Blog de Vincent15 pour une société durable et républicaine

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, novembre 10 2009

Être Démocrate, c'est quoi ?

printempspeuples.jpgUne chaîne lancée par Némo, suite à la chaîne précédente ici.

Donc être démocrate c'est quoi ?

Premièrement, d'une manière basique, être démocrate, c'est vouloir vivre en démocratie, c'est-à-dire vouloir que le peuple soit souverain. Le peuple doit nommer ses représentants. Dans ce cas, tous les partis français sont démocrates, au moins publiquement, car aucun parti politique visible ne prône actuellement le retour à la monarchie ou bien l'établissement d'une dictature, oligarchie d'un système féodal...

Cependant, il peut y avoir beaucoup de formes de démocratie. Il en existe quelques-uns, il en a existé plus encore, et les possibilités sont illimitées.

D'une manière un peu plus précise, lorsqu'un Français se définit comme démocrate, c'est en général en référence à la vision qu'en avaient les philosophes des lumières : peuple souverain, présence d'une constitution, égalité devant la loi, séparation des pouvoirs et état de droit.

Déjà, si on admet cette définition pas mal de travail doit être fait dans notre pays. Toute forme d'aristocratie doit être exclue et la classe dirigeante française a, il faut l'avouer, de plus en plus de points communs avec une aristocratie (voire une oligarchie). L'état de droit n'est pas forcément assuré, car, même si on excepte certains privilèges liés à des amis haut placés, il faut avouer que la justice française ne marche plus et qu'elle peine de plus en plus à empêcher les "petites infractions" : vols, violences, harcèlement ...

La souveraineté du peuple français est soumise aux informations qui leurs parviennent et la séparation des pouvoirs n'est pas assurée. La constitution, même si elle est bien présente, n'est pas parfaite et elle pourrait comporter certains articles supplémentaires.

De plus de cette acceptation particulière du fonctionnement de la démocratie, être démocrate en France, en tant que membre d'un courant politique, c'est adhérer aux valeurs de la république : liberté, égalité, fraternité.

Némo a définit des trois termes, mais ma définition est légèrement différente.

La liberté, pour moi, c'est l'état de droit et la liberté individuelle. Chacun doit être libre de faire ce qu'il veut, à partir du moment ou sa liberté ne nuit pas à celle d'un autre et la loi doit donc être respectée par tous, car elle est le carcan qui définit dans quelles conditions nous sommes tous les plus libres possibles. Certaines position libertaires sont donc incompatibles avec cette liberté républicaine. Par exemple le piratage informatique, s'il semble pour certains une expression de la liberté individuelle, empêche certaines personnes de profiter pleinement de leur travail. Le non-respect du code de la route, sous prétexte d'être libre de faire ce qu'il nous plaît, nuit à la sécurité des autres. L'ultra-libéralisme comme certains l'appellent, c'est-à-dire la position selon laquelle on devrait laisser les entreprises faire ce qu'elles veulent, doit toujours être soumis au respect de la loi. La libre circulation des marchandises est une bonne chose, si les conditions écologiques et sociales pour son application sont réunies. Quant à la position de certains libéraux, qui considèrent que réduire les impôts est la principale nécessité, je ne la partage pas.

L'égalité, second principe de la devise de la république, est donc la condition à l'application de la liberté. De même la vision de l'égalité est particulière. L'égalité collectiviste nuit généralement à la liberté. Chacun doit pouvoir gagner le fruit de son travail, essayer un métier si cela ne met personne en danger, dépenser, conserver ou investir son capital à sa guise. De même l'égalité implique que les élus n'aient pas de privilèges, que l'accession aux responsabilités soit possible pour tous et donc que la candidature à des élections soit facilitée et la proportionnelle généralisée.

Le troisième principe, la fraternité, est lui aussi conditionné. Chacun doit participer à l'aide collective aux personnes en difficulté, mais dans le respect de l'égalité, sans injustices.

Être démocrate serait donc être partisan d'une juste application et d'un juste équilibre entre ces principes, dans le cadre de l'état de droit, de la séparation des pouvoirs et de la souveraineté du peuple pleine et entière.

Ensuite une question me taraude : quelle est la différence entre un démocrate et un républicain en France. Némo soutient que les démocrates sont des républicains. Je n'en suis pas sûr. En France le courant républicain est un courant qui défend les mêmes valeurs que les démocrates, mais souvent qui a des idées différentes à propos de l'Union Européenne. Je pense que des républicain seraient plutôt pour un modèle confédéral, permettant à la France de garder toute sa souveraineté, bien qu'ayant des liens serrés et des politiques communes avec ses voisins. La sphère républicaine, qu'elle soit de droite ou de gauche, sera plus nationaliste. Les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à un fédéralisme, à condition que les institutions soient démocratiques, de même que les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à l'établissement d'un état fédéral en France, à une gouvernance mondiale, ou toute autre organisation politique où les droits du peuple et sa souveraineté serait respectée (du moins dans l'absolu, même si sur certains dossier ça ne peut pas être le cas de tout le monde).

Les républicains seraient donc des démocrates, partageant les mêmes valeurs, mais ayant des revendications supplémentaires (unité et indépendance de la République Française, quelle que soit la situation). Du coup je serais plutôt républicain que démocrate, bien que modéré.

J'aimerais bien avoir l'avis de Némo sur ce point particulier, ainsi que des autres bloggeurs qui pourraient répondre à cette chaîne.

Par contre, n'ayant pas beaucoup de temps pour parcourir tous mes blogs préférés, et comme mes cibles favorites n'ont pas forcément le temps de répondre à toutes les chaînes que je leur envoie, je me contenterais de laisser tous ceux qui le souhaitent parmi mes lecteurs répondre à cette chaîne (et à la prochaine aussi). Je vous rétrotagguerais afin que l'intégrité de la chaîne soit respectée.

dimanche, août 23 2009

Une alliance du Modem au PCF ?

C'est une des actualités du moment : Marielle de Sarnez a été applaudie par les militants socialistes aux ateliers d'été de "l'espoir à gauche". La question commence à se poser. Y aura il une alliance du PCF au MoDem ? Cette alliance est elle souhaitable ?

Je vous en avais déjà parlé, je préfère la droite à la gauche, car je trouve que la gauche est, pour l'instant, fondamentalement hypocrite. Elle n'a pas de réelle unité, ni une définition claire. Je devrais donc être opposé à cette alliance.

Il n'en est rien. Je serais d'accord avec une telle alliance, si elle se base sur un programme. Après peu importe que le PCF soit l'héritier des staliniens, si ils donnent leur accord avec un programme à tendance libérale/démocrate/durable, je pourrais voter pour un tel rassemblement.

Le gros problème est que la gauche doit enfin cesser avec certaines de ses positions, notamment arrêter de penser que les immigrés clandestins doivent avoir la citoyenneté Française dès qu'il passent la frontière, arrêter de financer encore et toujours les plus pauvres alors qu'il faudrait leur permettre de vive avec leurs salaires. Il faudrait aussi qu'ils arrêtent de penser que l'être humain est foncièrement bon, et que la criminalité n'existe qu'à cause de la pauvreté.

De même, il faudrait que les verts se décident enfin entre une économie de marché adaptée à l'environnement, et une décroissance libertaire forcée, et que le PCF se décide entre l'économie de marché et le marxisme.

Les alliances du modem doivent se baser sur la présence ou non d'un programme modemo-compatible, et pas sur l'étiquette du parti. Seulement, il faudrait déjà que les partis, modem y compris, fassent leur propres programmes.

mercredi, juillet 22 2009

Investir dans le développement durable

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgJ'ai lu ce billet : comment je me suis fait prendre, sur génération engagées, et je vous en conseille la lecture. Ce billet nous conseille non pas de rejeter l'emprunt national proposé par le président, mais d'essayer de participer à son orientation. Contrairement à l'auteur, je ne suis pas sûr du tout que cet emprunt soit une bonne chose, mais tant qu'à faire, autant qu'il soit dépensé intelligemment, car il se fera quand même.

Je vous livre l'argument qui m'a convaincu :

Seulement voilà, deux solutions :
Ou bien l’emprunt est une réussite. Les « dépenses d’avenir » sont clairement établies, allouées entièrement à la relance, à la ré-industrialisation massive du pays dans des secteurs porteurs, à la création de pôle industriels et de recherche, à la formation des hommes.
Si l’idée est poussé jusqu’au bout, il y a fort à parier que les français, nous, irons massivement souscrire, et que l’emprunt soit d’importance.
Si nous nous opposons sans débats, sans propositions, à l’emprunt et qu’il s’avère être une bonne chose, nous aurons loupé le coche et serons dans les choux…

Ou bien c’est effectivement un coup politique en vue des prochaines élections. Les « dépenses d’avenir » ne sont que des coquilles vides et le déficit, déjà abyssal, se creuse. Nous sommes entrés dans le débat, nous avons proposé des solutions, mais Sarkozy est resté dans sa tour d’ivoire et l’emprunt se révèle n’être rien de plus qu’un soufflet mal cuit.
Alors, nous aurons toute légitimité pour lui tomber sur le coin du râble. Car il ne serait qu’un menteur éhonté qui dépense frivolement l’argent des citoyens.

Ainsi, nous avons tout intérêt à entrer dans ce débat-là.
Et si, pour une fois, l’idée était bonne ?
'Et si nous le prenions au mot ?

Je propose donc de créer un groupe de travail sur le sujet, afin que ces crédits puissent être investis dans le développement durable. Il faudrait faire du lobbying à ce sujet dans nos propres instances dirigeantes et au sein des commissions, pour qu'enfin on puisse démontrer qu'on est capables de faire de la politique autrement.

Pour ma part, je pense que l'état pourrait investir massivement pour faire des économies d'énergies dans toutes les administrations, en changeant l'éclairage, en achetant des véhicules propres, en réduisant la paperasse et en investissant dans la numérisation, en installant des panneaux solaires sur les bâtiments officiels, en améliorant leur isolation et en aidant les communes, les départements, les régions et les universités à faire de même.

Ainsi tout un tas de secteurs vont pouvoir émerger, sans que l'état ne verse d'aides directes, mais en investissant intelligemment. Les frais de fonctionnement de tout ces services de l'état vont diminuer (il y a d'autres coûts que les coûts de personnel pour aider l'état à économiser), et la population y gagnera car des fournisseurs en produits écologiques et des constructeurs spécialisés dans la haute qualité environnementale existeront.

Bien sûr il y a peu de chances que ces économies aident à financer les intérêts de ce prêt, mais ce sera ça de gagné, et au moins cet argent ne partira pas en Chine.

mercredi, juillet 8 2009

Une autre idée de la démocratie

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgJ'ai déjà parlé dans mon billet précédent de la vision particulière qu'avaient nos compatriotes de la démocratie. En clair, la démocratie c'est bien tant que les gens votent pour ce qui est bien. Donc, quand les gens votent FN, il ne faut pas prendre leur vote en compte (ce sont des gens simples après tout).

C'est d'ailleurs pour cela, selon la plupart des politiques, qu'on a pas mis en place de compensation proportionnelle à l'assemblée. Vous vous rendez compte ? On aurait des gens du Front National et du NPA. Quelle horreur !

Et bien Debout la République (oui, je les aime bien ceux là), ou plutôt Nicolas Dupont-Aignan, publie un billet sur le référendum en Irlande intitulé : Et si le « non » l’emporte, y aura-t-il un troisième référendum en Irlande ?.

Voilà, encore une fois nos dirigeant, aussi bien nationaux qu'Européens, sont très démocrates. Quand le bon peuple ne vote pas comme il faut, c'est parce qu'il est énervé, qu'il ne s'exprime pas à propos du scrutin mais pour d'autres considérations, par contre quand il vote une fois pour un président, il lui donne carte blanche pour tout le reste.

J'ai pas mal de divergences avec Debout La République, mais je pense tout de même qu'il faut leur accorder au moins de la considération pour apporter une voix différente, et je suis même personnellement, pour organiser des alliances avec eux. Après tout c'est le seul parti à ma connaissance à faire de la démocratisation des institutions un cheval de bataille prioritaire, et pour moi ces sujets sont primordiaux. Je les estime bien plus (à titre collectif) que le nouveau centre ou l'UMP, qui se comportent comme des carpettes devant le pouvoir présidentiel.

mardi, juillet 7 2009

Le FN à perdu ?

Hénin Beaumont. Une ville devenue célèbre, je n'en avais jamais entendu parler avant cette élection. Aujourd'hui, elle est considérée comme un fief du FN, mais à mon avis c'est la première d'une liste qui va s'allonger.

Le FN a prospéré sur une terre rongée par la corruption et le chômage, attirant ceux qui sont désormais la base de son électorat : les ouvriers. Tout cela est parfaitement normal. Le front national à perdu, de très près. Parait-il, le nouveau maire aurait utilisé comme argument de campagne le fait que si le FN passait, il y aurait des baisses de subventions pour la ville.

Donc le front national conteste les résultats. Vous savez quoi, c'est exactement comme ça que le FN gagne des voix. Il vont porter plainte, vont probablement perdre, ils crierons au complot, et n'aurons pas tout à fait tort, aux prochaines élections, il feront plus.

Mon avis sur le front national n'est pas du tout le même que celui de la plupart des gens. Il y a deux possibilités : soit le FN est un parti illégal, dans ce cas, il ne faut pas l'autoriser à se présenter, soit il est légal. Ca m'a déjà posé problème en 2002, lorsque j'étais un des seuls de mon Lycée à ne pas aller manifester contre Le Pen entre les deux tours, mais je persiste, le Front National est légal, et il faut le traiter comme tous les autres partis.

Je ne suis pas content que le Mouvement Démocrate et le NPA soient côte à côte dans cette élection, nous aurions mieux fait de ne pas y participer. Après tout le NPA, avec sa doctrine anti-patron (qui pour moi n'est pas loin du racisme, une discrimination sur des critères sociaux et pas raciaux) et la violence de son discours révolutionnaire n'est pas beaucoup mieux que le FN.

Le FN s'attache à donner une image policée, et ça séduit les électeurs. Vous pensez qu'il ne faut pas écouter les électeurs qui votent FN ? Sommes nous donc en démocratie ? N'est ce pas le peuple qui décide ? Si vous pensez qu'il ne faut pas élire les gens sous prétexte qu'ils ne pensent pas comme il faut, je pense qu'il faut que vous fassiez une bonne introspection pour savoir si vous êtes vraiment démocrate. Tant que le FN est légal, il faut le combattre par les idées, et c'est tout. Il nous faut convaincre les Français que nous sommes les défenseurs du peuple, pas le FN.

C'est comme ça que nous les gagnerons, pas par les magouilles politiciennes.

D'ailleurs, j'ai toujours pensé qu'il existait deux, voire trois Droites en France, le FN, le MPF, et une partie des Sarkozystes représentent une d'entre elle (avec chacun leurs particularités). Si un jour un des deux premiers partis prend du poids, je ne verrais pas ça d'un mauvais oeil, ce seront au moins des partis cohérents, avec des idées claires, et représentatifs.

Après, il ne tient qu'à nous de faire gagner nos idées, mais je prédit que cette droite là n'a pas dit son dernier mot.

dimanche, juin 21 2009

Comment gagner des points aux régionales et se (re)construire un avenir pour la suite ?

logoMoDem0320.png

Voici une contribution intéressante de "l'adhérent 272" pour les régionales.


Par l’adhérent n°272

Comment gagner des points aux régionales et se (re)construire un avenir pour la suite ?

Faire un programme dense ne suffit pas, nous le savons tous, car les électeurs n'ont pas une disponibilité ou un intérêt suffisant pour lire en détails les programmes, tous les programmes. Avoir des candidats intelligents ne suffit pas, nous le savons tous, car les fenêtres médiatiques sont finalement trop chiches pour permettre au grand public de connaître en détails les candidats, tous les candidats. Distribuer des tracts ne suffit pas, nous le savons tous, car des bouts de papier et quelques secondes d'échange ne permettent de sensibiliser qu'une partie infinitésimale des électeurs.

Une élection se gagne aujourd'hui par une communication nationale simple, concise et percutante. C'est bien ce qui a fait le succès de Daniel Cohn-Bendit aux européennes 2009, une communication faite en 2 mots : "Europe" et "Écologie" et portée par un casting de vedettes : Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové. Ultra-simple, concis et percutant.

Concernant le Mouvement Démocrate, voilà 2 idées pour une communication nationale simple, concise et percutante aux régionales 2010 :

. 1 idée pour le fond, le programme : développer la capacité d'autonomie des régions. La mondialisation n'est pas un modèle durable pour la France, la mondialisation n'est pas un modèle durable pour le Monde. Une véritable politique du XXIème siècle, c'est donc une politique qui repose sur le principe de proximité. Tout un programme se décline ainsi : pour l'écologie, limiter le transport de marchandises et développer l'autonomie énergétique régionale grâce aux énergies renouvelables ; pour l'économie et l'emploi, développer le tissu des PME et TPE régionales, développer les emplois de services régionaux non déliocalisables, notamment dans le secteur des loisirs sportifs, culturels et touristiques ; pour l'éducation, développer le tissu éducatif régional, notamment les universités. Le succès électoral sera à la hauteur de la très forte attente des électeurs en faveur d'une politique autrement, une politique durable pour les générations futures.

. 1 idée pour la forme, les candidats : faire une grande place aux jeunes. Ce n'est pas avec une classe politique du XXème siècle qu'on va faire croire à une politique du XXIème siècle. Ce n'est pas avec de vieux bonhommes grisonnants et embourgeoisés dans leur confort qu'on va mobiliser les jeunes femmes et les jeunes hommes pour voter. Il suffit de regarder le trombinoscope d'un conseil régional ou d'un conseil général pour prendre conscience de l'obsolescence de notre classe politique, situation bien inquiétante au regard des défis du XXIème siècle, défis vitaux aussi graves et pressants qu'inédits. Il suffit d'écouter les électeurs sur le terrain, particulièrement les grands-parents ou les mères de famille, pour comprendre l'attente d'une nouvelle génération politique beaucoup plus jeune. Enfin il suffit d'observer la participation aux élections pour prendre conscience du potentiel électoral à mobiliser.

Bien sûr il faut que le programme du MoDem soit un minimum cohérent avec les programmes précédents et il le sera : l'homme au centre de la politique, une politique autrement, hors d'un clivage obsolète "droite-gauche", une politique soutenable en matière écologique, économique et sociale, toutes ces notions étaient déjà présentes dans l'engagement collectif du Mouvement Démocrate, il manquait juste de la concision, une synthèse claire et convaincante.

Bien sûr il faut vite repérer des talents parmi les jeunes pour accompagner efficacement les aînés sur les listes régionales, pour cela il faut recruter, sélectionner et former une nouvelle génération. Recruter en faisant savoir que le MoDem est grand ouvert aux jeunes potentiels, sélectionner en initiant un processus démocratique et intelligent, former en s'appuyant sur l'expérience et les compétences des aînés. Aux jeunes de prendre en main leur avenir et celui de leurs propres enfants.

Cette stratégie en 2 idées pour une communication nationale simple, concise et percutante créeraient une nouvelle dynamique gagnante pour le MoDem, mais probablement pas suffisamment pour gagner seuls dès les régionales. Nous pourrions revenir à 15/20% dans les suffrages mais pour faire entrer un maximum de jeunes aux conseils régionaux et enclencher réellement une politique du XXIème siècle, nous aurons certainement besoin d'autres forces politiques. La négociation avec l'UMP et le PS risque d'être bien difficile car sur un plan programmatique le premier s'acharne dans un modèle libéral-mondialiste ultra-toxique, modèle hérité du XXème siècle, et le second semble également avoir beaucoup de mal à se réinventer. Quant aux candidats pour constituer des listes communes, ces deux partis ont beaucoup de sièges à défendre, quasiment tous les sièges, des sièges occupés par des élus d'une vieille classe politique qu'on voit mal faire "don" de leur carrière à de jeunes inconnus ou presque. Reste, parmi les principaux challengers du MoDem, les forces écologistes : hormis les plus extrémistes, la synthèse devrait être beaucoup plus simple à réaliser sur un principe programmatique de proximité et sur un concept de renouvellement de la classe politique. Mais qu'est-ce qui empêche les forces écologistes de devancer le MoDem en reprenant plus tôt que nous, comme ils ont su le faire aux européennes, ces 2 idées ? Rien, c'est pour ça qu'il faut se décider très rapidement et se mettre en marche le plus vite possible.

jeudi, juin 11 2009

Une stratégie pour les régionales

logoMoDem0320.pngIl est difficile d'interpréter les résultats des européennes, avec 60% d'abstention, mais on peut faire plusieurs constats :

  • Le modem n'est pas forcement la troisième force du pays, les scores des différentes listes ne dépendent pas uniquement d'opinions sur le long terme, mais l'électorat est très volatil. Europe Ecologie à récolté des voix de droite, de gauche, et du centre. Je pense que la leçon principale que nous devons tirer de ce résultat c'est que les voix n'appartiennent pas aux partis politiques, et qu'il est plus que jamais impossible de faire des prévisions.
  • Les gens sont prêts à sortir du clivage droite gauche, du moins pour une partie d'entre eux. Peut être est ce suite à l'atomisation du paysage politique qu'à été l'élection de 2007, avec l'ouverture de Sarkozy et la création du modem. Toujours est il que les gens sortent du bipartisme, sinon de la bipolarisation, surtout au dépends du PS.
  • Des liste hétéroclites peuvent marcher, à partir du moment ou un message fort est lancé, et où un axe de campagne clair est défini. La politique n'est plus aux mains des partis.

Qu'attendons nous donc ? Depuis longtemps on dit qu'on va faire de la politique autrement, et que la seule manière pour le modem de gouverner, ce sera de faire une majorité allant de la gauche modérée à la droite sociale. Pourquoi ne pas essayer ? Les régionales sont le moment idéal pour tenter un nouvelle approche. Ce sont des élections locales, qui auront une incidence sur la vie des français. Les socialistes ont démontré que les régions pouvaient être un outil efficace pour intervenir sur certains dossiers. Et il serait donc très interressant de faire partie de la majorité.

Je souhaite donc que le modem fasse des alliances pour les régionales, dans un premier temps, une alliance allant de la gauche républicaine à la droite sociale serait une bonne chose. Je pense que le modem doit appeler ses militants à la constitution de telles listes. Ensuite, resterait en fonction du contexte régional (mais aussi national), à décider de la conduite à tenir entre les deux tours, cette conduite devant être définie à l'avance, et ne pas dépendre des scores du premier tour. Paris devrait tout de suite commencer à négocier avec les autres partis pour créer ce front républicain, je pense par exemple au PRG, à debout la république, ou d'autres partis centristes. Les thèmes de campagne devraient être l'égalité républicaine et le développement durable, les régions étant particulièrement bien placées pour traiter de ces sujets.

Des politiques d'alliances plus larges pourraient être définies entre les deux tours.

Ensuite, je pense que le siège devrait nommer rapidement des directeurs de campagne régionaux, ainsi qu'un directeur national, chargés de coordonner la campagne. Les candidats doivent bien sûr être élus par les adhérents.

Le but d'une telle alliance serait de créer une dynamique autour de ces sujets, comme les écologistes ont réussi à le faire, dans le but au moins de faire comprendre au partis classiques que ces sujets sont importants, et de participer à la direction des régions, si nous ne pouvons obtenir la majorité tout seuls.

lundi, juin 8 2009

Les régionales, ça commence aujourd'hui

logoMoDem0320.pngHier, c'était les européennes, le MoDem s'est replié sur lui même, et ça a donné ce que ça a donné. Vous vous rappelez 2007 ? Les présidentielles, la fondation du MoDem ? Quel était le mot d'ordre ? La politique Autrement. Qu'est devenu le modem ? Un parti comme les autres.

Alors que devons nous faire ? Présenter nos propres listes aux régionales ? Non, je plaide pour un front républicain et démocrate. Nous devons rassembler, rassembler, c'est la seule solution. Le PRG s'éloigne du PS ? Tant mieux. Debout la république veut s'affirmer ? Tant mieux. Les gens prennent conscience de l'urgence écologique ? Le PS s'affaiblit ? L'UMP se durcit dans son Sarkozysme primaire ? Tant mieux, un boulevard s'offre à nous, nous devons l'emprunter. Dès aujourd'hui, nous devons oeuvrer au rassemblement de toutes les forces progressistes et modérées, tous les petits partis, et lancer un front républicain. Renouons avec nos rêves de démocrates, une démocratie juste et responsable. Ouvrons nous, ne nous reposons pas sur nos logos orange, et proposons des listes multicolores.

Un détail important, les listes doivent venir spontanément, des têtes de listes modem devraient être élues très tôt en région, afin de s'affirmer, et conduire ensuite les propositions de rassemblement au nom des adhérents, sans forcement être tête de listes des listes d'Union qui en résulterons.

Nous ne devons pas nous affilier à un parti, nous ne devons pas phagocyter d'autres partis, nous devons faire de la politique Autrement.