Blog de Vincent15 pour une société durable et républicaine

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samedi, février 20 2010

Rétablir la conscription, partie 3 : pertinence d'une préparation militaire

Mycenaean_Bronze_Dagger.jpgJe vous ai parlé dans les deux précédents billets (Rétablir la conscription, Rétablir la conscription - détails) du rétablissement de la conscription, sous la forme d'un service civil mais aussi avec une part militaire. Je vais vous expliquer aujourd'hui pourquoi je pense qu'il est important de donner à nos concitoyens des notions de défense nationale.

Je ne vous dis pas qu'il faut revenir au vieux modèle d'une armée composée en grande majorité de conscrits. L'armée française marche aujourd'hui très bien, si on excepte les dépenses faramineuses pour le développement d'armes qui n'ont pas forcément fait la preuve de leur supériorité.

Une nation moderne, si elle veut survivre dans le temps, se doit de donner à ses citoyens une certaine cohésion et une culture militaire. La plupart des occidentaux pensent que l'hyper-technicité des armes de leurs pays et l'existence de forces de dissuasion nucléaire leur assure la sécurité, mais ces composantes ne sont pas suffisantes.

A toutes les époques de l'histoire, des peuples se sont crus supérieurs grâce à leurs armes, mais l'avantage ne fut pas toujours si décisif. L'apparition d'armes en fer au tout début de l'histoire fut un bouleversement du même type que l'apparition de la bombe atomique, mais l'empire hittite a tout de même disparu. L'Europe du moyen âge croyait en la supériorité de sa cavalerie lourde, et celle-ci échoua à de nombreuses reprises face aux piquiers écossais ou suisses et aux archers anglais. L'apparition de l'arbalète, puis de l'artillerie n'a pas apporté de supériorité définitive aux premiers pays qui les ont utilisés.

La dissuasion nucléaire reste soumise aux aléas technologiques et la bombe atomique à besoin d'être projetée sur les territoires ennemis pour être redoutable. Il est tout à fait probable que dans les prochaines décennies, des dispositifs antiaériens et anti-missiles performants rendent complètement caduque cette forme de dissuasion.

Les conflits modernes nous apprennent que l'indépendance d'une nation n'est pas garantie uniquement par ses armées. La résistance française, les conflits entre Israël et ses voisins et l'enlisement des forces armées occidentales et soviétiques au Vietnam, en Afghanistan et en Irak et sur de nombreux autres théâtres de conflit le montrent. Une bataille peut être perdue par une armée conventionnelle, mais gagnée, ou du moins poursuivie par l'hostilité de la population civile et la mise en place de groupes armés indépendants.

Sur un plan purement stratégique, la poursuite d'une conscription est donc un moyen d'assurer une seconde forme de dissuasion, complémentaire de la dissuasion nucléaire. Elle constitue l'assurance de disposer de forces importantes de réserves et aussi une menace d'enlisement durable de toute armée d'invasion, même en supériorité technologique.

Image : Dague en Bronze mycénienne
Soure : Wikimedia commons
Auteur : Claire H.
Licence : Creative Commons

jeudi, février 18 2010

Rétablir la conscription - détails

Je vous ai parlé il y a quelques jours d'un rétablissement de la conscription, alliant service civil et militaire dans des proportions variables. Parlons un peu de l'application pratique d'une telle mesure.

Période de réalisation

Premier sujet délicat : quand les jeunes pourront-ils effectuer ce service ? À première vue, je pense que le moment idéal serait à 18 ans, soit l'année du passage du bac pour la plupart des gens, avec éventuellement une certaine élasticité. Réaliser ce service juste avant les études supérieures (pour ceux susceptibles d'en réaliser) pourrait, du point de vue du développement personnel, n'apporter que des bénéfices. Sortir les jeunes de leur carcan familial et/ou social, leur donner un peu de temps pour réfléchir à leur avenir et leur implication dans la société, leur offrir d'autres voies d'accomplissement que la réussite scolaire. Tout cela ne peut que les aider à faire leurs choix de vie d'une manière plus éclairée. Le gros problème est de savoir si ça ne poserait pas de problèmes pour la conduite future des études. Une année sortie du système scolaire pourrait poser des problèmes à certains pour se remettre dans le bain.

D'un autre côté, un service de six mois extensible à un an comme je le proposais permettrait à certains de dégager un semestre, qui pourrait être consacré au passage de certains modules, et faciliter l'année d'études suivante.

Il reste encore la solution d'insérer ce service entre la fin des études supérieures et le travail, mais cela serait problématique par rapport aux formations professionnalisantes, qui misent sur l'alternance et les stages de fin d'étude pour placer leurs diplômés dans le monde du travail.

Une dernière solution pourrait être la fragmentation en plusieurs parties, pouvant être réalisées tout au long du lycée lors des vacances scolaires. Le problème et que ça pourrait être plus perçu comme des colonies de vacances que comme une expérience d'insertion dans la vie de citoyen. Pour trancher, le mieux est peut-être de laisser le choix entre les différentes formules dans un premier temps, puis de généraliser celles qui semblent le plus adaptées

Budget

Seconde modalité pratique importante : le coût de l'opération. Le coût d'un service civil de six mois avait été estimé à trois milliard et demi d'euros. Ma proposition étant un service à durée variable, allant de six à douze mois, en tranchant grossièrement sur un service de neuf mois en moyenne on obtiendrais environ cinq milliards d'euros.

Environ deux milliards seront destinés aux rémunérations des conscrits, et donc réinjectés dans l'économie. On pourrait les considérer comme faisant partie des aides aux jeunes. Pour la part restante, une partie pourrait être économisée en faisant participer ou en baissant les subventions des associations accueillant des conscrits pendant la partie civile du service (l'incertitude étant d'en déterminer la part exacte). Une partie du coût devant bien sûr être intégrée dans le financement de la défense nationale. Une telle mesure serait donc effectivement assez coûteuse, mais ce budget est à comparer à d'autres mesures idéologiques comme le paquet fiscal.

Voir le billet suivant : Rétablir la conscription : pertinence d'une préparation militaire

Image :
Source : Wikimedia commons
Auteur : Lillu
Licence : domaine public

lundi, février 15 2010

Rétablir la conscription

Lar9_philippo_001z.jpgLe 30 novembre 2001, les derniers conscrits étaient libérés en France. La décision de Jacques Chirac de mettre fin au service militaire était appliquée et l'armée de métier entrait dans une nouvelle ère. Quasiment dix ans plus tard le bilan de cette transformation est positif pour l'armée, mais pas pour la société française.

Au moment où la débat sur l'identité nationale se termine sans avoir rien apporté, la question de la conscription devrait se poser à nouveau. La perte de repères de la jeunesse actuelle est je pense fortement liée à l'absence quasi-totale de formation civique (celle assurée par l'éducation nationale étant largement insuffisante). Si beaucoup de critiques étaient adressées au service militaire obligatoire il faut admettre que celui-ci avait l'avantage de faire passer dans le même creuset républicain toute la jeunesse (masculine) française. La nouvelle conscription devrait prendre la forme d'un service civil et militaire, imposé à tous les jeunes français avec le moins d'exception possible.

Chaque année, ce seraient environ 600 000 personnes es deux sexes qui seraient concernées. L'objectif de ce service serait de former des citoyens éclairés et ainsi d'assurer la cohésion du peuple français. Je pense que ce service devrait comporter une part civile et un part militaire.

Les deux premières parties devraient être :
- D'une part un service militaire qui durerait environ deux mois, et regrouperait ce qui se fait pendant la Journée d'Appel et lors de la Formation Militaire Initiale du Réserviste. Ainsi les jeunes citoyens seraient vraiment aptes à comprendre, sinon assurer, la défense de la nation.
- D'autre part une période consacrée à la compréhension des principes fondateurs de la république et à l'apprentissage poussé de la citoyenneté. Cette période pourrait être l'occasion de rappeler quelques principes de fonctionnement de la société dans un cadre non scolaire, comme par exemple le fonctionnement des institutions, le rôle de l'impôt et des prélèvements sociaux, le fonctionnement d'une association et celui d'une entreprise, avec les différents types d'entreprises. Cela pourrait être l'occasion de faire intervenir des personnes de la société civile comme des responsables d'association et chefs d'entreprises, et de faire comprendre aux jeunes que tout est (ou du moins devrait être) possible.

Ces deux premières parties devraient se réaliser dans des centres créés pour l'occasion. Les jeunes devraient y être placés de manière aléatoire afin de favoriser un brassage géographique et social.

Enfin, une dernière période de deux mois pourrait être consacré à une intégration plus « professionnelle », où les jeunes seraient placés en immersion dans un corps d'armée, dans les hôpitaux, les casernes de pompiers, commissariat ou associations selon leurs préférences. Cette période pourrait être prolongée à huit mois (ce qui donne un total de six à douze mois selon les préférences e chacun), pour que les personnes qui le souhaitent puissent acquérir de l'expérience ou tester plusieurs formes d'engagement.

Comme le proposait Thierry P. dans les commentaires, une partie de cette période pourrait être proposée à l'étranger, notamment en Europe, et les structures pourraient accueillir des étrangers en échange.

Voir le billet suivant : Rétablir la conscription : détails

vendredi, octobre 30 2009

Identité nationale

Lar9_philippo_001z.jpgLa majorité lance un grand débat sur l'identité nationale. Que signifie être français aujourd'hui ? J'ai quelque chose à dire à la majorité : l'identité nationale ne se définit pas, elle est et c'est tout. L'identité nationale ne nous appartient pas, elle appartient pour moitié aux générations de français qui nous ont précédé et pour moitié aux générations qui vont nous suivre. La France c'est avant tout un passé et un avenir. Être français c'est admettre faire partie des héritiers des premiers, et préparer la vie des seconds.

Qu'est-ce que la France ? La France est un pays né de l'effondrement de l'Empire Romain et du mélange de cultures qui en a résulté. Un socle gallo-romain, une aristocratie germanique, un territoire cloisonné par les Pyrénées, les Alpes et le Rhin et mille années d'Histoire avec des brassages de population divers et variés, voilà ce qui a donné la France. Être français, est-ce descendre d'ancêtres français ? Je pense que personne ne peut assurer en France qu'il descend en majorité des Franc. Même l'auto-proclamé duc d'Orléans ne peut se prétendre français de pure souche.

Le président parle de la terre, qui serait un élément déterminant dans l'identité nationale. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que les personnes qui ne sont pas attachés à la terre ne sont pas français ? Ou encore qu'être français c'est vivre en France ? Dans le premier cas, je n'ai aucune racine précise, étant descendant d'immigrés et de travailleurs plutôt nomades. Dans le second cas, les expatriés ne sont plus français et les immigrés le sont ? Je pense que c'était plus des paroles en l'air pour faire plaisir aux agriculteurs qu'autre chose.

Alors qu'est ce qu'être français ? Pour moi être français c'est avant tout respecter les valeurs de laRépublique française, celles qui sont inscrites dans la constitution. La liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité en font partie, ainsi que l'attachement aux droits de l'homme. Le droit du sol ou le droit du sang ne sont pas suffisant à mon avis, avis partagé par l'hérétique qui propose une citoyenneté à points. C'est une bonne idée, pas parfaite, peut être pas applicable à tout le monde, mais je n'en vois pas de meilleure et ça peut constituer une bonne piste de réflexion pour l'acquisition de la nationalité.

Le débat sur la citoyenneté peut difficilement être séparé de celui sur l'immigration et à propos d'immigration, il y a pas mal d'erreurs commises par notre pays. Premièrement, il faut bien distinguer immigration de peuplement et immigration de travail, ce qui n'est pas toujours le cas. Je pense qu'on ne doit pas forcer un étranger à devenir français s'il veut travailler en France, car sinon les gens ne demanderons la nationalité que pour cela. Un étranger doit pouvoir devenir français s'il le souhaite vraiment et qu'il ait besoin de passer un "examen" pour cela, je trouve ça normal. Après, en ce qui concerne l'intégration, elle se fera toute seule si on règle les problèmes de manque mixité sociale et d'égalité républicaine. L'intégration des enfants d'immigrés se fait avant tout à l'école, celle des immigrés au travail (avec éventuellement des passages à l'école pour eux aussi), mais pas dans les ministères.

Je proposerais aussi de cesser d'autoriser la double nationalité. Franchement, je suis sûr que je vais choquer, mais je trouve que ça ne rime à rien. Peut on être français et d'une autre nationalité en même temps ? Je pense qu'il faut apprendre à choisir. Je suis d'accord pour accorder la nationalité française à des étrangers, pour donner la double nationalité aux mineurs, mais il faut que l'acquisition définitive de la nationalité française entraîne la perte de l'autre. Je comprends très bien qu'on soit attaché à ses racines, je suis fier des miennes personnellement, mais je ne vois pas pourquoi on devrait officialiser ça. Bien sûr il faudrait accorder des avantages pour obtenir une carte de séjour quand on a de la famille française, accorder des facilités de retour à la nationalité française pour ceux qui l'ont perdu et assurer des droits à peu près équivalents aux étrangers en France, à quelques exceptions près comme le vote pour les législatives, les présidentielles et les régionales.

jeudi, octobre 29 2009

Europe : et si on arrêtait de mettre la charrue avant les boeufs ?

European_flag_outside_the_Commission.jpgAujourd'hui, comme le traité de Lisbonne a été accepté (bel exemple de démocratie soit dit en passant), les Européens se demandent quel type de président nous devons avoir pour l'Europe.

Moi je me demande une chose : avant de désigner un président, si on définissait enfin ce qu'est l'Union Européenne. À quoi doit elle servir ? Une fédération ou une confédération ? Un pays composé de plusieurs états membres, ou une alliance resserrée d'états indépendants. Dans le premier cas comment comptent ils faire avec douze nouveaux états membres qui ont seulement une vingtaine d'années d'indépendance réelle et qui ne veulent pas abandonner leur souveraineté tout de suite. Dans le second cas, comment vont ils faire pour que l'Europe ait une voix qui compte malgré les dissonances internes ? Quelle sera la voix de l'Europe ? Celle de la majorité des états membres ? Imaginez pour la guerre en Irak, aurait-il fallu que la France envoie ses troupes parce que la majorité de l'Europe le voulait ? Celle de son président ? C'est encore pire !

Pour que l'Europe ait une voix qui compte au niveau international, il faut aussi que celle-ci ait d'autres atout que son économie pour parlementer. La diplomatie c'est bien, l'argent aussi, mais si l'Europe veut vraiment compter au niveau international, il faudrait qu'elle puisse brandir d'autres menaces que le retrait de ses subventions. Une diplomatie Européenne a besoin d'une armée Européenne capable de constituer une force d'interposition et de persuasion. Et un président européen à besoin d'une diplomatie européenne pour épauler son action internationale.

Je vois tout de suite poindre les critiques de la part des souverainistes, mais avoir une armée Européenne efficace ne signifie pas forcément abandonner la souveraineté de la France. Dans un contexte confédéral, il suffirait d'imposer aux états membres (ou seulement à ceux souhaitant participer aux forces armées le cas échéant) de mettre en commun leur recherche, une partie de leur administration et imposer un effectif minimal aux armées nationales en fonction de leur population et/ou de leur PIB. L'armement européen a en effet beaucoup de retard sur les USA, un seul porte avion est opérationnel en Europe, le résultat des programmes concurrents Eurofighter / Rafale est une perte d'argent inutile, argent qui a beaucoup manqué au développement des drones européens. La force de frappe nucléaire Européenne est ridicule, alors que deux états membres siègent de manière permanente au conseil de sécurité de l'ONU. L'armée française est une des plus touchées par cette baisse d'efficacité. Seul un tiers des char Leclerc serait opérationnel, la France ne peut envoyer que deux hélicoptères en Afghanistan (bientôt dix certes), le coût du développement des frégates françaises n'est pas maîtrisé, et tout le monde se souvient des tribulations du porte avion Charles de Gaule. La mise en commun des développements d'armement pourrait réduire largement les coûts des armements nationaux et à budget égal, l'Europe pourrait avoir un armement bien plus important. Le budget militaire européen représente 40% de celui des USA, mais l'armement européen est loin d'être à la hauteur.

Un état major européen rassemblant les représentants des états majors des états membres, pourrait se charger d'harmoniser la présence militaire européenne à l'échelle internationale, en tenant compte des désirs des différents états membres. En ce qui concerne la diplomatie, elle a bien besoin d'être harmonisée elle aussi.

Une ambassade européenne par pays, en lieu et place de toutes les ambassades existant actuellement serait une bonne solution pour rationaliser la représentation internationale de l'union. Ces ambassades pourraient abriter un ambassadeur européen, une administration chargée de régler les problèmes des ressortissants des états membres et éventuellement un ambassadeur de chaque pays qui le souhaite. On n'obtiendrait ainsi aucune perte de présence au niveau mondial, on aurait un coût diminué et donc la possibilité pour chaque pays d'avoir une représentation internationale bien plus étendue.

Alors, je ne pense vraiment pas que le nom du futur président de l'union soit réellement important, tant que rien n'est fait pour que sa voix soit importante au niveau mondial. À l'intérieur de l'union, un tel président aura il vraiment une importance face au couple franco-allemand et aux tractations entre ministres ou commissaires ? J'en doute.

jeudi, juillet 9 2009

Téléchargement, Licence Globale, Publicité

Vache.JPGJe vous relaie ce billet du blog Humeurs de vaches sur un projet de l'UFC que choisir de licence globale de 5 euros par mois permettant de rémunérer les auteurs et de télécharger sur internet.

Ce billet est très juste car il pointe le fait que des personnes n'ayant aucune envie de télécharger se retrouveraient à payer.

Pour ma part, je ne pense pas que ce soit nécessaire. Premièrement, il faut punir les pirates, Hadopi est une énorme usine à gaz, mais une simple amende pour piratage lorsque l'on trouve quelqu'un suffirait. Sur les manières de trouver, c'est difficile, mais je suis sûr que si la police mettait un service passant son temps sur les plates-formes de piratage ça ne serait pas trop compliqué, ils le font bien avec les pédophiles (bien que je n'insinue en rien que ces deux comportements soient comparables, sinon qu'ils se déroulent devant un ordinateur). La somme récoltée par les amendes pourra servir à payer les brigades anti-piratage et à rémunérer les auteurs.

Pour avoir accès gratuitement à la culture, il existe des plates-formes qui se rémunèrent avec la publicité et proposent un grand nombre d'oeuvres musicales gratuites (à l'écoute, pas au téléchargement). L'accès à la culture est donc garanti. C'est l'accès à internet pour les personnes les plus pauvres qui ne l'est pas, mais ce problème sera probablement résolu tôt ou tard. Seul le droit à la possession gratuite de supports culturels n'est pas garanti. Pensez vous que ce droit existe ? Moi pas. En plus ces plates-formes permettent de faire connaître de nouveaux artistes, chose que ne fait pas le téléchargement illégal. En effet les sites/logiciels vous proposent des artistes méconnus en fonction de ce que vous écoutez, alors qu'en téléchargeant, vous ne verrez que les artistes que vous avez téléchargé.

Pour le cinéma cela n'existe pas, et il faut attendre que le film passe à la télévision si on ne veut pas louer le DVD. Hé bien tant pis. Si le gouvernement, ou toute autre organisation, à envie que les gens puissent voir les films qu'ils veulent gratuitement, il n'a qu'à lancer un site légal permettant de regarder des films en ligne, payés par la publicité (après tout ce serait juste une sorte de Youtube, avec des pubs en début de film comme au ciné, que l'on ne pourrait faire passer, et qui reverserait ses bénéfices à la SACEM.

Bref, des solutions simples, des compromis qui satisferont presque tout le monde, sauf l'industrie du disque dur, car les disque durs en teraoctets ne se vendront plus. Et pouvant être mises en place facilement par l'état.

A lire également : un article de l'hérétique et les commentaires qui vont avec. Mon article : Economie numérique comment régler le problème.

Mon billet étant inspiré d'Humeurs de Vaches, je n'ai pu résister à l'envie de vous mettre une photo de vache salers, celles de chez moi.
Auteur Fabien1309
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Vache_salers.jpg
Licence : créative commons

mardi, juillet 7 2009

Le FN à perdu ?

Hénin Beaumont. Une ville devenue célèbre, je n'en avais jamais entendu parler avant cette élection. Aujourd'hui, elle est considérée comme un fief du FN, mais à mon avis c'est la première d'une liste qui va s'allonger.

Le FN a prospéré sur une terre rongée par la corruption et le chômage, attirant ceux qui sont désormais la base de son électorat : les ouvriers. Tout cela est parfaitement normal. Le front national à perdu, de très près. Parait-il, le nouveau maire aurait utilisé comme argument de campagne le fait que si le FN passait, il y aurait des baisses de subventions pour la ville.

Donc le front national conteste les résultats. Vous savez quoi, c'est exactement comme ça que le FN gagne des voix. Il vont porter plainte, vont probablement perdre, ils crierons au complot, et n'aurons pas tout à fait tort, aux prochaines élections, il feront plus.

Mon avis sur le front national n'est pas du tout le même que celui de la plupart des gens. Il y a deux possibilités : soit le FN est un parti illégal, dans ce cas, il ne faut pas l'autoriser à se présenter, soit il est légal. Ca m'a déjà posé problème en 2002, lorsque j'étais un des seuls de mon Lycée à ne pas aller manifester contre Le Pen entre les deux tours, mais je persiste, le Front National est légal, et il faut le traiter comme tous les autres partis.

Je ne suis pas content que le Mouvement Démocrate et le NPA soient côte à côte dans cette élection, nous aurions mieux fait de ne pas y participer. Après tout le NPA, avec sa doctrine anti-patron (qui pour moi n'est pas loin du racisme, une discrimination sur des critères sociaux et pas raciaux) et la violence de son discours révolutionnaire n'est pas beaucoup mieux que le FN.

Le FN s'attache à donner une image policée, et ça séduit les électeurs. Vous pensez qu'il ne faut pas écouter les électeurs qui votent FN ? Sommes nous donc en démocratie ? N'est ce pas le peuple qui décide ? Si vous pensez qu'il ne faut pas élire les gens sous prétexte qu'ils ne pensent pas comme il faut, je pense qu'il faut que vous fassiez une bonne introspection pour savoir si vous êtes vraiment démocrate. Tant que le FN est légal, il faut le combattre par les idées, et c'est tout. Il nous faut convaincre les Français que nous sommes les défenseurs du peuple, pas le FN.

C'est comme ça que nous les gagnerons, pas par les magouilles politiciennes.

D'ailleurs, j'ai toujours pensé qu'il existait deux, voire trois Droites en France, le FN, le MPF, et une partie des Sarkozystes représentent une d'entre elle (avec chacun leurs particularités). Si un jour un des deux premiers partis prend du poids, je ne verrais pas ça d'un mauvais oeil, ce seront au moins des partis cohérents, avec des idées claires, et représentatifs.

Après, il ne tient qu'à nous de faire gagner nos idées, mais je prédit que cette droite là n'a pas dit son dernier mot.

mercredi, juillet 1 2009

Le président fait ouvrir les magasins le dimanche

Il n'est pas nouveau que le président souhaite ouvrir plus de magasins le dimanche. Seulement, d'après cet article de l'express, Nicolas Sarkozy aurait dit : "Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir?".

Je dirais plutôt : Est-ce normal que, quand Mme Obama veut aller avec ses filles visiter les magasins parisiens, le président se permet de passer un coup de fil pour les pousser à enfreindre la loi ? Non.

Ce n'est pas parce qu'il est sur de faire passer cette loi, qu'il peut se permettre de l'appliquer tout de suite. Après les lois rétroactives, le président invente les lois préactives.

Je ne sait pas si il a vraiment appelé ces magasins, ou si c'est juste un peu de com, mais on voit là un beau mépris de l'état de droit.

jeudi, juin 18 2009

Payer des abonnements aux jeunes

Voici la nouvelle lubie de notre chère ministre de la culture, vue sur le Monde.

Un abonnement d'un an pour les 18-24 ans, le journal étant payé par les journaux, et le transport par l'état.

Que dire d'une telle mesure. Encore un peu d'argent perdu, pour rien. Pour rien parce que ça n'incitera personne à prendre ces journaux, seuls les jeunes qui lisent déjà le journal apprécieront, si ils n'ont pas les moyens d'acheter le journal la seconde année, il ne l'achèterons pas, et ça n'aura pas aidé le secteur, et surtout, ce n'est pas ça qui améliorera la qualité des journaux.

Si l'état veut tant cultiver les jeunes, qu'il commence par l'école.

lundi, juin 15 2009

Relever l'âge de la retraite ? Oui, mais ...

Vu sur Le Monde.fr : Brice Hortefeux estime que relever l'âge de la retraite constituerait une "piste".

Je cite l'article du Monde : Comme on sait que si on ne fait rien on va dans le mur, il n'y pas aujourd'hui à ma connaissance 36 solutions, il y en a trois : diminuer les pensions – est ce que vous sentez aujourd'hui dans le pays les gens prêts à cela ? –, augmenter la durée de cotisation, reporter l'âge de départ à la retraite comme l'ont fait les Allemands sur une trentaine d'années jusqu'à 67 ans

Brice Hortefeux oublie déjà une solution : augmenter les prélèvements. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée, mais elle existe tout de même. Cependant, c'est bien beau de vouloir demander aux français de travailler toujours plus, plus d'heures hebdomadaires, pendant plus d'années, mais encore faut il qu'il y ait du travail.

Et oui, quand on est chômeur, qu'on le soit de 50 à 65 ans, ou de 50 à 67, ça revient quasiment au même, on reste plus au RMI et moins au minimum vieillesse.

Pour moi d'autres approches existent :

Relancer la machine économique, en favorisant la création d'emplois, et en menant une nouvelle politique industrielle basée sur une nouvelle économie verte. En effet, si on réduit un peu le chômage, ça fera de l'argent en plus pour les retraites (en tout cas, moins d'argent en moins).

Installer un système de retraite par points, où un certain nombre de cotisation permet de valider un point, où des point supplémentaires pourraient être accordés selon des critères spécifiques (dureté du travail, congés parentaux, etc), et où l'allocation serait simplement une base forfaitaire (correspondant à un minimum retraite), assorti d'une somme par point. Ensuite cette somme serait calculée en fonction de la quantité de vie moyenne restante, et en fonction de l'argent disponible dans les caisses de l'état.

Une fois cela mis en place, c'est l'insertion des seniors sur le marché du travail qui devra être pris en compte. Je pense qu'il faut revoir la politique là dessus, car relever l'âge de départ à la retraite pour augmenter le nombre de préretraités serait une idiotie. Je pense que d'une part il faut lancer une campagne d'incitation à l'emplois des seniors, quelle soit médiatique ou composée d'aides aux entreprises, et ensuite, peut être envisager de modifier la gestion de l'emplois public, et d'accepter plus facilement des seniors. En effet, une partie importante de l'enseignement, notamment professionnel, mais pas seulement, pourrait être assuré par des personnes proches de la retraite, qui sont les plus aptes à transmettre du savoir aux jeunes.

Une autre possibilité est de favoriser l'emplois à temps partiel des quinquagénaires en échange d'une part de leur retraite et, cette dois, d'un décalage du départ à la retraite définitif. Cela permettrait de faire une sortie progressive du monde de travail, et une entrée progressive dans celui de la retraite.

Ce ne sont que des exemples, mais je pense qu'il faudrait assouplir le départ à la retraite, pour permettre aux gens de se fier à leur propre jugement, et éventuellement de se remettre au travail, mais sans qu'il soient obligés de le faire d'une part, et en assurant leur emplois d'autre part.

Après tout, tout le monde parle du manque d'emplois des jeunes, mais je pense que celui des seniors pose plus de problèmes, et les seules solutions envisagées par Brice Hortefeux montrent bien que ici comme ailleurs, le gouvernement manque d'imagination et ne fait que nous ressortir les mêmes méthodes qui ne marchent pas.

lundi, avril 20 2009

Les français manquent ils d'imagination ?

De plus en plus, en regardant les informations ou des reportages à la télé, et en lisant les journaux, je constate que les français, manquent d'imagination. C'est du moins l'image qu'en donnent les médias.

Cela se voit dans le développement rural. Ainsi, les critiques contre les suppressions d'écoles, des écoles à classe uniques comportant quelques élèves continuent d'affluer, alors que ces fermetures sont nécessaires. Mais si une commune veut garder son école, elle peut mettre en place une école privée, ou bien voire avec l'éducation nationale si une école peut être installée sur plusieurs communes, avec un directeur unique, comme ça les élèves pourraient faire certaines classes dans leur village, et d'autres dans un ou deux villages voisins. Non au lieu de cela, on nous laisse le choix entre rester au statut quo ou bien aller dans une école classique plus lointaine.

Autre exemple : les fermetures de maternité. On nous laisse le choix entre des maternités coûteuses à tous les coins de rue, et des grosses maternités dans les gros hôpitaux et rien ailleurs. Ne pourrait on pas envisager des petites structures pouvant accueillir un ou deux spécialistes venus ponctuellement d'un autre hôpital, et une ou deux sages femmes à temps plein, qui permettraient de réaliser le suivi et de faire face aux cas d'urgence ?

Idem pour les fermetures de relais de la poste. Pourquoi les maires ne créeraient pas un lieu d'accueil en mairie en accord avec la poste pour assurer un relais local ? Il suffirait d'embaucher une personne supplémentaire pour la mairie et le service public serait assuré.

Autre chose encore : les baisses du nombre d'arrêts dans les gares. On nous laisse le choix ici entre des trains qui s'arrêtent à tous les coins de rue, sous prétexte de service public, et des trains qui ne s'arrêtent qu'à des endroits précis, sous prétexte de rentabilité. Ne pourrait il y avoir des systèmes de navette reliant les gares entre elles pour les heures creuses, ou bien des arrêts facultatifs, où le train ne s'arrêterait que si un passager entrant ou sortant est signalé ?

Les exemples pourraient être multipliés dans les stratégies de développement, à tous les niveaux. Ainsi le plan de relance de l'état semble plutôt classique, des investissements lourds dans les secteurs classiques, et c'est tout. Alors que l'état aurait pu en profiter pour dynamiser de nouveaux secteurs d'activité, comme le développement durable, les banques solidaires. Au lieu de faire une prime à la casse, l'état aurait pu donner de l'argent aux communes pour qu'elles achètent massivement des véhicules propres, ou passer des commandes aux grandes industries pour qu'elles développent ce genre de véhicules. Les bâtiments publics auraient pu se couvrir de panneaux solaires.

Je trouve que notre société manque cruellement de bonnes idée visibles. Est ce les médias qui ont des idées préconçues, les français qui sont apathiques ? Est-ce mon caractère de centriste qui me pousse à chercher des compromis ? Probablement un peu de tout cela, j'espère seulement que mes concitoyens vont se réveiller un peu, et chercher activement des solutions pour sortir de la crise.

samedi, février 28 2009

Pour une campagne d'éducation à la santé

La santé coûte de plus en plus cher à la France, et je doute fort de l'efficacité de la franchise médicale pour faire baisser le nombre de consultations. Le gros problème est surtout que cette mesure n'est pas du tout accompagnée de pédagogie. A ce sujet je tient à vous faire partager l'opinion d'un médecin membre du mouvement démocrate, qui a été publiée sur plusieurs forums :


Jeune médecin, j'ai beaucoup réfléchi sur la façon d'améliorer le système de santé, et après observation de celui-ci de l'intérieur pendant de nombreuses années, tant au niveau hospitalier qu'au niveau libéral, il me semble évident que la première mesure à adopter devrait être de promouvoir une éducation à la santé.

En effet, je constate tous les jours la mauvaise utilisation de notre excellent système de soins par les patients parfois, mais rarement par mauvaise volonté, le plus souvent et de loin par ignorance. Une ignorance du rôle de divers acteurs de soins (en particulier urgences, généraliste, spécialistes, centre 15) mais surtout un manque de connaissances de base du corps humain, des pathologies courantes, des situations graves et/ou urgentes.

Je vous donnerais juste quelques exemples parmi de nombreuses situations possibles. Au sujet de la santé des enfants, tout le monde devrait savoir qu'une température de plus de 38 chez un enfant de moins de 3 mois nécessite une hospitalisation de principe, que la même température chez un enfant de plus de 3 mois se traite par du Paracétamol et qu'il est inutile de consulter avant 24 h sauf si l'enfant est totalement prostré. Tout le monde pourrait aussi savoir qu'une toux avec une fièvre ne dépassant pas 38,5°, un nez qui coule est à coup sûr une bronchite, toujours virale, qu'il n'existe aucun médicament permettant de la guérir, que l'on ne met des antbiotiques que sur un terrain fragilisé. Toute douleur thoracique doit entrainer l'appel du centre 15 par le patient.

Vous voyez déjà qu'en quelques lignes les idées peuvent être claires sur des situations courantes pour une prise en charge idéale.

Si ne serait-ce que ces principes avaient été connus des patients que j'ai vu au cours des mois de décembre et janvier dernier, j'aurais eu 60 % de consultation de médecine générale en moins.

Je proposerais donc qu'une dizaine d'heure d'une telle éducation soit mise en place au collège en cours de sciences naturelles avec un manuel bien fait. On pourrait y ajouter les gestes d'urgences que tout le monde devrait connaitre mais aussi les principes nécessaires pour prendre soin d'un enfant (on a des notices très détaillées pour la moindre bouilloire électrique mais on pense encore que s'occuper d'un enfant est inné...)

Ceci permettrait à mon avis une amélioration de la prise en charge de la santé de chacun avec parallèlement des économies de santé...

Il s'agirait pour moi d'une application au domaine de la santé de la prise de conscience et de la responsabilisation de chaque citoyen inhérentes à l'idéal de démocratie.

Qu'en pensez-vous ?


En ce qui me concerne, je trouve que cette mesure serait nécessaire, mais pas suffisante. En effet, alors qu'est enseigné un semblent d'éducation civique, aucune éducation à la santé n'est pratiquée dans le système scolaire, à part quelques plaquettes sur les murs expliquant qu'il faut parler aux personnes en danger, et apparemment une formation d'une heure inclue dans la JAPD. La mise en place de cours d'initiation au collège serait une bonne chose, mais il faudrait aussi instaurer le passage obligatoire (et gratuit) de l'AFPS (ou du moins ce qui en tient lieu maintenant) pour les lycéens, et mettre en place des mesures d'apprentissage de la santé pour le grand public.

Une grande campagne d'éducation est ainsi, à mon avis, souhaitable, d'une part pour améliorer l'utilisation des infrastructures de soins par les utilisateurs, et réduire les coûts, et d'autre part bien sûr pour améliorer la santé de la population. Ainsi je recommande une campagne télé, avec mise à disposition d'un site Internet détaillant toutes les choses à savoir pour la santé au quotidien, la mise en place d'un numéro vert et la mise à disposition gratuite (ou pas cher) d'un petit manuel chez le médecin. Tout ceci pouvant être financé par les économies des mesures actuelles. Bien sûr ça coûterait de l'argent mais c'est un investissement pour l'état qui pourrait bien être rentable.

mardi, janvier 20 2009

Urgences et AVC

Je reproduit ici un billet de l'Hérétique :


Tiens, pour une fois, une chaîne pas idiote à faire suivre, issue d'un courriel. Je la publie ici afin de lui assurer davantage d'audience.

URGENCES

Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts. Les ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans son répertoire, la personne à contacter en cas d'urgence sous le même pseudonyme. Le pseudonyme international connu est « ICE » (= In Case of Emergency). C'est sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours. Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc. Facile à faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup.

Si vous croyez en l'utilité de cette convention, faites passer le message afin que cela rentre dans les mœurs.

Accident Vasculaire Cérébral

Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute. Elle affirme aux autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accrochée les pieds à cause de ses nouveaux souliers. Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette. Même si elle a l'air un peu secouée, Julie profite joyeusement du reste de l'après-midi...

Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa femme a été transportée à l'hôpital..... Julie meurt à 18h. Elle avait eu un Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue. Si les personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel accident, Julie aurait pu être sauvée.

Une technique pour tenter de reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à la personne en crise

Lui demander de SOURIRE. Lui demander de lever LES DEUX BRAS. Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex : le soleil est magnifique aujourd'hui). Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, elle est peut-être victime d'un AVC. Mais pour que mes lecteurs ne finissent pas ce billet ignorants, je me suis tout de même renseigné sur les symptômes d'un AVC afin de comprendre l'astuce ci-dessus. Je me suis donc rendu sur le site de France AVC et voici ce que j'ai trouvé comme symptômes (on comprend mieux les trois astuces données ci-desus) :

Symptômes physiques

  • Troubles de la conscience (somnolence ou coma) pendant l'attaque (60% des AVC ont lieu en période d'éveil). La perte de la conscience accompagne généralement un AVC hémorragique,
  • Perte de la sensibilité de la face, ou d'un ou de plusieurs membres. Chez environ un tiers des patients, une anesthésie (perte de la sensation,

engourdissement) et, dans des cas rares, une perte complète de sensations d'un côté du corps ou d'un membre,

  • Difficultés à avaler. La déglution implique un grand nombre de nerfs et de muscles. Environ un tiers des patients ont des difficultés à déglutir dans les premiers jours,
  • Paralysie ou faiblesse musculaire : 75% des personnes présentent un bras et une jambe affectées du même côté du corps (hémiplégie). Eventuellement, des mouvements plus légers, plus fins, comme l'écriture, peuvent être perturbés si la paralysie du membre n'est pas totale,
  • Incontinence : 90% de récupération dans les premières semaines,
  • Tension dans les muscles et les membres affectés (spacisticité) au cours des semaines qui suivent l'attaque. Les muscles peuvent se contracter brutalement de façon involontaire. Ceci peut sembler spectaculaire, mais est un signe de possibilité de bonne récupération,
  • Mouvements brusques involontaires d'un membre paralysé après utilisation d'un membre non affecté (mouvements réflexes),
  • Altérations de la vision : diminution de la vision d'un oeil, vision double, baisse de l'acuité visuelle,
  • Perte de l'équilibre ou de la coordination, vertiges,
  • Maux de tête inhabituels, accompagnés de nausées et de vomissements.

Les symptÔmes mentaux

  • Confusion : s'améliore au cours des premiers jours,
  • Perte de mémoire visuelle ou verbale,
  • Difficultés d'apprendre et de raisonner,
  • Perte de concentration et de capacité à s'organiser,
  • Problèmes psychologiques. Au début anxiété et frustration, souvent suivies de dépression et rage.

Problèmes de langage

  • Différents problèmes si le centre de contrôle du langage est affecté. Chez la plupart des gens, ce centre est situé dans l'hémisphère gauche,
  • Aphasie motrice : les patients comprennent parfaitement le langage, mais ne peuvent pas, ou mal, s'exprimer eux-mêmes par la parole ou l'écriture,
  • Aphasie de compréhension : les patients peuvent parler et écrire, mais on a des difficultés à comprendre ce qui est dit ou écrit.

Voili-voulou, on apporte comme on peut sa petite pierre à l'édifice...

mardi, novembre 11 2008

Armes nucléaires perdues

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/11/11/une-bombe-nucleaire-americaine-a -ete-perdue-au-groenland_1117171_3222.html#xtor=RSS-3208

C'est assez effrayant. Je doute que cette bombe ait pu tomber entre de mauvaises main, la surveillance dans la zone ayant dû être largement renforcée, mais il se pourrait que d'autres épisodes de ce genre ait eu lieu, surtout dans les armées ex soviétiques. Par exemple, la république (non reconnue par l'ONU) de Transnistrie (région de la Moldavie) disposerait d'armes nucléaires, et elle est impliquée dans le trafic d'armes. L'arme atomique existe, et il serait illusoire de croire qu'elle disparaisse un jour ou l'autre, mais on pourrait attendre des états la possédant un peu plus de sécurité.

mercredi, août 6 2008

utilisation des pistolets électriques par les forces de l'ordre

TaserLe taser, ce pistolet électrique très médiatisé, en service en France depuis peu, donne déjà lieu à une polémique. Cette nouvelle arme, servant à neutraliser les personnes dangereuses, est une avancée dans le domaine de la sécurité, mais elle doit être utilisée avec précaution.

En france ces armes sont classées dans la 4ème catégorie, celle des armes à feu de défense. Elles nécessitent une autorisation préfectorale pour être utilisées. Tous les policiers et gendarmes en service possèdent cette autorisation, mais cela montre bien qu'elles ne sont pas prises à la légère. Conformément à la loi française, elles ne peuvent être utilisées par la police qu'en état de légitime défense, c'est à dire lorsque la personne qui l'utilise ou un tiers est menacé, et que son utilisation est proportionnelle à l'attaque.

C'est ici qu'il peut y avoir problème. Le taser est une arme potentiellement mortelle, bien que la firme qui la vend la considère comme "non létale". C'est rare, mais elle peut entraîner des cas de décès, notamment à cause de son utilisation à outrance dans d'autres pays où elle est utilisé comme moyen d'arrestation chez les personnes qui ne coopèrent pas,. Le cas de l'arrestation dans un aéroport d'un citoyen polonais dans un état de crise, et du décès de cette personne, a été largement médiatisé (voir cet article par exemple). Cette arme devrait donc être utilisée uniquement dans les cas où la vie d'une personne pourrait être en danger, c'est à dire en cas d'utilisation d'une arme par quelqu'un.

Son utilisation en plus des autres moyens fournis aux forces de l'ordre est bel et bien un progrès, car il peut être utilisé à la place de l'arme à feu lorsque celle ci pourrait être nécessaire, est représente dans ce cas un outil bien moins dangereux. Il faut néanmoins être vigilant et penser que cela doit être utilisé uniquement dans de tels cas de figure, et pas pour faciliter le passage des menottes.

Pour ceux qui réclament un moratoire, je ne peut que dire que cela ne sert à rien de faire un moratoire sur tout, et que la loi française est déjà bien assez claire sur tout cela.

image :
source : http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Police_issue_X26_TASER.jpg
auteur : Junglecat
licence : CC

jeudi, juillet 17 2008

le pape dénonce les dégâts provoqués à l'humanité par l'esprit matérialiste

JMJ: le pape dénonce les dégâts provoqués à l'humanité par l'esprit matérialiste

C'est vrai qu'au point où on en est, un miracle semble la seule solution.

Enfin, c'est quand même bien que certains commencent à se réveiller.

lundi, juin 9 2008

Fondation Chirac ?

Jacques Chirac à lancé ce matin sa fondation, destinée au développement durable et au dialogue inter cultures. Si il y a une chose dans laquelle notre ancien président était compétent, c'est bien dans le dialogue avec les autres peuples. Je ne sais pas ce que va faire cette fondation exactement ni si elle sera très efficace, mais un joli panel de personalités en fait partie.

Ses domaines d'intervention sont l’accès aux médicaments, l’accès à l’eau, la lutte contre la déforestation et la désertification, et le soutien aux langues et cultures menacées.

Voilà un lien vers le site de la fondation : http://fr.fondationchirac.eu/

Et vers le site de Jacques Chirac : www.jacqueschirac.fr/

J'avoue ne pas être emballé par le bilan de Jacques Chirac, mais je trouve son action en politique extérieure appréciable, et cette idée de fondation me plaît bien.

dimanche, mai 18 2008

Un parcours professionel type dans une société durable

J'ai regardé riposte aujourd'hui, consacré à l'emploi des seniors Un des intervenants à fait une remarque que je cite grosso modo de mémoire : "étudiant, chômeur, retraité, voilà une vie bien remplie, c'est ça le modèle de société que vous voulez?".

Et je me suis posé la question, quel est le modèle de société que nous voulons? Comment serait la vie professionnelle idéale. Admettons qu'il faille cotiser 41 ans, cela nous donne deux possibilités : travailler de 25 à 66 ans en faisant des études ou partir à la retraite autour de 60 ans en faisans un travail moins qualifié, et en espérant ne pas être au chômage.

Quelle serait la solution pour partir plus tôt à la retraite, tout en cotisant assez pour les financer? Simplement de cotiser plus tôt. Comment peut on faire des études et cotiser plus tôt? La réponse est simple : l'alternance.

Alors je répond à ma question : le modèle de société que je voudrais.

Dans cette société "idéale" (enfin meilleure que la notre), les adolescents pourraient entrer partiellement dans la vie active beaucoup plus tôt, déjà, l'apprentissage au sortir du collège et les bacs pros devraient non seulement être maintenus, mais généralisés. Bien que je pense que des améliorations dans les programmes, notamment en culture générale, pourraient être apportées. De plus, avant le bac, tous les élèves auraient au moins passé trois mois (par exemple) en stage dans une entreprise, une administration, etc. Cela pourrait leur permettre d'avoir une idée du métier qui leur plairait.

Après le bac, les élèves entreraient dans un cursus en alternance, où ils pourraient d'une part auto financer leur études, et d'autre part commencer à cotiser. Cela permettrait à toute a classe des "pas assez riches pas assez pauvres" , ceux qui n'ont pas de bourses mais dont les parents ne peuvent pas payer les études, de pouvoir en faire. Le fossé entre les études professionalisantes et les études générales serait supprimé. En effet, des études professionalisantes sans culture sont inutiles, car la personne aura du mal à convaincre un patron, et des gens très cultivés mais sans savoir pratique ne seront pas embauchés. Toutes les études se situeraient à un point entre ces deux extrémités.

Progressivement, les jeunes entreraient dans la vie active, et ils auraient par exemple cotisé l'équivalent de deux ou trois années sur cinq ans d'études, et s'orienter en connaissance de cause. La retraite pourrait donc être prise à 60 ans. Ensuite, la mise en place d'un retrait progressif de la vie active permettrait également d'équilibrer les retraites, les seniors pourraient commencer par travailler à mi temps, en touchant partiellement leur retraite, puis arrêter de travailler quand ils le souhaitent. Un système de retraite par points permettrait à chacun de tirer le meilleur du système, les uns préférant partir plus tôt, les autres gagner un peu plus, certains considérant la retraite comme le seul moment ou on peut vraiment profiter de la vie, les autres comme le moment ou on ne sert plus à rien.

Un tel système pourrait rendre compatible une qualité de vie assez agréable, tout en augmentant la durée du temps de travail. De plus, on pourrait arriver à ce genre de choses progressivement, sans trop bouleverser la société, en favorisant les mi temps pour les pré retraités et les formations en alternance, bien que le système actuel ne soit pas conforme à ce modèle.

La difficulté serait de trouver des emplois pour les seniors dont personne ne veut (souvent à tort) et les jeunes. Par exemple les jeunes ne trouvant pas de boulot devraient être "utilisés" dans les secteurs en manque de main d'œuvre, et les anciens pourraient être utiles dans les services de recrutement et de formation des entreprises, dans les services à la personne, etc.

Alors le parcours type serait d'entrer au lycée, de commencer à avoir de courtes expériences professionnelles dès la seconde, puis de suivre des études rémunérées, en étant parrainé par une ou des entreprises ou administrations dans laquelle on effectue de nombreux stages, en cas de réorientation, ces années ne seraient pas perdues. Au bout de une à huit années, on pourrait commencer à travailler. Après des expériences professionnelles diverses (ou non), on pourrait commencer à se retirer de la vie professionnelle, en travaillant de moins en moins tout en étant "remplacé" par un jeune, qui lui travaillera de plus en plus.

En tout cas, la solution ne sera pas dans la confrontation entre la qualité de vie et l'efficacité économique, mais dans la conciliation des deux, et un changement dans le mode de fonctionnement de l'économie serait nécessaire.

jeudi, mai 8 2008

Et si nous mangions moins de viande?

Avec la crise alimentaire mondiale, un constat s'impose : si on veut que tout le monde mange il y a deux solutions, soit augmenter la production, soit baisser la consommation, augmenter la production est possible, mais pas vraiment écologique, alors si nous baissions la consommation de céréales?

Et il y a un moyen pour cela : manger moins de viande. En effet, à surface égale, on produit 16 fois moins de viande que de céréales ou soja, les céréales complètes et le soja apportent des protéines aussi.

Je ne vous demande pas de devenir végétariens, j'en serais incapable moi même, mais de manger moins de viande, une fois par jour c'est largement suffisant et même meilleur pour la santé, et alterner viande oeufs produits laitiers et poissons encore mieux. La surconsommation de viande est la principale cause des cancers du colon par exemple. En se forçant un (tout petit) peu on pourrait manger de la viande deux ou trois fois par semaine, et après tout, du même coup, pourquoi ne pas consommer de la qualité, un peu plus chère?

Alors achetez de la viande de salers (un peu de chauvinisme de temps en temps ça fait pas de mal), mangez en moins souvent et variez les plaisirs en essayant les produits de substitution à base de végétaux, c'est après tout un sacrifice raisonnable et bon pour l'humanité. Personnellement, je m'y suis mit.

mercredi, janvier 30 2008

Rechauffement climatique, première partie

Voici comment nous pouvons lutter contre le réchauffement climatique : D'abord un constat : quelles sont les sources d'émission de carbone dans notre pays ? (Je traiterais des autres pays plus tard). La plus importante : les transports. En effet dans notre pays, tout le monde prend la voiture pour se déplacer (enfin presque tout le monde) et toutes les marchandises. Imaginez le parcours de votre paquet de chips avant d’arriver chez vous, la pomme de terre récoltée mécaniquement, amenée à l’usine (avec éventuellement des étapes intermédiaires), puis modifiée, encore transportée vers des entrepôts, puis vers une centrale d’achat, puis enfin vers un supermarché, tout ça en camion ! Bref il y a beaucoup à faire dans ce domaine. Les solutions sont les véhicules propres (voir sujet sur les voitures à air), le transport en train et le simplification des productions (pourquoi pas des petites unités de fabrication de chips au milieu des champs de pomme de terre ?), moins de grande distribution et plus de commerce de proximité.

Donc pas besoin de laisser sa voiture au garage, mais juste d’en changer ! Mais pour cela il faut attendre que nos industriels fassent baisser le coût des véhicules propres, ce qui pourrait être favorisé indirectement par l’état. Au lieu d’injecter de l’argent pour faire baisser le prix des voitures, et ainsi de remplir les poches des industriels avec les impôts, l’état ferait mieux de n’acheter plus que des véhicules propres, les industriels pouvant ainsi, avec ce marché assuré, lancer des productions plus importantes. Second point : le chauffage, ici encore, beaucoup de solutions : les puits provençaux, pour les maisons individuelles, le principe est simple, un tuyau vient de l’extérieur et passe dans le sol à quelques mètres de profondeur, l’air passe ainsi autour de un peu moins de 15°C, ce qui permet de compenser une partie du chauffage l’hiver et la climatisation l’été. L’isolation bien sûr, un norvégien (ou suédois je sais plus) a ainsi réussi à se passer de chauffage, grâce à un système d’isolation. Mais là, pas question d’ouvrir ses fenêtres. Sans en arriver là, ceci permettrait de faire beaucoup baisser les notes de chauffage.

Pour les villes il y a plusieurs systèmes : des constructions tenant compte des cycles saisonniers, sans grandes baies vitrées au sud par exemple. Des techniques de climatisation passives, des toits végétaux (dont je vanterais les mérites plus tard), des revêtements de route plus moderne, permettrait d’améliorer l’écologie et la qualité de vie des grandes villes.

Ensuite, un des avantages en France, c’est que l’électricité est plutôt propre, car elle n’émet pas de CO2. Certes le nucléaire fait débat, mais de toute façon dans 30 à 50 ans il n’y en aura sûrement plus, remplacé par la fusion nucléaire, technique propre qui ne consomme que de l’hydrogène radioactif, présent dans la mer naturellement et qui se renouvelle, et qui n’émet que de l’Hélium, gaz neutre. Certes des études sont à faire pour voir le devenir de l’Hélium dans l’air, peut être existent-elles. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire des économies d’énergie (ne serait ce que pour notre portefeuille). Une électronique plus performante et un éclairage aux diodes electro luminescentes pourraient permettre cela.

Bref, dans notre pays, quelques efforts et une modification de notre manière de produire et de consommer, ainsi qu’une réelle volonté des gouvernements de faire changer les choses, suffiraient à réduire notre production de gaz à effet de serre. Cela coûterait cher sur le moment mais génèrerais tout de suite des économies fantastiques, et donc de l’argent en plus pour les consommateurs. Mais ce n’est pas vrai dans tous les pays, et une France propre dans un monde de pollueurs ne servirais à rien. Alors je parlerais plus tard des solutions pour les autres pays, notamment les pays en développement.

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