous sommes dans une démocratie moderne, pas dans la rome ou la grêce antique ni les cité italienne du moyen age. Si les gens veulent que les décisions soient prises à leur place, qu'ils aillent vivre dans une monarchie. Oui à une constitution représentative, et oui à la responsabilité des citoyens.