Blog de Vincent15 pour une société durable et républicaine

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samedi, juillet 31 2010

Françafrique

Beaucoup de monde a critiqué, lors du dernier 14 juillet, la présence de troupes africaines au défilé de la fête nationale. On a entendu dans les médias des « Françafrique », « néocolonialisme » et autres joyeusetés du genre. Je vais vous livrer aujourd'hui ma vision des relations qui doivent exister entre la France et ses anciennes colonies. Vu l'étendue du sujet, je ferais plusieurs billets et je vais commencer par un billet expliquant qu'on ne doit pas avoir honte du passé colonial de la France.

Causes de la colonisation

La colonisation avait plusieurs buts, plus ou moins louables, qui donnaient plusieurs types de colonies différentes et coexistaient souvent.

L'un d'entre eux était d'assurer la puissance de l'état colonisateur, par la maîtrise de nouveaux territoires, de nouvelles ressources et de nouvelles populations, afin d'augmenter la puissance militaire. Cela était plutôt naturel pour l'époque et tous les état-continents d'aujourd'hui sont des puissances coloniales d'hier. Les habitants des USA tiennent plus de l'anglais que de l'amérindien, le Brésil, la Chine, le Canada, l'Australie et la Russie ont écrasé de nombreuses populations indigènes pour assurer leur étendue, même si, pour la Chine et la Russie, cette colonisation s'est faite par voie terrestre et non maritime. Cette colonisation là a connu une explosion à chaque fois que la France perdait une guerre, afin de rassurer les partisans de l'expansion territoriale. Ainsi, le premier empire colonial français (en bleu clair sur la carte) a été acquis suite aux tentatives manquées de contrôle de l'Italie par le royaume de France et le second empire colonial (en bleu foncé) à la suite de l'échec de Napoléon premier, puis de Napoléon III. À la suite de ces colonisations, le monde entier était partagé entre quelques grandes puissances, dont les deux plus importantes étaient la France et la Grande Bretagne. Il serait idiot de s'excuser d'avoir fait ce que tout le monde faisait à l'époque (et ne me dites pas que les peuples africains, américains et asiatiques ne connaissaient pas la guerre avant cela). Ce type de colonisation donne généralement de grands territoires peu peuplés où les populations guerrières locales sont assimilées, de grès ou de force, à l'armée conquérante et où les gouvernements sont généralement des formes de protectorat.

131Etendue_de_l__Empire_Francais.png Deux autres facteurs de colonisation sont la surpopulation, qui pousse les pauvres à chercher de nouvelles terres et les oppositions politico-religieuses, qui poussent les populations à se séparer selon leurs opinions. Ce facteur fut très important dans l'expansion territoriale Britannique, mais beaucoup moins en ce qui concerne la France, les nombreuses guerres civiles réglant ces deux problèmes, ce qui explique que la colonisation de peuplement soit si faible dans l'histoire de France. Ce type de colonisation est généralement le moins violent, toutes les classes sociales arrivant en même temps et recréant plus ou moins l'organisation sociale d'origine.

L'enrichissement personnel est un facteur très important de colonisation également. L'enrichissement des colons eux mêmes (ce qui rejoint le phénomène précédent), ou bien d'une classe sociale particulière, c'est ce qui a été une cause importante de la seconde vague de colonisation de la France, les colonies apportant des ressources et des débouchés à l'industrie. Ce type de colonisation est celui qui est généralement dans l'esprit des gens, où des colons s'installent dans un pays pour exploiter la population locale, chaque colon contrôlant un groupe plus ou moins important de travailleurs selon la classe sociale concernée. Cette colonisation est celle qui a prévalu dans les Antilles, les états du sud des États-Unis, ou pendant la révolution industrielle. Enfin, un autre facteur de colonisation, souvent oublié, est l'humanisme. Ainsi, Jules Ferry donnait comme argument dans son discours de la colonisation :

« Il y a un second point que je dois aborder... : c'est le côté humanitaire et civilisateur de la question... Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu'il y a pour elles un droit parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »

Bien sûr je sens les poils qui se hérissent chez certains d'entre vous à l'évocation de races supérieures et inférieures, mais il faut remettre ces propos dans le contexte de l'époque. À l'époque donc, les théories biologiques sur la supériorité ou l'infériorité de races, classifiées selon leur couleur de peau par exemple, n'avaient pas réellement émergé et le mot race avait un sens de famille, ou bien de peuple. Ainsi, un homme politique actuel dirait plutôt : « Les pays développés ont un droit vis-à-vis des pays en développement... » (Et si je pense que Jules Ferry entendait Pays en développement quand il parlait de races inférieures, je soupçonne certains de faire le contraire, mais c'est un autre débat).

Donc, une part de la colonisation, était aussi humaniste et j'ose croire que c'est cette part là qui a permis à la colonisation de se dérouler à une période où les idéaux des droits de l'homme étaient en train de se répandre dans toute l'Europe.

Regarder devant

Bien entendu, ce n'est pas l'aspect civilisateur qui a prévalu dans la pratique, mais il faut bien avoir conscience que les dérives de la colonisation ne sont que les dérives inhérentes à toute société humaine. Les idéaux ont été effacés devant l'égocentrisme et l'appât du gain, des colons ont profité de leur position sociale pour persécuter des êtres humains, parce qu'ils n'avaient aucune considération pour la dignité humaine. C'est ce qui a conduit à l'exploitation et pas la colonisation elle-même, qui aurait pu se passer différemment si les états avaient appliqué leurs idéaux. N'ayant personne au-dessus d'eux pour réglementer leurs comportements, des gens se sont comportés en barbares. Cela n'est pas bien différent de ce qui se passait en Europe entre les nobles et leurs serfs, ou de la manière dont était traitée la population pendant la révolution industrielle. Ce sont les mêmes phénomènes qui font que l'industrie actuelle exploite la main-d'oeuvre des pays sous-développés, malgré les droits de l'homme. Je ne pense pas que les états colonisés aient été dans une situation pire que celle d'aujourd'hui si la colonisation n'avait pas eu lieu, mais en tout cas j'ai de sérieux doutes quand on me dit qu'elle aurait été mieux.

S'excuser ou avoir honte de ces événements revient donc à s'auto-flageller pour des choses somme toute banales dans l'histoire, même si ça ne devrait pas être le cas, et pour lesquelles personne ne peut rien. Cela revient à s'imposer des freins dans notre diplomatie. Il faut arrêter de s'apitoyer sur les erreurs du passé et commencer à regarder ce que l'on peut faire dans l'avenir. Naturellement, l'Afrique et la France ont des choses à faire ensemble, c'est ce que j'aborderais dans les prochains billets.

lundi, juillet 19 2010

L'artillerie laser

A lire sur alliance géostratégique : un article sur l'avancement des armes laser.

Comme je le disais dans mon article sur la conscription, il faut bien que les citoyens aient conscience que baser notre défense sur la dissuasion nucléaire est pour l'instant efficace, mais sera forcément obsolète un jour ou l'autre. Le développement de ces armes, peut être capables un jour de détruire les missiles, en est une preuve.

mercredi, juillet 14 2010

Locataire ou propriétaire ?

Dans un entretient à Médiapart, Arnaud Montebourg estime que le «pouvoir actuel se comporte comme s'il était propriétaire abusif de la République, alors qu'il est censé n'en être que le locataire». On voit bien ici que les politiques ne comprennent pas tous le sens de la vie en république. L'unique propriétaire de la République, c'est le peuple, il n'y a aucun locataire (il y a eu des squatter de temps en temps), et les élus n'en sont que le personnel, chargés de s'assurer que le tout fonctionne correctement, mais en aucun cas de jouir du bien commun.

Encore une phrase tristement révélatrice

mercredi, juillet 7 2010

Droite caviar et populisme

Tartare_huitre_caviar_Helene_Darroze.JPGLes révélations en cascade s'enchaînent ces temps-ci à la suite de l'affaire Woerth, mais pas seulement. Que dire de neuf là-dessus qui n'ait pas été abordé ailleurs (par exemple chez ataraxosphere, l'hérétique,Unhuman, ou Jean François Kahn )?

L'électorat de droite est allergique à la gauche caviar héritée des années Mitterand, et c'est cette image d'une gauche aux discours altruistes, mais qui baigne dans le luxe qui a fait gagner la droite à de nombreuses reprises. Que va penser cet électorat des affaires actuelles ? Après le bling bling, voilà que des soupçons de corruption pèsent sur la majorité, ce que je doute que l'électorat populaire et les élus locaux de droite apprécient. Comment défendre localement le bouclier fiscal quand on soupçonne des ministres, voire le président d'avoir reçu de l'argent en liquide de ses bénéficiaires ? Quand à cela s'ajoutent des soupçons de détournement d'argent public, de trafic d'influence, de trafic de décorations, de consommation de drogue, la majorité risque d'être fortement secouée. Peut être que l'Élysée ne le voit pas, mais le dégoût commence à se faire sentir dans l'électorat de nos campagnes.

Que va faire l'électorat ? Se réfugier là où il pense qu'il y a des valeurs morales et/ou des idées alternatives, donc entre autre dans le FN et l'extrême-gauche.

J'en arrive donc au deuxième propos de mon article. Une des lignes de défense de la majorité est d'exhorter les gens à cesser ces attaques, car elles sont populistes et entraîneraient une poussée des extrêmes, particulièrement du FN.

J'ai quelques remarques à faire sur cela. Premièrement, cet argument est idiot, car pour éviter ce genre d'attaques il suffit de ne pas s'y exposer en étant mêlé à des affaires.

Secondement, accuser les gens de populisme est un non sens en France. La constitution ne dit elle pas : « Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. ». La France est une république populiste et je revendique personnellement mon populisme. Mon objectif premier est l'intérêt du peuple français et c'est uniquement lui que je défends. Le fait même d'utiliser le mot populisme en lieu et place de celui de démagogie révèle une façon de penser moyennement républicaine.

Troisièmement à propos du Front National. Encore une fois je dirais « et alors » ? Le Front National est un parti légal, qui n'a rien de fasciste à ma connaissance, ne prônant pas l'abandon de la démocratie, ni une quelconque dérive eugéniste. C'est simplement un parti nationaliste, ce qui n'est pas interdit par la loi. Il est vrai que certains militants sont des néo-fascistes, mais il y a bien des extrémistes dans tous les partis. Il est donc choquant que le gouvernement avoue souhaiter la dissimulation d'éléments particuliers afin de fausser le jeu démocratique.

Bref, tout ceci ne sent pas bon et j'espère que ce sera l'occasion de passer un coup de Kärcher sur le monde politico-financier afin de se diriger vers plus de transparence.

Image : Tartare huitre caviar d'Hélène Darroze. Arnaud 25 & Hélène Darroze. Domaine public

dimanche, juin 20 2010

Et si la Belgique éclatait ?

Rogier_a_la_tete_des_volontaires_de_Liege__Soubre__1878_.jpgLa Belgique est un état qui tire son origine de la guerre de cent ans.

A cette époque, le duché de Bourgogne n'était qu'une partie de l'actuelle région française, conduit par des ducs issus des Valois qui régnaient sur la France. Il grandit rapidement notamment grâce à une politique matrimoniale habile, et acquit le comté de bourgogne correspondant à l'actuelle franche comté et situé alors en terres d'empire, en même temps que les Flandres, alors dépendantes du royaume de France, ainsi que le comté de Nevers sous Philippe le Hardi.

Les successeurs de Philippe le Hardi cherchèrent alors à constituer un état indépendant, et pourquoi pas rétablir la Lotharingie. Sous Charles le téméraire, le duché possédait un territoire rassemblant grosso modo les Pays-Bas actuels, la Belgique, la région Nord, le Luxembourg, la Lorraine, la Franche-Comté et une partie de la bourgogne. Cet état s'affaibli néanmoins, sous les coups des Suisses encouragés par Louis XI, le roi de France, puis s'effondra à la mort de Charles le téméraire sans descendance masculine. Louis XI récupéra la Picardie et le Duché de Bourgogne et l'empereur germanique Maximilien de Habsbourg, gendre du téméraire, le Comté de Bourgogne et les Pays-Bas, correspondants en gros à l'actuel "Bénélux". Le royaume de France perdait ainsi la suzeraineté sur les Flandres, mais le domaine royal s'agrandissait, ce que Louis XI appréciait bien plus.

Charles Quint, petit fils de Maximilen de Habsbourg, de Marie de Bourgogne, de Ferdinand de Castille et Isabelle d'Aragon, gouverna les Pays Bas avant de régner sur les empires germaniques et espagnols. C'est lui qui constitua les Pays-Bas en état distinct de l'Allemagne et de l'Espagne. Cet état devint une possession de la couronne d'Espagne lorsque Charles divisa son empire entre son Frère et son Fils. Les Pays-Bas furent, avec l'Italie, la Lorraine et l'Alsace, un des principaux théâtres d'opérations de la rivalité entre les Habsbourg et les Rois de France.

Sous la réforme, cet état fut divisé en deux, les actuels Pays Bas devenant une république protestante, puis une des premières puissances mondiales grâce à son empire colonial au XVIIè siècle, alors que les Pays-Bas espagnols, précurseurs de l'actuelle Belgique, devinrent une province mineure du royaume d'Espagne, qui, ayant du mal à la défendre contre la France, la céda à l'Autriche au XVIIIè.

La Belgique fut rapidement annexée par la France pendant les guerres révolutionnaires, puis l'Empire Français regroupa toutes les terres situées à l'ouest du Rhin, ainsi que les côtes de la mer du Nord.

A la chute de Napoléon, les Autrichiens, qui ne voulaient plus défendre les Pays-Bas catholiques, cédèrent ces territoires au royaume des Pays-Bas, qui ne les garda que quinze ans. C'est la révolte des catholiques contre leur roi protestant en 1830 qui fit naître la Belgique. Cette monarchie constitutionnelle était francophone, bien que la population ne le soit pas forcément. Ceci provoqua un conflit linguistique qui fut réglé en 1962 par la constitution de la Belgique en état fédéral.

Ces bases historiques posées, les résultat de la dernière élection législative montre que la réorganisation de ces anciens Pays Bas ne fait que se poursuivre, et que la population attache aujourd'hui plus d'importance à son appartenance linguistique, notamment à cause de la disparition des dialectes locaux, qu'à son appartenance religieuse. Les flamands semblent attirés par l'indépendance, alors que les wallons restent attachés à la Belgique.

Si les Flamands poursuivent sur le chemin de l'indépendance, la question se posera : que deviendra la Belgique. Si scission il y avait, le point le plus problématique serait le devenir de Bruxelles, ville à grande majorité Francophone au milieu de terres Néerlandophones. Plusieurs solutions sont possibles, le maintient d'une Belgique amputée de la Flandre, la séparation en trois de la Belgique ou le très hypothétique rattachement de Bruxelles à la Flandre.

En cas de scission de la Belgique une grande partie de Francophones envisageraient un rattachement à la France, et si Bruxelles était désolidarisée de la Wallonie, il est très probable que celle ci cherche à se rattacher à la France alors que les autres entités suivraient leur propre voie. Il est possible qu'à terme la Flandre soit rattachée aux Pays-Bas, et que Bruxelles, devienne une principauté indépendante, certains y voyant l'occasion de constituer une capitale Européenne.

Quelle attitude avoir face à ce dossier. Bien entendu, ce n'est pas à la France d'intervenir, et toute ingérence serait malvenue, mais si la Flandre abandonnait la Belgique, il faudrait bien avoir une position. Je pense que la France devrait dire haut et fort qu'elle est prête à accueillir les Wallons en son sein. Après tout, nous sommes voisins, nous parlons la même langue, nous avons une histoire commune, et nous avons les mêmes racines révolutionnaires. Nos cultures sont très semblables, nous avons par exemple le même attachement au principe d'état providence, et nous devons faire face aux même défis : chômage important et endettement. Les Wallons sont en quelque sorte les plus septentrionaux des méditerranéens. Il y a bien des divergences entre nos cultures, mais la situation est semblable à celle de l'Alsace en 1918. Un siècle après, je ne vois pas pourquoi la France refuserait de nouveaux compatriotes, si ceux ci veulent se joindre à nous.

jeudi, juin 17 2010

Il y a encore des gens qui meurent à cause de la pluie

Alors là, franchement, ça m'énerve, on est au XXIème siècle, en France, un des pays les plus riches du monde et pas des plus vastes, et il y a des gens qui meurent à cause de la pluie.

Les solutions existent et ne sont que du bon sens : il faut limiter le ruissellement en créant des fossés et en plantants des haies, il faut creuser des canaux autour des zones urbaines (il y en a un dans mon jardin je sais de quoi je parle) pour faciliter l'écoulement des eaux de pluie, il faut que, dans les lieux qui ont déjà été inondés au moins une fois, toutes les habitations comportent un étage.

Et puis d'autres mesures permettraient d'anticiper les sécheresses tout en retenant les fortes précipitations : la mise en place de bassins de récupération d'eau à toutes les échelles, lacs artificiels, étangs, mares mais aussi réserves communales et personnelles. J'ai déjà dit que je souhaitait une obligation, pour toute personne possédant du terrain, de mettre en place des récupérateurs d'eau d'au moins 2000 litres. De plus, les meilleurs réservoirs d'eau ne coûtent rien à mettre en place, ce sont les nappes phréatiques. Il faut tout faire pour favoriser l'infiltration de l'eau dans le sol avec si besoin la mise en place de puits d'infiltration.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas écrit, voici mon billet d'humeur du jour.

vendredi, avril 2 2010

Problème de commentaires

J'ai fait une mise à jour de mon blog, et j'ai un problème de commentaires. Peut être un plugin de l'ancienne version qui foire, les commentaires sont purement et simplement ignorés. Je corrige ça au plus vite mais d'ici là vous pouvez me les envoyer par mail.

Merci à Françoise de me l'avoir fait remarquer.

(Sinon j'aime beaucoup la nouvelle version de dotclear). Je recommande chaudement.

mardi, mars 23 2010

Voyager ...

ElrathiaKingi.jpgL’hérétique me demande ce que je ferais avec une machine à remonter dans le temps. Au risque de le décevoir, mon opinion n’est guère différente de la sienne. Déjà hors de question d’aller changer le cours de l’histoire comme le demande la « bien-pensance ». Je ne veux en aucun cas aller tuer Hitler, exemple le plus courant, car son règne au moins eu le mérite de débarrasser l’Europe du racisme pour un bon bout de temps. Qui sait quel serait notre monde sans cet épisode de l’Histoire ? Je ne prendrais pas le risque et n’interviendrais pas sur les événements.

Alors que pourrais-je bien faire ? Je n’oserais pas non plus faire un tour dans le futur, histoire de ne pas gâcher la surprise. Le futur sera ce que nous en ferons et il vaut mieux le changer que le visiter. Que reste-il à faire ? Voyager. Il y a tant de choses à explorer que les occupations ne manqueraient pas.

J’irais faire un tour dans les premières périodes de la Terre, regarder nos premiers ancêtres s’ébattre au milieu des trilobites. J’irais jeter un oeil sur les libellules d’un mètre de long qui peuplaient le carbonifère, ferais bien sûr une escale à chaque période du secondaire pour observer la compétition entre les reptiles mammaliens et les dinosaures pour la domination du monde, compétition qui se poursuit encore aujourd’hui à chaque fois qu’un faucon dévore un rongeur ou qu’un humain fait une omelette. Tout cela sans sortir de la machine, écologie oblige, il ne faudrait pas contaminer ces écosystèmes avec nos micro-organismes modernes.

Un petit saut dans l’ère tertiaire pour observer un Baluchiterium et je passerais à l’étude de l’animal le plus intéressant : l’humain. Et là que de choses à voir, que de lieux à visiter : l’Afrique des premiers hominidés, les premiers campements à utiliser le feu, les cultures paléolithiques, dont certaines touchaient plusieurs espèces. J’en profiterais pour observer les relations entre les différentes espèces d’hommes.

Et puis viendront toutes les civilisations antiques. Chaque peuple est intéressant, je voudrais visiter l'Égypte bien sûr, mais tous ses voisins, de la Nubie à la Perse. J'explorerais les comptoirs phéniciens, j'assisterais à la guerre de Troie, à l'émergence de l'empire perse et à sa chute sous les coups d'Alexandre. J'en profiterais pour faire un tour en Inde et en Chine, puis pour aller voir comment se portent les amérindiens. Je reviendrais par l'atlantique sud afin d'observer les cultures africaines et je remonterais dans le bassin méditerranée pour suivre les guerres puniques. Je crois que ma prudence me quitterait à ce moment-là et que je ne pourrais m'empêcher d'essayer de rencontrer Hannibal, incognito bien sûr. J'irais ensuite faire un tour dans les cultures celtiques et germaniques et reviendrais parcourir l'empire romain, observer son unicité et sa diversité. Toute l'histoire du monde m'intéresse et je voyagerais ainsi afin de comprendre son évolution.

...

Je crois bien qu’avec tout ça, j’oublierais de rentrer vivre ma vie, tellement celle de l’humanité est passionnante.

Image :
fossile de trilobite
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ElrathiaKingi.jpg
Auteur : DanielCD
Licence : CC

dimanche, mars 14 2010

Rassembler

Le modem a pris une claque aux régionales, c'est un fait.

Certains s'en sortent mieux que d'autres et Jean Lassalle fait un score appréciable. Que faire pour l'avenir ? La solution est dans le titre, alors que le mouvement démocrate voulait rassembler, il n'a réussi qu'à diviser sa famille politique, perdant les centristes dans un premiers temps et les démocrates dans un second.

Alors je plaide pour un grand rassemblement des démocrates, des républicains et des écologistes indépendants. Que ce soit au sein d'un parti ou en dehors peut importe. Il existe des gens en France qui veulent que le peuple s'en sorte, qui veulent que l'économie française soit au service des français, qui veulent que la politique française soit plus représentative. Ces gens vont du MRC et du PRG à Debout La République et une importante partie de l'UMP. Tous ces gens doivent s'unir s'ils ne veulent pas que notre pays aille dans le mur.

La droite peux dire merci à son leader

La droite fait en moyenne 25 % dans les régions. C’est le pire résultat de son histoire. Le front national rafle une partie de la mise, mais le score des deux réunis est souvent inférieur à 50%.

La droite peut dire merci à ceux qui la dirigent actuellement. Comme je l’ai dit dans mon billet sur l’abstention, c’est quand on oublie le peuple que les choses vont mal électoralement. J’espère que la droite sociale l’aura compris, et qu’elle prendra ses distances.

La droite peut toujours dire que l'abstention ne lui réussi pas, mais ce n'était pas son discours aux européennes, où elle revendiquait une victoire. Amis de la droite modérée, prenez des leçons de ce scrutin, et laissez tomber ceux qui ne veulent pas prendre en compte les français.

45% des électeurs ne sont pas représentés nationalement

Seconde leçon de ce scrutin. Les résultats ne sont que régionaux certes, mais quand même. 30 % pour le PS et 25 % pour l’UMP. La plupart des français n’ont pas votés. Si les résultats représentent quelque chose, ça veut dire que la plupart des représentant des français au parlement ne représentent plus rien.

Il faut à tout prix changer les règles de notre démocratie, le bipartisme ne rime à rien ! Les deux blocs n'existent plus.

dimanche, février 21 2010

Je n'aime pas cette Europe là

Non, je ne l'aime pas, car elle force la France à privatiser tout et n'importe quoi.

Pourquoi les jeux d'argent nationalisés posent ils un problème à l'Union Européenne ? Pourquoi les autres pays européens peuvent faire parier les français sur des sports français ? Qu'est ce que ça apporte aux européens de transférer plusieurs milliards de revenu de l'état français à des entreprises privées ?

Où es la liberté ans tout cela ? Quid de la liberté des français de réguler leur propre état ?

Non, cette Europe là, qui prive un peuple de ses propres revenus pour le donner à des entreprises dans des pays où la législation est plus souple ne me convient pas du tout.

mercredi, décembre 23 2009

Musique !

770px-Louis_Armstrong_NYWTS.jpgPour commencer, ça fait un moment que je n'ai pas parlé ici, je n'ai pas avoir écrit un billet qui ne vient pas d'une chaine depuis le mois de septembre... Et ce n'est pas aujourd'hui que je vais changer, vu que je répond à une chaine de Françoise. Je suis assez débordé depuis la rentrée, menant en parallèle mon Master (ce qui me demande déjà beaucoup de travail), et une micro-entreprise d'informatique. Mais j'aurais plus de temps libre à partir de janvier et je pourrais recommencer à bloguer sérieusement (et j'ai pas mal de choses à dire).

Le problème du jour est donc de citer sept chansons que j'apprécie. C'est beaucoup trop peu pour moi, car je suis aussi drogué à la musique qu'à la lecture. Je vais donc faire quelque chose de légèrement différent, c'est vous citer mes sept artistes préférés, et pour chacun le morceau que j'apprécie le plus.

Voici donc le classement, en partant de la fin, des artistes que j'apprécie le plus.

Septième :

Les White Stripes, c'est un groupe que je choisit un peu au hasard, faisant partie des nombreux artistes qui pourraient en prendre la place, mais en ce moment j'ai cette chanson dans la tête : Blue Orchid. Au passage, je vous met les liens sur Spotify en priorité, car au moins la musique rapporte aux artistes, et je n'aime pas le piratage. Si vous ne l'avez pas, demandez moi une invitation, ou allez sur leur site.

Sixième :

Queen, un groupe dont les prestations sur scène étaient assez impressionnantes, leur look est désormais très kitsch, mais certains de leurs morceaux sont parfaits (et venant de moi à propos de musique, c'est un excellent compliment). Je choisirait Under Pressure, pour avoir un peu de David Bowie, mais d'autres auraient pu prendre la place.

Cinquième :

Vivaldi, les quatre saisons, même si ce n'est pas très original j'adore, particulièrement l'interprétation de Janine Jansen, qui n'est malheureusement pas disponible en streaming.

Quatrième :

Jacques Brel, pour ses prestations scéniques. Sans hésiter, Ces Gens-là est celle que je préfère.

Troisième :

Beethoven, l'Hymne à la joie, la fin de la neuvième symphonie, est mon morceau préféré à partir du moment où on lui met des paroles (et en allemand de préférence), sans ça l'hymne européen est fade.

Second :

Je mettrais Händel sans aucune hésitation, c'est d'ailleurs uniquement la chanson ci dessous qui l'empêche d'être premier. J'ai choisi Zadoc The Priest, l'un des hymnes de couronnement, mais toute son œuvre le mériterait.

Premier :

Le groupe qui me rend le plus accroc est Pink Floyd. Je n'aime pas leurs premiers albums, mais je trouve que certains d'entre eux sont absolument fabuleux, et la chanson qui occupe le haut du palmarès est High Hopes (la version de Pink Floyd n'est pas en ligne, mais je vous met celle de Gilmour, ce qui n'est pas bien différent).

mardi, novembre 10 2009

Être Démocrate, c'est quoi ?

printempspeuples.jpgUne chaîne lancée par Némo, suite à la chaîne précédente ici.

Donc être démocrate c'est quoi ?

Premièrement, d'une manière basique, être démocrate, c'est vouloir vivre en démocratie, c'est-à-dire vouloir que le peuple soit souverain. Le peuple doit nommer ses représentants. Dans ce cas, tous les partis français sont démocrates, au moins publiquement, car aucun parti politique visible ne prône actuellement le retour à la monarchie ou bien l'établissement d'une dictature, oligarchie d'un système féodal...

Cependant, il peut y avoir beaucoup de formes de démocratie. Il en existe quelques-uns, il en a existé plus encore, et les possibilités sont illimitées.

D'une manière un peu plus précise, lorsqu'un Français se définit comme démocrate, c'est en général en référence à la vision qu'en avaient les philosophes des lumières : peuple souverain, présence d'une constitution, égalité devant la loi, séparation des pouvoirs et état de droit.

Déjà, si on admet cette définition pas mal de travail doit être fait dans notre pays. Toute forme d'aristocratie doit être exclue et la classe dirigeante française a, il faut l'avouer, de plus en plus de points communs avec une aristocratie (voire une oligarchie). L'état de droit n'est pas forcément assuré, car, même si on excepte certains privilèges liés à des amis haut placés, il faut avouer que la justice française ne marche plus et qu'elle peine de plus en plus à empêcher les "petites infractions" : vols, violences, harcèlement ...

La souveraineté du peuple français est soumise aux informations qui leurs parviennent et la séparation des pouvoirs n'est pas assurée. La constitution, même si elle est bien présente, n'est pas parfaite et elle pourrait comporter certains articles supplémentaires.

De plus de cette acceptation particulière du fonctionnement de la démocratie, être démocrate en France, en tant que membre d'un courant politique, c'est adhérer aux valeurs de la république : liberté, égalité, fraternité.

Némo a définit des trois termes, mais ma définition est légèrement différente.

La liberté, pour moi, c'est l'état de droit et la liberté individuelle. Chacun doit être libre de faire ce qu'il veut, à partir du moment ou sa liberté ne nuit pas à celle d'un autre et la loi doit donc être respectée par tous, car elle est le carcan qui définit dans quelles conditions nous sommes tous les plus libres possibles. Certaines position libertaires sont donc incompatibles avec cette liberté républicaine. Par exemple le piratage informatique, s'il semble pour certains une expression de la liberté individuelle, empêche certaines personnes de profiter pleinement de leur travail. Le non-respect du code de la route, sous prétexte d'être libre de faire ce qu'il nous plaît, nuit à la sécurité des autres. L'ultra-libéralisme comme certains l'appellent, c'est-à-dire la position selon laquelle on devrait laisser les entreprises faire ce qu'elles veulent, doit toujours être soumis au respect de la loi. La libre circulation des marchandises est une bonne chose, si les conditions écologiques et sociales pour son application sont réunies. Quant à la position de certains libéraux, qui considèrent que réduire les impôts est la principale nécessité, je ne la partage pas.

L'égalité, second principe de la devise de la république, est donc la condition à l'application de la liberté. De même la vision de l'égalité est particulière. L'égalité collectiviste nuit généralement à la liberté. Chacun doit pouvoir gagner le fruit de son travail, essayer un métier si cela ne met personne en danger, dépenser, conserver ou investir son capital à sa guise. De même l'égalité implique que les élus n'aient pas de privilèges, que l'accession aux responsabilités soit possible pour tous et donc que la candidature à des élections soit facilitée et la proportionnelle généralisée.

Le troisième principe, la fraternité, est lui aussi conditionné. Chacun doit participer à l'aide collective aux personnes en difficulté, mais dans le respect de l'égalité, sans injustices.

Être démocrate serait donc être partisan d'une juste application et d'un juste équilibre entre ces principes, dans le cadre de l'état de droit, de la séparation des pouvoirs et de la souveraineté du peuple pleine et entière.

Ensuite une question me taraude : quelle est la différence entre un démocrate et un républicain en France. Némo soutient que les démocrates sont des républicains. Je n'en suis pas sûr. En France le courant républicain est un courant qui défend les mêmes valeurs que les démocrates, mais souvent qui a des idées différentes à propos de l'Union Européenne. Je pense que des républicain seraient plutôt pour un modèle confédéral, permettant à la France de garder toute sa souveraineté, bien qu'ayant des liens serrés et des politiques communes avec ses voisins. La sphère républicaine, qu'elle soit de droite ou de gauche, sera plus nationaliste. Les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à un fédéralisme, à condition que les institutions soient démocratiques, de même que les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à l'établissement d'un état fédéral en France, à une gouvernance mondiale, ou toute autre organisation politique où les droits du peuple et sa souveraineté serait respectée (du moins dans l'absolu, même si sur certains dossier ça ne peut pas être le cas de tout le monde).

Les républicains seraient donc des démocrates, partageant les mêmes valeurs, mais ayant des revendications supplémentaires (unité et indépendance de la République Française, quelle que soit la situation). Du coup je serais plutôt républicain que démocrate, bien que modéré.

J'aimerais bien avoir l'avis de Némo sur ce point particulier, ainsi que des autres bloggeurs qui pourraient répondre à cette chaîne.

Par contre, n'ayant pas beaucoup de temps pour parcourir tous mes blogs préférés, et comme mes cibles favorites n'ont pas forcément le temps de répondre à toutes les chaînes que je leur envoie, je me contenterais de laisser tous ceux qui le souhaitent parmi mes lecteurs répondre à cette chaîne (et à la prochaine aussi). Je vous rétrotagguerais afin que l'intégrité de la chaîne soit respectée.

jeudi, octobre 22 2009

Que faisais-je à 23 ans ?

Paris_125.jpgJ'ai été taggué par Némo dans cette chaine.

Alors que faisais je à 23 ans ? Rien, je ne suis pas encore devin, et je commencerais à en avoir une idée le mois prochain. Alors, à 22 ans, vu que c'est là où j'en suis en ce moment ?

A 22 ans je suis étudiant en Maîtrise de bioinformatique. Alors, certes, je suis en retard de deux années d'études, car j'ai eu la mauvaise idée d'aller en fac pour tenter une licence de physique, avant de reprendre un chemin plus prometteur, mais certains ont plus de retard encore.

J'étudie donc, mais n'aimant pas bien les études supérieures et étant autodidacte, j'ai aussi créé mon entreprise. En effet, j'ai de l'avance sur le programme sur le plan technique et ça me laisse un peu de temps pour travailler en dehors.

Mon expérience professionnelle se résume donc à pas mal de manutention, un job d'employé communal, un peu de grande distribution (la seule fois où j'ai eu un petit coup de piston, mais ça n'allait pas chercher bien loin). Après cela j'ai travaillé dans deux laboratoires, une fois en tant qu'informaticien et une fois en tant que technicien polyvalent (biologie, informatique, qualité et statistiques). Enfin, j'ai bossé en tant qu'informaticien pour une entreprise d'import/export qui monte une boutique sur internet et j'ai monté mon entreprise de conseil en informatique, qui me permet de travailler avec des TPE et des associations. Tout cela cumulé me fait plus d'un an d'expérience professionnelle à temps plein, par à-coups depuis que j'ai 18 ans.

J'attends avec impatience l'année prochaine, que je pourrais réaliser en alternance et qui verra la fin de mes études supérieures, après sept ans (d'ailleurs si vous connaissez une boite qui a besoin d'un cadre en informatique et/ou en biologie ... enfin bref).

Donc à 23 ans, je serais probablement en train de faire le dernier pas vers une vie professionnelle un peu plus stable. En ce qui concerne ma vie privée je ne vois pas trop ce qui pourrait changer, je vis en couple depuis mes 19 ans, l'essentiel des revenus étant assurés par ma copine (et des coups de pouce de mes parents), les revenus de mon entreprise me permettant principalement d'avoir un matériel informatique de qualité, d'acquérir tous les logiciels nécessaires à mon travail (et oui, je ne pirate pas), et d'assurer les dépenses personnelles indispensables.

Rien de bien spécial donc, je suis seulement un jeune qui cherche à s'armer pour vivre dans la société, tout en essayant de se débrouiller un peu. Passionné de politique, j'ai également tenté de m'impliquer, mais sans connaître personne. Je suis quelque part entre les libéraux, les républicains et les démocrates, avec un souci pour l'écologie qui me fait relativiser un peu, et j'ai du coup un peu de mal à trouver ma place.

J'ai sympathisé avec certains membres du modem dans le cantal et nous avons mené une campagne conjointe avec une partie de la droite locale pour les municipales. J'étais candidat, en position éligible, mais nous avons perdu, Aurillac étant une ville bien à gauche (avec un score très honorable de 40% au second tour, à comparer aux 15% de la liste RPR-UDF des élections précédentes). Donc pas de mandat et d'ailleurs pas beaucoup d'ambition non plus, je suis passionné pour la vie publique, mais pas au point de vouloir tout lâcher pour m'y impliquer, même si j'avais la moindre chance d'être élu quelque part, car je pense qu'il faut avoir un minimum de vie derrière soi pour prétendre décider pour les autres.

Alors, je pense que vous devez deviner ce que je pense de la nomination de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD. Je pense qu'il n'y a guère d'égalité républicaine dans un tel choix et que de très nombreuses personnes de son âge seraient plus compétentes que lui à ce poste. Moi probablement pas, je n'ai que peu de compétences en droit et c'est une lacune à résoudre avant de briguer ce type de poste (remarquez il n'a pas l'air particulièrement compétent non plus), mais la plupart des diplômés de son âge en droit, économie ou commerce le seraient de très loin.

Et si on sort de cette classe d'âge, alors quasiment tout le monde est plus compétent que lui, du moins toute personne travaillant dans l'économie ou participant à la gestion d'une entreprise.

Je ne suis pas en avance sur ce tag et beaucoup de monde a été taggué, alors je ne passerais le relais qu'à Florent et Françoise.

mardi, octobre 13 2009

Ploutocratie, Népotisme et Mépris

Voilà, c'est tout ce que m'inspire la politique actuelle dans notre pays : cette nouvelle devise. Et il parait que je suis de droite. Où est la république ? Je me le demande bien.

lundi, septembre 14 2009

Lisons...

Latin_dictionary.jpgJ'ai été taggué par Némo dans une chaîne sur les livres. Ca tombe bien, je suis un lecteur compulsif. Je me lance donc.



1 - Plutôt corné ou marque page ?
Corné ? C'est une hérésie ! Qui ose faire ce genre de choses ? J'utilise un marque page bien sûr, d'autant plus que les quelques centaines de cartes de visites que j'ai reçu pour mon entreprise en constituent une source inépuisable. Je considère les livres comme des objets (au moins) sacrés, et jamais je ne les abîmerais autrement qu'en les lisant une dizaine de fois.

2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, c'est quasiment la seule chose qui me faisait plaisir quand j'étais (plus) jeune, et j'en reçoit encore fréquemment, c'est aussi une des seules choses que j'offre. Le dernier que j'ai reçu est, je crois, l'ultime tome de Dune : le Triomphe de Dune. Le dernier que j'ai offert est un livre sur la science à ma copine la dernière fois qu'on a été à la librairie.

3 – Lis-tu dans ton bain ?
Mon Dieu ! Quelle idée ! Abîmer un livre avec de la vapeur d'eau !

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Même plusieurs, je pense que je le ferais un jour (enfin que je dépasserait les cinquante pages). Reste à savoir si ce sera un livre sérieux où de la science fiction.

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Ca dépend, j'aime bien les séries de mes auteurs de science fiction préférés, Franck Herbert et Isaac Asimov (oui c'est pas très original) et je lis sans problème les séries, mais il faut que ce soit bien écrit, sinon je n'irais pas jusqu'au bout.

6 – As-tu un livre culte ?
J'ai lu moultes fois Dune et ses dérivés, c'est ce qui doit s'apparenter le plus chez moi à un livre culte.

7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?
La plupart des livres que je lis ont été écrits par des morts (de leur vivant). J'aimerais bien, mais je crains fort devoir attendre quelques décennies avant de me les faire dédicacer (et d'ailleurs je l'espère). Après si il y en a qui veulent me rendre visite je les accueillerais avec plaisir :-) .

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?
Ca dépend, il faut que quelqu'un soit suffisamment intéressé pour en parler avec moi, et comme je suis boulimique, ça doit être dur à suivre.

9 – Comment choisis-tu tes livres ?
Pour les livres "sérieux", c'est plutôt par le bouche à oreille, pour les romans, j'aime bien acheter tout ce qu'ont écrit les auteurs que j'aime bien, et je complète mes collections, collections qui commencent généralement quand on m'offre ou on me prête un livre. Après il m'arrive de craquer quand je rend ma visite bimensuelle à un de mes libraires préférés et d'acheter un livre que je n'avais pas prévu.

10 – Aimes-tu relire ?
Oui, je relis toujours les livres que j'ai aimé, et certains ont tellement été relus qu'ils ne ressemblent plus à grand chose. On découvre toujours des petites choses en plus. De plus j'aime bien lire plusieurs livres en même temps (au moins un roman et un livre "sérieux"), et relire s'accommode bien avec cette pratique.

11 – Une lecture inavouable ?
De toutes façons je ne l'avouerais pas ;-). Sérieusement, je n'ai rien lu qui ne soit avouable.

12 – Des endroits préférés pour lire ?
Partout et tout le temps. L'endroit que je fréquente le plus pour cela est mon lit, suivi de près par mon canapé, mais je lis partout où c'est possible.

13 – Un livre idéal serait pour toi ?
Un livre. Je lis tout ce qui me tombe sous la main. Un livre idéal pourrait être pour moi un livre très très long et bien écrit (genre au moins vingt mille pages). Si vous en connaissez un...

14- Lire et manger ?
Partout et tout le temps, y compris devant un repas.

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?
Partout et tout le temps, y compris quand il y a du bruit, de toute façon j'ai une capacité étonnante à faire abstraction du monde qui m'entoure quand je lis, ma copine connaît bien le problème.

16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?
Bien sûr, un livre est plus important qu'une nuit de sommeil, et de toutes façons mon cerveau ne me laissera pas dormir.

17 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
Tous les auteurs que je n'ai pas encore lu. Tocqueville est le principal pour l'instant, mais il est bien placé sur ma liste.

18 – Ton livre de chevet tout de suite ?
Je suis en train de relire l'Empereur-Dieu de Dune, une nouvelle fois. Je viens de terminer les Confessions de Saint Augustin, et je viens de commencer La science, l'homme et le monde : Les nouveaux enjeux, mais je me le suis fait piquer par ma copine (en même temps c'est celui que je lui ai offert).

Bon allez hop, je vais tagguer Florent, pour son retour de vacances, le canard à l'orange et l'hérétique et Olibé.

dimanche, août 23 2009

Une alliance du Modem au PCF ?

C'est une des actualités du moment : Marielle de Sarnez a été applaudie par les militants socialistes aux ateliers d'été de "l'espoir à gauche". La question commence à se poser. Y aura il une alliance du PCF au MoDem ? Cette alliance est elle souhaitable ?

Je vous en avais déjà parlé, je préfère la droite à la gauche, car je trouve que la gauche est, pour l'instant, fondamentalement hypocrite. Elle n'a pas de réelle unité, ni une définition claire. Je devrais donc être opposé à cette alliance.

Il n'en est rien. Je serais d'accord avec une telle alliance, si elle se base sur un programme. Après peu importe que le PCF soit l'héritier des staliniens, si ils donnent leur accord avec un programme à tendance libérale/démocrate/durable, je pourrais voter pour un tel rassemblement.

Le gros problème est que la gauche doit enfin cesser avec certaines de ses positions, notamment arrêter de penser que les immigrés clandestins doivent avoir la citoyenneté Française dès qu'il passent la frontière, arrêter de financer encore et toujours les plus pauvres alors qu'il faudrait leur permettre de vive avec leurs salaires. Il faudrait aussi qu'ils arrêtent de penser que l'être humain est foncièrement bon, et que la criminalité n'existe qu'à cause de la pauvreté.

De même, il faudrait que les verts se décident enfin entre une économie de marché adaptée à l'environnement, et une décroissance libertaire forcée, et que le PCF se décide entre l'économie de marché et le marxisme.

Les alliances du modem doivent se baser sur la présence ou non d'un programme modemo-compatible, et pas sur l'étiquette du parti. Seulement, il faudrait déjà que les partis, modem y compris, fassent leur propres programmes.

mardi, août 4 2009

Expérience scientologue

Un billet très intérressant sur la scientologie, et sa manière de recruter : c'est ici.

dimanche, août 2 2009

Nouvelle chaîne : chocolat

800px-Bar_of_Guittard_chocolate.jpgUne chaîne qui donne faim pour une fois : une chaîne sur le chocolat. J'ai été taggué par Nemo, lui même par le faucon, lui même taggué par un blog appelé les peuples du soleil, que je n'avais jamais visité avant.

Alors, quel amateur de chocolat suis-je ?

1/ Quel type de chocolat : Chocolat noir, chocolat au lait, chocolat blanc ?
Chocolat noir, très noir, très très noir, je n'ai que ça chez moi.

2/ Sous quelle forme : Boisson, tablette, bouchée ?
Je bois très souvent un chocolat chaud le matin, à peu près tous les trois jours, cela dépend de mon humeur. Bien sûr je prend toujours du chocolat très riche en cacao, je trouve le chocolat sucré immonde. J'apprécie un carré de chocolat avec mon thé, je l'aimais avec le café aussi, mais ces temps ci mon estomac me l'interdit. Sinon je l'apprécie sous toutes ses formes, mais je préfère éviter d'en consommer trop.

3/ Quelle origine : Chocolat belge, suisse, autre, tous ?
A vrai dire je ne m'y connais pas assez pour faire le choix, je suppose que je consomme les deux, et du chocolat d'un peu partout vu que les chocolats que je mange sont soit des tablettes, soit ceux que l'on m'offre.

4/ Un dessert au chocolat : Tarte au chocolat, Gâteau au chocolat, glace au chocolat (les recettes sont bienvenues ;) )
Paradoxalement, je n'aime pas les desserts chocolatés. Du chocolat en trop grande quantité m'écoeure, le chocolat doit absolument être mélangé à autre chose pour que je l'apprécie en quantité. Alors deux desserts à base de chocolats, suffisamment simples pour être consommés assez souvent sont à égalité.
Le premier est le brownie classique, accompagné de crème anglaise, que je réalise souvent à cause de mon stock de noix à écouler.
La seconde manière pour consommer du chocolat en dessert est la glace. J'aime moyennement la glace au chocolat, mais j'agrémente une bonne glace à la vanille avec un nappage de chocolat (simplement du chocolat fondu avec un peu de lait pour la texture), auquel sont ajoutés quelques petites confiseries composée d'une cacahuète enrobée de chocolat (je vous laisse deviner lesquelles). Je laisse tout ça au congélateur quelques temps, pour éviter que le chocolat fasse fondre la glace, et voilà.

5/ A boire avec du chocolat : un whisky, une liqueur, un cognac/armagnac, de l’eau tout simplement, un vin rouge ?
Je ne me suis jamais vraiment posé la question, la seule chose que je bois avec mon chocolat c'est du thé, et très rarement comme je le disait plus haut, du café. Donc qui dit café, dit café/cognac ou café/whisky, mais maintenant que vous m'avez donné l'idée je vais tester avec tout ça.

Bon étant donné qu'il est l'heure du thé, et que tout cela m'a donné faim, je passe vite fait la patate à florent et Olibé, (j'attend aussi la réponse de l'hérétique) et je vous laisse.

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