Blog de Vincent15 pour une société durable et républicaine

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Développement durable

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dimanche, mars 14 2010

Résoudre durablement le problème de l'abstention

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgEt voilà, à 17h, les chiffre de la participation étaient catastrophiques. Dix pour cent de moins qu’aux dernières régionales. Vous voulez savoir pourquoi ? C'est parce que les politiques ne s’occupent pas des citoyens.

J’ai entendu des citoyens dire pendant la campagne : « vous venez pendant les élections et après on vous voit plus ». Et ils ont raison. Aucun parti politique ne s’occupe réellement des gens, chacun se concentre sur ses petites histoires. À droite, on tape sur la gauche, à gauche, on tape sur la droite, au centre, on tape sur le centre et les démocrates, ils tapent sur tout le monde.

Je n’ai qu’une chose à dire aux politiciens, qu’ils soient élus ou militants : à partir d’aujourd’hui, allez parler aux gens, régulièrement, souvent, organisez des réunions, faites du porte à porte, organisez des événements, allez sur les marchés. Vous verrez les gens, vous connaîtrez leurs problèmes et leurs solutions.

J’ai aussi un message pour les blogueurs : tout le monde s’en fout de votre alignement politique, tout le monde se fout que vous souteniez machin ou truc et vous n’avez que très peu d’influence sur les résultats du scrutin. Par contre, en passant votre temps à vous écharper, vous avez sûrement un peu d’influence sur le dégoût de la politique et donc sur l’abstention.

Alors tous, autant que vous êtes, allez voir les gens et les gens voudront peut-être voter pour vous un jour.

samedi, mars 6 2010

La pomme de terre transgénique

Potato_flowers-1.jpgJe vous ai expliqué plusieurs fois ce que je pensais des OGM et je vous ai dit que je n’avais rien contre les OGM en général, mais beaucoup contre tous les OGM qui sortaient en ce moment. Ces OGM servent en général à promouvoir des pratiques agricoles nuisibles à l’environnement et c’est pour cela que je les rejette.

En ce qui concerne la pomme de terre conçue par BASF, qui fait la une des médias en ce moment, je pense que son autorisation ne pose qu’un seul problème. Je vous explique rapidement pourquoi.

La pomme de terre est un réserve d’énergie destinée à faire pousser de nouveaux plants après l’hiver. C’est la raison pour laquelle elle est si nutritive. Cette énergie est stockée sous forme d’amidon, c’est-à-dire de longues chaînes de glucose, le sucre le plus courant (on appelle en diététique ces polymères de sucre des sucres lents). Cet amidon est de deux types. Le premier est l’amylose, qui est une hélice de glucose et compose 30 % de la pomme de terre. Le second est l’amylopectine, qui a également une structure d’hélice, mais qui se ramifie tous les 20 ou 30 sucres et qui compose 70 % environ de la masse.

L’amylopectine est plus solide et peut être utilisé dans l’industrie, mais l’est peu actuellement à cause du coût de suppression de l’amylose. C’est cela que corrige la pomme de terre transgénique. Le gène qui code la production de l’amylose est réprimé (on ralentit la production), et la pomme de terre finale dispose de 98% d’amylopectine, taux équivalent à celui du maïs. La différence de type d’amidon ne change pas grand-chose au niveau gustatif, et ne pose aucun problème sanitaire.

Le seul problème de cette pomme de terre est qu’elle est résistante à un antibiotique, la kanamycine. Cette résistance n’a pas pour but de faciliter la culture en pulvérisant les antibiotiques, mais est due à la technique utilisée pour fabriquer les pommes de terres transgéniques. On utilise en effet une bactérie pour transporter le gène à l’intérieur de la pomme de terre et pour ne garder que les plantes portant le gène intéressant (ici le gène réprimant l’amylase), on y ajoute un gène de résistance à l’antibiotique. En mettant les bactéries dans l’antibiotique, seules celles qui portent le gène intéressant survivent, ce qui permet de faciliter la modification de la pomme de terre. C’est une technique courante que j’ai moi-même utilisé plusieurs fois. Si ce gène a été utilisé, c’est que la kanamycine n’est pas utilisée en médecine humaine, à cause des effets secondaires. BASF a donc estimé que ce n’était pas grave de le laisser dans la nature (d’autant plus qu’il est déjà présent chez des bactéries).

On peut tout de même estimer que la présence de ce gène est problématique, car après tout, un antibiotique est un antibiotique. Qui sait s’il ne peut pas être vital dans l’avenir ? Le disséminer pourrait conduire à faciliter son intégration dans des bactéries qui pourraient être dangereuses. C'est peu probable mais pourquoi prendre le risque ? Dans ce cas il suffit de demander à BASF de le supprimer, ce qui est possible sans gros problème. Une nouvelle pomme de terre transgénique arriverait dans un an ou deux et ça ne me poserait alors plus aucun problème. De plus l'industrie chimique n'a pas beaucoup d'autres choix que de se développer à partir des matières végétales, car le pétrole est en voie de disparition, et utiliser la pomme de terre, qui a une productivité exceptionnelle, ne semble pas être une mauvaise idée, tant qu'il reste de quoi manger à tout le monde, et que les pratiques agricoles sont correctes, ce qui sera difficile à adapter à des débouchés industriels je vous l'accorde.

Image : fleurs de pomme de terre

jeudi, janvier 14 2010

Bonne initiative d'un député UMP

Édouard COURTIAL, député UMP de la septième circonscription de l'oise a publié une proposition de loi visant à verser l'allocation de rentrée scolaire sous la forme d'un titre de paiement (ticket ou carte à puce), afin que celle-ci ne soit utilisée que pour investir dans du matériel scolaire.

Je ne peux que saluer cette initiative visant à s'assurer du bon respect des fonds publics et aimerais que la même chose soit appliquée aux subventions issues de la taxe carbone, comme je l'ai dit dans de nombreux billets.

jeudi, janvier 7 2010

Réaction sur le rejet de la taxe Carbone

          Comme vous le savez probablement, la taxe carbone (ou contribution climat-énergie) à été rejetée par le conseil constitutionnel. Le collectif sauvons le climat a publié sa réaction. Je voulais écrire un billet plus précis que le précédent, mais comme je suis d'accord en tout point avec leur position, je me contente de la relayer.

Lire la réaction du collectif sauvons le climat.


mardi, décembre 29 2009

La taxe carbone rejetée par le conseil constitutionnel

A_daisy_and_two_blue_flowers.jpgLa taxe carbone (ou plus précisément la contribution climat énergie) a été rejetée par le conseil constitutionnel. Le conseil a estimé que les exonérations créaient une "rupture d'égalité" devant l'impôt. "Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone" selon le conseil.

Je vous ai déjà parlé bien souvent de la taxe carbone, et de ce que j'en pensait. Je remercie le conseil constitutionnel d'avoir abrogé cette loi, et je maintient que seule une taxation appliquée à l'ensemble des produits serait efficace. J'espère donc que ce sera l'occasion pour le gouvernement de prendre une meilleure voie. Je souhaite toujours que tous les français reçoivent une compensation forfaitaire, avec éventuellement un plus dans certains cas particuliers, et que celle ci ne soit pas réservée aux revenus les plus bas, ce qui ferait qu'une fois encore, ce seraient les classe moyennes qui supportent l'essentiel de l'effort (bouclier fiscal aidant).

mercredi, décembre 23 2009

Métaphore

Bon, après quelques discussions avec des amis, je vous ressors une métaphore que j'avais utilisé chez l'hérétique, mais cette fois en un peu plus détaillée.

Imaginez que vous êtes un piéton, dans un groupe, arrivant à un passage où vous avez la priorité, et qu'un camion, dont vous ne voyez pas le conducteur, arrive à vive allure. Vous ne savez pas si le conducteur souhaite s'arrêter ou non. Vous pouvez continuer à marcher en disant que le camion va s'arrêter et traverser devant lui, ou attendre pour traverser de voir s'il s'arrête ou pas.

Votre esprit calcule que si le camion continue à la même vitesse et vous aussi, vous allez vous faire écraser. Cependant, vous ne connaissez pas le chauffeur, vous ne savez pas s'il va s'arrêter parce qu'il respecte scrupuleusement le code de la route, ou s'il va passer parce qu'il est borné ou qu'il ne vous a pas vu. Il est même possible que le conducteur vous en veuille personnellement, ou à un membre de votre groupe et fasse un détour pour vous écraser sur le trottoir.

Le camion c'est le climat, le groupe de piétons l'humanité et le conducteur les principes physiques qui dirigent le climat et que nous ne maîtrisons pas parfaitement.

Ce que disent la plupart des scientifiques, c'est qu'il faut s'arrêter, ou du moins maîtriser son allure, pour essayer de voir le chauffeur et que s'il fait signe de passer ou qu'il s'arrête, vous pourrez éventuellement y aller. D'autres estiment qu'on peut continuer un peu, et que quand on verra le chauffeur, on verra bien si on peut ou pas faire demi-tour.

Ce que comprennent les journalistes, c'est qu'il est impossible que le chauffeur s'arrête. Ce que disent les opposants au réchauffement anthropique, c'est que le camion va s'arrêter quoi qu'il arrive, sans plus le connaître que les autres, et qu'il vaut mieux traverser que perdre du temps. Certains écologistes sont persuadés que le chauffeur va nous écraser quoi qu'on fasse. La plupart des politiques veulent s'arrêter, mais surtout pas en premier pour pas que les autres prennent de l'avance.

Le sommet de Copenhague, c'est une dispute entre les piétons ou chacun essaie de trouver une solution pour ne pas s'arrêter en s'arrangeant pour que le camion écrase les autres.

Et vous, vous feriez quoi ?

samedi, octobre 10 2009

Alain Juppé sur la taxe Carbone

Je viens de lire un article dans le nouvel obs sur le sujet : Alain Juppé veut que la taxe Carbone soit "douloureuse", et qu'on propose des alternatives au "tout bagnole".

Enfin une position intelligente au sein de la majorité (mais fait il encore bien partie de la majorité?). Borloo aussi avait une position intéressante, dommage que ces deux là ne soient pas un peu plus écoutés.

mardi, septembre 1 2009

Taxe carbone : suite et ... suite

Le gouvernement n'a toujours pas pris de décision sur la taxe carbone.

Le figaro annonce qu'une baisse de la CSG est à l'étude, mais à la lecture de l'article, on constate qu'aucune décision n'a été prise.

Je remarque seulement que comme je le craignait, il ne devrait pas y avoir de système de bonus-malus, ni subvention ni ticket vert, mais plutôt la baisse d'un impôt quelconque, qui devrait (théoriquement), rendre aux français autant d'argent qu'ils en paieront.

Cette mesure n'aura donc aucun impact sur le portefeuille des pollueurs, et donc à priori un impact minime sur les émissions de la France.

Sinon vous avez un très bon article sur la taxe carbone ici.

dimanche, août 30 2009

Christine Lagarde veut redistribuer les produits de la taxe carbone

Lu dans la tribune : Christine Lagarde veut redistribuer les produits de la taxe carbone, enfin, elle assure que la taxe carbone se fera à prélèvements obligatoires constants.

Ce n'est pas tout à fait la même chose, car il se peut que ce soit compensé par une baisse d'impôts et donc que ça ne soit redistribué qu'aux plus riches et aux classes moyennes, ce n'est pas précisé. C'est tout de même un pas dans la bonne direction, car on sait désormais que la taxe carbone ne servira pas à fournir un chèque annuel aux ménages en difficulté, ce qui serait une hérésie pour une taxe écologique.

Il ne reste plus qu'un petit pas à faire pour que je sois satisfait : redistribuer cette taxe à tous les Français (et pas aux plus riches ou aux plus pauvres), et s'arranger pour que la redistribution se fasse uniquement de manière à financer le développement durable, par exemple sous la forme d'un ticket vert.

samedi, août 29 2009

Où l'on reparle des abeilles

          Ca avait fait le buzz l'été dernier : les abeilles sont en danger. Ce phénomène, baptisé sobrement syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles est encore mal compris, mais un très grand nombre de ruches disparaissent purement et simplement, se mettant à perdre de manière inexorable toutes leurs ouvrières. C'est probablement plusieurs facteurs, dont les pesticides et un virus, qui sont à l'origine de ces effondrements. Les abeilles se portant beaucoup mieux en milieux urbain. Ce sujet nous alerte également à propos de la nécessaire refondation de notre agriculture, mais ce n'est pas le sujet de ce billet.

Je ne vous fait pas l'offense de vous rappeler que les abeilles sont un des piliers de notre écosystème, assurant la reproduction de la plupart des espèces végétales cultivées et sauvages.



Vous vous rappelez peut être de cette vidéo, montrant des ouvriers chinois en train de polleniser à la main des arbres fruitiers, là où les abeilles ont disparu. Cette vidéo préfigure ce qui nous attend si les abeilles disparaissent chez nous également.

L'hérétique nous signale un nouveau danger pour les abeilles (enfin il existait déjà il y à un an, mais il s'est largement aggravé depuis) : Une espèce invasive de frelon, Vespa velutina, attaque les ruches, et quelques individus peuvent détruire une colonie à eux seuls. Je vous laisse voir les détails sur le billet d'origine. Voici une vidéo (également trouvée sur ce billet), montrant l'attaque d'une ruche.

J'espère que le gouvernement saura réagir rapidement à cette nouvelle menace.

samedi, août 22 2009

L'UMP et la taxe Carbone

Tel_Aviv_parking_lot.jpgJ'ai lu un article dans les echos indiquant que François Fillon appliquera bien la taxe Carbone. Le premier ministre n'a pas précisé quelle sera l'application précise de la taxe Carbone, probablement parce que cela n'a pas encore été décidé et probablement parce que sur un tel sujet, c'est la président qui tranchera.

Pour l'instant, il n'y a donc pas de position précise de l'UMP ou du gouvernement à ce sujet. Une chose semble consensuelle au sein de la majorité : la taxe carbone ne doit pas être une forme d'augmentation des impôts. Dominique Paillé annonçait ainsi il y a un petit mois : "S'il doit y avoir des taxes nouvelles, ce doit être des substitutions à ce qui existe déjà, personne ne doit être lésé".

Cependant, il n'est pas précisé quel impôt la taxe carbone compensera. Les principales pistes sont une diminution des charges salariales sur les bas salaires, vraisemblablement une piste envisagée par Bercy selon le jdd. La piste originale (ou du moins la première dont j'ai entendu parler), une taxe carbone compensant la baisse de la taxe professionnelle, ne semble pas à l'ordre du jour. Michel Roccard, en bon socialiste, demandait que la taxe soit redistribuée aux plus bas salaires.

La position que je trouve la meilleure actuellement est celle de jean louis Borloo, qui souhaite que la taxe soit redistribuée au moins partiellement sous forme de chèque vert, destiné à tous les foyers. Cette position est plus intelligente, car ce seront les plus pollueurs qui paieront et pas forcément les plus riches. Certes les bas salaires, qui sont obligés de rouler en voiture, seront lésés, mais je doute qu'ils soient si nombreux que ça et des aides au transports existent déjà (qui peuvent être rehaussées si le besoin s'en fait sentir).

C'est la position de jean louis Borloo qui s'approche le plus de la mienne. Je soutiens la taxe carbone sur le principe, mais je pense qu'elle doit être redistribuée à tous les foyers et qu'elle ne devrait servir qu'à acheter des produits écologiques (le chèque vert étant l'outil de cette obligation). J'aimerais aussi que la taxe carbone soit plus large et concerne la production de tous les gaz à effet de serre, pas juste la consommation de carburant, mais c'est un bon début.

On ne peut donc pas encore commenter exactement la pertinence de cette taxe, car le gouvernement lui-même est en phase de réflexion. Je regrette juste que le modem et les verts ne saisissent pas cette occasion pour tenter d'améliorer cette mesure et que le PS se contente d'essayer de la transformer en taxe sur les revenus.

vendredi, août 21 2009

Du nouveau sur la taxe carbone

A_daisy_and_two_blue_flowers.jpgJe vous fait partager une idée complémentaire à propos de la taxe carbone, que j'ai trouvée sur le blog d'Adrien Debever.

Il décrit "l'autre taxe carbone, la bénéfique", une taxe qui devrait être européenne selon lui. Sur ce point je n'ai pas d'avis particulier, pour l'instant le débat est français, mais si il devenait européen ça ne me gênerais pas.

Ce qui m'a particulièrement intéressé dans ce billet, c'est l'idée de mettre en place une échelle carbone. Tous les produits seraient classés sur cette échelle, allant par exemple de 0 à 4, du moins au plus polluant. Les niveaux supérieurs seraient les plus taxés, que la taxe soit prélevée à la base sur les entreprises où sur le consommateur, de toute façon le consommateur paiera au final. Cette idée m'intéresse car elle serait compatible avec l'idée de ticket vert, que j'ai expliqué dans le billet précédent sur la taxe carbone.

En clair les niveaux 2-3-4 seront taxés, peu pour le premier et beaucoup pour le dernier, et le niveau 0 correspondra aux produits pouvant être acquis grâce au ticket vert. Par ce système, qui sera certes assez complexe à mettre en place, mais guère plus compliqué que la TVA, on aurait vraiment une taxe carbone qui modifierais rapidement les habitudes des consommateurs, et qui aurait un effet concret sur le bilan carbone du pays, ainsi que sur le développement des secteurs renouvelables.

jeudi, août 20 2009

L'eau : une ressource rare ?

Water_drops.jpgEn ces temps de canicule, la consommation d'eau augment largement, et c'est un bon moment pour se poser la question. L'eau est elle une ressource rare ?

Dans l'absolu, non, l'eau est l'élément le plus courant à la surface de la terre, les océans et mers couvrent plus de 70% de la planète, ce qui en fait une masse considérable. Bien sûr la grande majorité de cette ressource est de l'eau salée. Pour que cette eau soit utilisable pas les humains, ils faut qu'elle soit dessalée, et le dessalement coûte beaucoup d'énergie. Le débat est donc : comment avoir suffisamment d'énergie pour assurer un dessalement massif de l'eau dans les régions arides.

Certaines régions auront du mal à avoir de l'eau. Amener de l'eau en plein milieux du Sahara coûterait une fortune, mais la région ne sera jamais surpeuplée.

Pour le tiers monde, l'eau ne manque pas forcément, l'Afrique possède de nombreux grands fleuves, de même que l'Inde et la Chine, ainsi que l'Asie du Sud Est et l'Amérique du Sud. L'eau ne semble pas manquer ici, mais le problème est qu'elle est difficilement potable. Ici encore, le problème est d'obtenir de l'eau potable, pas le manque d'eau lui même. Le problème est encore une fois une question d'énergie et de moyens.

Penchons nous un peu sur ce qui nous concerne : quel sera l'effet du réchauffement sur le climat d'Europe occidentale, et va-t-on manquer d'eau ? Actuellement, les réserves sont plutôt basses, et la situation est plutôt préoccupante, et il est quasiment certain que le changement climatique va entraîner une aridité importante dans le sud de la France. L'eau risque donc de ne plus être abondante, mais je doute fort qu'elle devienne rare. Tout est une question d'organisation, il faut mettre en place une récupération massive de l'eau de pluie, aussi bien en ville que dans les campagnes. En ville, des récupérateurs d'eau généralisés sont nécessaires. Pour un habitat individuel, on peut récupérer dans les 100.000 litres. Multipliez ça par tous les logements individuels, et vous obtiendriez un volume faramineux.

Pour les campagnes, il faut à tout prix limiter l'érosion, et les haies et fossés sont un élément essentiel pour retenir de l'eau et permettre à celle ci de pénétrer dans les sols pour remplir à nouveau les nappes phréatiques. Et bien sûr il faut limiter la consommation, aussi bien celle de l'agriculture, par des cultures plus adaptées au climat, que celle de l'industrie et celle des ménages.

Bref, nous manquerons d'eau uniquement si nous ne savons pas la garder, et la planète ne manquera d'eau potable que si nous ne mettons pas les moyens pour en avoir.

jeudi, août 13 2009

L'industrie automobile va mieux

Tel_Aviv_parking_lot.jpgC'est une annonce du gouvernement qui date de deux semaines, mais est passé inaperçu : l'industrie automobile va mieux. Grâce à la prime à la casse, qui a engendré un pic de consommation, et relancé le secteur. Seulement, l'industrie automobile ne va pas si bien que ça. Les sous traitant, sont en très mauvaise situation, et ne peuvent suivre face à la concurrence des pays émergents. Quoi qu'ils fassent, ils n'arriverons pas à trouver la même rentabilité. La situation sociale étant ce qu'elle est, jamais un français ne sera aussi rentable qu'un chinois.

L'industrie automobile fonctionne certes, mais sous perfusion, et elle a largement atteint ses limites. Le seul marché où elle aurait pu se développer, ce sont les pays émergents, et il faut avouer que face à Tata, les véhicules occidentaux les moins chers ne peuvent pas grand chose. En ce qui concerne le marché européen, il faut bien remarquer l'inadéquation entre la production et la consommation. Les entreprises occidentales ayant fait l'erreur de favoriser le développement de voitures confortables et chères, notamment des 4*4. Le filon à développer était les voitures bon marché (et pas trop inconfortables), et surtout peu consommatrices, dans des temps où le pétrole augmente de plus en plus.

L'industrie s'est plantée, et il faut payer pour éviter des licenciements massifs. Admettons, mais trouvez vous ça normal que ces entreprises laissent couler leurs sous-traitants, alors qu'ils sont financés par l'argent public ? Trouvez vous ça normal que les aides publiques aient été donné, sans garanties de la part des industriel pour développer des véhicules propres rapidement ?

Et tout le monde n'est pas avantagé par la prime à la casse, les casses elles-même sont en difficultés. Encore une fois, c'est un rendez vous manqué du gouvernement, qui aurait pu sauter sur l'occasion pour voir loin, mais qui ne regarde pas dans la bonne direction.

vendredi, août 7 2009

Plutôt qu'un chèque vert : un ticket vert ?

          Je vous ai parlé dans un précédent billet du chèque vert, et mon opinion à changé sur le sujet. Comme le faisait remarquer florent, une redistribution sous la forme de chèque vert, c'est à dire d'argent donné aux gens, serait une mauvaise idée, car ça n'inciterait que peu à changer de comportement.

J'ai deux remarques à faire sur ce dossier de la taxe carbone :
1 - Dans la configuration actuelle), elle risque fort de ne toucher que le bas de la classe moyenne. Les plus riches auront les moyens de se payer de quoi échapper à la taxe, et dans ce cas la taxe aura un effet positif. Les pauvres toucheront le chèque vert, et, ne pouvant pas financer de quoi faire des économies, l'effet sera nul. Le bas de la classe moyenne, les gens qui ont des emprunts à rembourser, ne pourront pas toucher le chèque vert, et n'auront pas les moyens de se payer des économies d'énergie, ils seront donc les plus touchés par cette mesure. L'intérêt est faible car c'est sur cette partie de la population que les gains significatif pourraient intervenir.
2 - Le gouvernement met un peu la charrue avant les boeuf. Il taxe les mauvais comportements sans avoir forcément d'autres solutions à proposer.

Je pense donc que le chèque vert devrait être généralisé à tous, sous forme d'aide à l'investissement, des tickets verts semblables aux tickets restaurants, mais servant à financer de quoi faire des économies d'énergie. Des produits de tout type devraient pouvoir être financés comme ça, comme des ampoules à LED, des panneaux solaires, des véhicules électriques, des billets de train et de bus, etc. On devrait pouvoir capitaliser ces bons verts (les banques seraient ravies de gérer ça). Ainsi, chacun toucherait la même somme qu'il ne pourrait dépenser que dans des économies d'énergie, et en une décennie, tout le monde pourrait se retrouver avec une somme lui permettant de se payer un véhicule propre à la place d'un véhicule à essence.

Tout le monde perdrait du pouvoir d'achat, au début, mais tout le monde comprendrait pourquoi. Les riches seront, du moins dans un premier temps, taxés plus que les autres, (par un mécanisme similaire à celui expliqué dans ce billet).

Une autre partie de cette taxe carbone devrait rester dans les caisses de l'état, mais uniquement pour mettre en place un fond d'investissement durable, permettant de prêter à taux zéro à des entreprises innovantes ou des particuliers (à voir).

samedi, août 1 2009

Tour solaire ou aérogénératrice

Je vous avais rapidement parlé des tours solaires, ou tour aerogénératrices, dans un précédent article sur l'énergie nucléaire. Je présentait l'idée d'Alain Coustou, auteur du livre Terre, fin de partie ? d'utiliser ces tours pour refroidir les centrales nucléaires. Ainsi, la centrale, et la tour produiraient de l'énergie, pour un investissement légèrement supérieur, 10 % d'énergie à peu prés auraient pu être produit. L'avantage est que la tour pourrait continuer de fonctionner longtemps après que la centrale nucléaire ne soit plus en fonction, ce qui augmenterais d'autant plus la productivité.

Ce type de tour fonctionne grâce à un principe simple : l'air chaud monte. Le fort différentiel entre la base de la tour, où l'air et chaud, et le sommet, ou l'air est froid, entraine un courant d'air ascendant. Il ne reste plus qu'à tirer parti de ce courant d'air pour produire de l'énergie. Afin d'augmenter l'efficacité des tours, la base de la tour est entourée de serres, dont le but est de chauffer encore plus l'air, sur plusieurs milliers de km2 (44.000 pour le prototype construit en Espagne dans les années 80, la tour faisant 200 m de haut). Les projets actuels sont d'élever des tours d'un kilomètre de haut, dont la puissance atteindrait 200 MW (1500 MW environ pour une centrale nucléaire). Bien que cette énergie est totalement renouvelable (il faudra quand même trouver un moyen de ne pas trop polluer à sa construction), le prix de l'électricité produite sera très élevé.

C'est pour cette raison que coupler ces tours à des centrales nucléaires pourrait être une bonne idée. Une entreprise allemande, Schlaich Bergermann und Partner, a eu une idée tout aussi intéressante pour rentabiliser ce type de centrale. Ils ont prévu d'utiliser les serres les plus proches de l'extérieur pour l'agriculture (la culture de tomates plus précisément), et la tour elle même pour les télécommunications.

Voici une vidéo illustrant le principe.

Bon c'est loin d'être la panacée, notamment à cause des émissions à la construction, et de la grande quantité de tours qu'il faudrait pour alimenter toute la population, mais ce serait probablement une bonne solution pour certaines régions telles le nord de l'Afrique ou l'Australie, où la présence d'une tour de 1000 m de haut ne gênera pas forcément dans des espaces peu peuplés.

mardi, juillet 28 2009

Autre idée pour l'imposition sur le revenu : taux fixe et abattement forfaitaire

L'impôt sur le revenu actuel, avec ses tranches et ses niches fiscales diverses, n'est pas des plus pratiques. Avec en plus un impôt sur la fortune, des tranches non imposables, et les allocations diverses touchées par tout un tas de personnes, certaines étant versées directement, d'autres étant disponible sous la forme de déductions d'impôts, le système global n'est pas simple du tout. Certains touchent des allocations et paient des impôts, certain ont le droit à une prime pour l'emploi, d'autre touchent le RSA. Pas facile de savoir comment tout cela marche.

Un système simple permettrait de fusionner les impôts et les allocations. Il s'agit d'un système d'imposition à taux fixe et disposant d'un abattement forfaitaire. Ainsi, on fixe le taux d'imposition au niveau du bouclier fiscal souhaité, et toutes les personnes paient ce taux, auquel est soustrait une somme identique pour tous. Naturellement, ce système créera un taux progressif, avec bouclier fiscal, sans aucun effet de seuil (une personne touchant plus sera ainsi assurée d'avoir plus d'argent après avoir payé ses impôts que l'année précédente.

Les personnes disposant de peu ou pas du tout de revenu, eux, auront à payer une somme négative, qui correspondra à ce que l'état leur versera, à la place des allocations. On aurait ainsi naturellement un RSA, où une personne gagnant plus touchera moins d'allocation, mais serait assurée d'avoir plus à la fin du mois.

Pour vous aider à comprendre, j'ai fait un petit programme simulant cela pour différents revenus, en fonction du taux et de l'abattement. Comme vous pouvez le voir, avec un abattement correspondant à une année actuelle de RMI (grosso modo), et un taux de base correspondant au bouclier fiscal actuel, on arrive à quelque chose d'à peu près cohérent.

Avec ces taux une personne ne touchant rien aura à la fin du mois un RMI, une personne à temps partiel touchera une allocation supplémentaire lui permettant d'améliorer son niveau de vie, et une personne au smic aura une petite somme à payer, une personne touchant le salaire médian commencerait à payer des impôts conséquent, et pour les plus haut salaire, le taux correspondrait plus ou moins au taux actuel, s'approchant du bouclier fiscal pour les plus riches.

Taux : Abattement :

Bon, ce système n'est pas parfait, ne prend pas en compte actuellement le nombre de part, et pourrait gagner à être amélioré, mais cela prouve tout de même d'un système simple pourrait gérer à la fois l'impôt et les allocations, ce qui aiderait probablement à lutter contre la "bureaucratisation" de notre société, en réduisant la quantité de travail nécessaire au fonctionnement du système.

On pourrait imaginer par exemple que le taux et l'abattement pourraient varier en fonction de différents critères, comme un abattement supplémentaire pour les familles nombreuses, pour les gens qui améliorent l'efficacité énergétique de leur logement, et ainsi de suite, et une modulation du taux selon l'origine des revenus, ce qui permettrait de supprimer l'ISF, la CSG et des niches fiscales.

On pourrait même imaginer de fusionner toutes les charges pesant sur les salaires et l'impôt sur le revenu, en ayant ainsi un taux bien plus élevé, mais sur le brut cette fois. Bref, si l'état voulait vraiment réformer l'économie, il pourrait simplifier et unifier un peu les prélèvements, ce qui permettrait ensuite de diminuer le nombre de fonctionnaires.

dimanche, juillet 26 2009

Et si on passait la TVA à 5,5% pour tous

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgLa mise en place de la TVA à 5,5% sur la restauration a été assez controversée, car c'est une dépense qui semble superflue en temps de crise. Ce qui m'a toujours gêné avec cette histoire de TVA à 5,5%, c'est son injustice. Je veux bien qu'une baisse de TVA soit nécessaire pour certains secteurs, mais actuellement, ce sont plus les secteurs qui savent le mieux faire du lobbying qui l'obtiennent. A chaque fois que de nouveaux produits passent à 5,5%, ceux qui en vendent à 19,6% se sentent un peu plus lésés, et entament des actions de lobbying. Bref, on a toutes les chances de se retrouver in fine avec toute l'économie taxée au taux le plus bas.

D'où ma proposition : si on passait une bonne fois pour toute la TVA à 5,5 % sur tous les produits ? Je propose de financer cette baisse par une taxe carbone, plus massive que celle qui est prévue. L'idée c'est, qu'au lieu d'avoir deux machines à gaz, la TVA à taux variable selon les produits, et la taxe carbone, on ait une taxe uniforme, et une taxe a taux variable.

Cette taxe pourrait d'ailleurs prendre en compte, en plus de critères écologiques, des critères sociaux. Cela permettrait de mettre en place une certaine forme de protectionnisme écologique et social, empêchant les pays qui pratiquent une concurrence déloyale d'exploiter leur population et détruire l'environnement.

mercredi, juillet 22 2009

Investir dans le développement durable

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgJ'ai lu ce billet : comment je me suis fait prendre, sur génération engagées, et je vous en conseille la lecture. Ce billet nous conseille non pas de rejeter l'emprunt national proposé par le président, mais d'essayer de participer à son orientation. Contrairement à l'auteur, je ne suis pas sûr du tout que cet emprunt soit une bonne chose, mais tant qu'à faire, autant qu'il soit dépensé intelligemment, car il se fera quand même.

Je vous livre l'argument qui m'a convaincu :

Seulement voilà, deux solutions :
Ou bien l’emprunt est une réussite. Les « dépenses d’avenir » sont clairement établies, allouées entièrement à la relance, à la ré-industrialisation massive du pays dans des secteurs porteurs, à la création de pôle industriels et de recherche, à la formation des hommes.
Si l’idée est poussé jusqu’au bout, il y a fort à parier que les français, nous, irons massivement souscrire, et que l’emprunt soit d’importance.
Si nous nous opposons sans débats, sans propositions, à l’emprunt et qu’il s’avère être une bonne chose, nous aurons loupé le coche et serons dans les choux…

Ou bien c’est effectivement un coup politique en vue des prochaines élections. Les « dépenses d’avenir » ne sont que des coquilles vides et le déficit, déjà abyssal, se creuse. Nous sommes entrés dans le débat, nous avons proposé des solutions, mais Sarkozy est resté dans sa tour d’ivoire et l’emprunt se révèle n’être rien de plus qu’un soufflet mal cuit.
Alors, nous aurons toute légitimité pour lui tomber sur le coin du râble. Car il ne serait qu’un menteur éhonté qui dépense frivolement l’argent des citoyens.

Ainsi, nous avons tout intérêt à entrer dans ce débat-là.
Et si, pour une fois, l’idée était bonne ?
'Et si nous le prenions au mot ?

Je propose donc de créer un groupe de travail sur le sujet, afin que ces crédits puissent être investis dans le développement durable. Il faudrait faire du lobbying à ce sujet dans nos propres instances dirigeantes et au sein des commissions, pour qu'enfin on puisse démontrer qu'on est capables de faire de la politique autrement.

Pour ma part, je pense que l'état pourrait investir massivement pour faire des économies d'énergies dans toutes les administrations, en changeant l'éclairage, en achetant des véhicules propres, en réduisant la paperasse et en investissant dans la numérisation, en installant des panneaux solaires sur les bâtiments officiels, en améliorant leur isolation et en aidant les communes, les départements, les régions et les universités à faire de même.

Ainsi tout un tas de secteurs vont pouvoir émerger, sans que l'état ne verse d'aides directes, mais en investissant intelligemment. Les frais de fonctionnement de tout ces services de l'état vont diminuer (il y a d'autres coûts que les coûts de personnel pour aider l'état à économiser), et la population y gagnera car des fournisseurs en produits écologiques et des constructeurs spécialisés dans la haute qualité environnementale existeront.

Bien sûr il y a peu de chances que ces économies aident à financer les intérêts de ce prêt, mais ce sera ça de gagné, et au moins cet argent ne partira pas en Chine.

mardi, juillet 21 2009

Limitation des poids lourds

Alors que le gouvernement s'apprête à accepter la présence des poids lourds de 25 m en France, je me demande si cela va bien dans le sens de l'histoire. En effet, les poids lourds présentent de nombreux inconvénient.

Premièrement, ils représentent un danger sur les routes (qui n'a jamais été effrayé en voyant que le poids lourd qu'il doublait mettait son clignotant ?), pour les conducteurs, soumis à la fatigue, et qui parfois multiplient les imprudences (comme regarder la télévision en conduisant), ainsi que pour les riverains quand ils passent en ville.

Ensuite, vient la pollution qu'ils émettent, ainsi que la pollution sonore d'ailleurs, et les dégâts que leur passage occasionne. Bref, vous comprendrez que je ne porte pas ce système de transport dans mon coeur.

Alors que penseriez vous d'une loi qui interdirait un camion de parcourir plus d'une certaine distance (par exemple 500 km). Cela permettrait de favoriser le ferroutage et le transport côtier et fluvial, et de réduire les dépenses publiques d'infrastructure. D'un autre coté, les camions pourraient toujours assurer le transport de proximité, où ils sont indispensables.

Cela pourrait générer des économies de personnel pour les entreprises, qui pourraient transporter de grande quantité de marchandises entre certain points avec un ou deux routiers là où ils en auraient nécessité 5 ou 10, et les employés ne conduiraient qu'entre la gare ou le port et le point de livraison.

Bien sûr cela demande des efforts de la part de RFF et la SNCF pour les infrastructures et le service, mais pourrait être un bon moyen de profiter de l'ouverture du marché du transport ferroviaire de personnes, qui sera l'occasion de débloquer des investissements. Les entreprises de transport seraient obligées de s'adapter, soit en passant au rail, soit en gagnant des marchés au niveau local, et tout le monde devrait y gagner.

Je pense que le seul problème qu'il pourrait y avoir (hormis l'arrêt de certaines entreprises de transport, déjà mal en point et qui auront du mal à se reconvertir), c'est l'enclavement de certaines parties du territoire, où les coûts de transports pourraient exploser.

Bref, une mesure probablement difficile à mettre en place, mais que l'on pourrait tout de même étudier sérieusement non ? Qu'en pensez vous ?

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