Blog de Vincent15 pour une société durable et républicaine

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jeudi, janvier 7 2010

Réaction sur le rejet de la taxe Carbone

          Comme vous le savez probablement, la taxe carbone (ou contribution climat-énergie) à été rejetée par le conseil constitutionnel. Le collectif sauvons le climat a publié sa réaction. Je voulais écrire un billet plus précis que le précédent, mais comme je suis d'accord en tout point avec leur position, je me contente de la relayer.

Lire la réaction du collectif sauvons le climat.


mardi, décembre 29 2009

La taxe carbone rejetée par le conseil constitutionnel

A_daisy_and_two_blue_flowers.jpgLa taxe carbone (ou plus précisément la contribution climat énergie) a été rejetée par le conseil constitutionnel. Le conseil a estimé que les exonérations créaient une "rupture d'égalité" devant l'impôt. "Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone" selon le conseil.

Je vous ai déjà parlé bien souvent de la taxe carbone, et de ce que j'en pensait. Je remercie le conseil constitutionnel d'avoir abrogé cette loi, et je maintient que seule une taxation appliquée à l'ensemble des produits serait efficace. J'espère donc que ce sera l'occasion pour le gouvernement de prendre une meilleure voie. Je souhaite toujours que tous les français reçoivent une compensation forfaitaire, avec éventuellement un plus dans certains cas particuliers, et que celle ci ne soit pas réservée aux revenus les plus bas, ce qui ferait qu'une fois encore, ce seraient les classe moyennes qui supportent l'essentiel de l'effort (bouclier fiscal aidant).

mercredi, décembre 23 2009

Métaphore

Bon, après quelques discussions avec des amis, je vous ressors une métaphore que j'avais utilisé chez l'hérétique, mais cette fois en un peu plus détaillée.

Imaginez que vous êtes un piéton, dans un groupe, arrivant à un passage où vous avez la priorité, et qu'un camion, dont vous ne voyez pas le conducteur, arrive à vive allure. Vous ne savez pas si le conducteur souhaite s'arrêter ou non. Vous pouvez continuer à marcher en disant que le camion va s'arrêter et traverser devant lui, ou attendre pour traverser de voir s'il s'arrête ou pas.

Votre esprit calcule que si le camion continue à la même vitesse et vous aussi, vous allez vous faire écraser. Cependant, vous ne connaissez pas le chauffeur, vous ne savez pas s'il va s'arrêter parce qu'il respecte scrupuleusement le code de la route, ou s'il va passer parce qu'il est borné ou qu'il ne vous a pas vu. Il est même possible que le conducteur vous en veuille personnellement, ou à un membre de votre groupe et fasse un détour pour vous écraser sur le trottoir.

Le camion c'est le climat, le groupe de piétons l'humanité et le conducteur les principes physiques qui dirigent le climat et que nous ne maîtrisons pas parfaitement.

Ce que disent la plupart des scientifiques, c'est qu'il faut s'arrêter, ou du moins maîtriser son allure, pour essayer de voir le chauffeur et que s'il fait signe de passer ou qu'il s'arrête, vous pourrez éventuellement y aller. D'autres estiment qu'on peut continuer un peu, et que quand on verra le chauffeur, on verra bien si on peut ou pas faire demi-tour.

Ce que comprennent les journalistes, c'est qu'il est impossible que le chauffeur s'arrête. Ce que disent les opposants au réchauffement anthropique, c'est que le camion va s'arrêter quoi qu'il arrive, sans plus le connaître que les autres, et qu'il vaut mieux traverser que perdre du temps. Certains écologistes sont persuadés que le chauffeur va nous écraser quoi qu'on fasse. La plupart des politiques veulent s'arrêter, mais surtout pas en premier pour pas que les autres prennent de l'avance.

Le sommet de Copenhague, c'est une dispute entre les piétons ou chacun essaie de trouver une solution pour ne pas s'arrêter en s'arrangeant pour que le camion écrase les autres.

Et vous, vous feriez quoi ?

Musique !

770px-Louis_Armstrong_NYWTS.jpgPour commencer, ça fait un moment que je n'ai pas parlé ici, je n'ai pas avoir écrit un billet qui ne vient pas d'une chaine depuis le mois de septembre... Et ce n'est pas aujourd'hui que je vais changer, vu que je répond à une chaine de Françoise. Je suis assez débordé depuis la rentrée, menant en parallèle mon Master (ce qui me demande déjà beaucoup de travail), et une micro-entreprise d'informatique. Mais j'aurais plus de temps libre à partir de janvier et je pourrais recommencer à bloguer sérieusement (et j'ai pas mal de choses à dire).

Le problème du jour est donc de citer sept chansons que j'apprécie. C'est beaucoup trop peu pour moi, car je suis aussi drogué à la musique qu'à la lecture. Je vais donc faire quelque chose de légèrement différent, c'est vous citer mes sept artistes préférés, et pour chacun le morceau que j'apprécie le plus.

Voici donc le classement, en partant de la fin, des artistes que j'apprécie le plus.

Septième :

Les White Stripes, c'est un groupe que je choisit un peu au hasard, faisant partie des nombreux artistes qui pourraient en prendre la place, mais en ce moment j'ai cette chanson dans la tête : Blue Orchid. Au passage, je vous met les liens sur Spotify en priorité, car au moins la musique rapporte aux artistes, et je n'aime pas le piratage. Si vous ne l'avez pas, demandez moi une invitation, ou allez sur leur site.

Sixième :

Queen, un groupe dont les prestations sur scène étaient assez impressionnantes, leur look est désormais très kitsch, mais certains de leurs morceaux sont parfaits (et venant de moi à propos de musique, c'est un excellent compliment). Je choisirait Under Pressure, pour avoir un peu de David Bowie, mais d'autres auraient pu prendre la place.

Cinquième :

Vivaldi, les quatre saisons, même si ce n'est pas très original j'adore, particulièrement l'interprétation de Janine Jansen, qui n'est malheureusement pas disponible en streaming.

Quatrième :

Jacques Brel, pour ses prestations scéniques. Sans hésiter, Ces Gens-là est celle que je préfère.

Troisième :

Beethoven, l'Hymne à la joie, la fin de la neuvième symphonie, est mon morceau préféré à partir du moment où on lui met des paroles (et en allemand de préférence), sans ça l'hymne européen est fade.

Second :

Je mettrais Händel sans aucune hésitation, c'est d'ailleurs uniquement la chanson ci dessous qui l'empêche d'être premier. J'ai choisi Zadoc The Priest, l'un des hymnes de couronnement, mais toute son œuvre le mériterait.

Premier :

Le groupe qui me rend le plus accroc est Pink Floyd. Je n'aime pas leurs premiers albums, mais je trouve que certains d'entre eux sont absolument fabuleux, et la chanson qui occupe le haut du palmarès est High Hopes (la version de Pink Floyd n'est pas en ligne, mais je vous met celle de Gilmour, ce qui n'est pas bien différent).

mardi, novembre 10 2009

Être Démocrate, c'est quoi ?

printempspeuples.jpgUne chaîne lancée par Némo, suite à la chaîne précédente ici.

Donc être démocrate c'est quoi ?

Premièrement, d'une manière basique, être démocrate, c'est vouloir vivre en démocratie, c'est-à-dire vouloir que le peuple soit souverain. Le peuple doit nommer ses représentants. Dans ce cas, tous les partis français sont démocrates, au moins publiquement, car aucun parti politique visible ne prône actuellement le retour à la monarchie ou bien l'établissement d'une dictature, oligarchie d'un système féodal...

Cependant, il peut y avoir beaucoup de formes de démocratie. Il en existe quelques-uns, il en a existé plus encore, et les possibilités sont illimitées.

D'une manière un peu plus précise, lorsqu'un Français se définit comme démocrate, c'est en général en référence à la vision qu'en avaient les philosophes des lumières : peuple souverain, présence d'une constitution, égalité devant la loi, séparation des pouvoirs et état de droit.

Déjà, si on admet cette définition pas mal de travail doit être fait dans notre pays. Toute forme d'aristocratie doit être exclue et la classe dirigeante française a, il faut l'avouer, de plus en plus de points communs avec une aristocratie (voire une oligarchie). L'état de droit n'est pas forcément assuré, car, même si on excepte certains privilèges liés à des amis haut placés, il faut avouer que la justice française ne marche plus et qu'elle peine de plus en plus à empêcher les "petites infractions" : vols, violences, harcèlement ...

La souveraineté du peuple français est soumise aux informations qui leurs parviennent et la séparation des pouvoirs n'est pas assurée. La constitution, même si elle est bien présente, n'est pas parfaite et elle pourrait comporter certains articles supplémentaires.

De plus de cette acceptation particulière du fonctionnement de la démocratie, être démocrate en France, en tant que membre d'un courant politique, c'est adhérer aux valeurs de la république : liberté, égalité, fraternité.

Némo a définit des trois termes, mais ma définition est légèrement différente.

La liberté, pour moi, c'est l'état de droit et la liberté individuelle. Chacun doit être libre de faire ce qu'il veut, à partir du moment ou sa liberté ne nuit pas à celle d'un autre et la loi doit donc être respectée par tous, car elle est le carcan qui définit dans quelles conditions nous sommes tous les plus libres possibles. Certaines position libertaires sont donc incompatibles avec cette liberté républicaine. Par exemple le piratage informatique, s'il semble pour certains une expression de la liberté individuelle, empêche certaines personnes de profiter pleinement de leur travail. Le non-respect du code de la route, sous prétexte d'être libre de faire ce qu'il nous plaît, nuit à la sécurité des autres. L'ultra-libéralisme comme certains l'appellent, c'est-à-dire la position selon laquelle on devrait laisser les entreprises faire ce qu'elles veulent, doit toujours être soumis au respect de la loi. La libre circulation des marchandises est une bonne chose, si les conditions écologiques et sociales pour son application sont réunies. Quant à la position de certains libéraux, qui considèrent que réduire les impôts est la principale nécessité, je ne la partage pas.

L'égalité, second principe de la devise de la république, est donc la condition à l'application de la liberté. De même la vision de l'égalité est particulière. L'égalité collectiviste nuit généralement à la liberté. Chacun doit pouvoir gagner le fruit de son travail, essayer un métier si cela ne met personne en danger, dépenser, conserver ou investir son capital à sa guise. De même l'égalité implique que les élus n'aient pas de privilèges, que l'accession aux responsabilités soit possible pour tous et donc que la candidature à des élections soit facilitée et la proportionnelle généralisée.

Le troisième principe, la fraternité, est lui aussi conditionné. Chacun doit participer à l'aide collective aux personnes en difficulté, mais dans le respect de l'égalité, sans injustices.

Être démocrate serait donc être partisan d'une juste application et d'un juste équilibre entre ces principes, dans le cadre de l'état de droit, de la séparation des pouvoirs et de la souveraineté du peuple pleine et entière.

Ensuite une question me taraude : quelle est la différence entre un démocrate et un républicain en France. Némo soutient que les démocrates sont des républicains. Je n'en suis pas sûr. En France le courant républicain est un courant qui défend les mêmes valeurs que les démocrates, mais souvent qui a des idées différentes à propos de l'Union Européenne. Je pense que des républicain seraient plutôt pour un modèle confédéral, permettant à la France de garder toute sa souveraineté, bien qu'ayant des liens serrés et des politiques communes avec ses voisins. La sphère républicaine, qu'elle soit de droite ou de gauche, sera plus nationaliste. Les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à un fédéralisme, à condition que les institutions soient démocratiques, de même que les démocrates ne verraient pas d'inconvénient à l'établissement d'un état fédéral en France, à une gouvernance mondiale, ou toute autre organisation politique où les droits du peuple et sa souveraineté serait respectée (du moins dans l'absolu, même si sur certains dossier ça ne peut pas être le cas de tout le monde).

Les républicains seraient donc des démocrates, partageant les mêmes valeurs, mais ayant des revendications supplémentaires (unité et indépendance de la République Française, quelle que soit la situation). Du coup je serais plutôt républicain que démocrate, bien que modéré.

J'aimerais bien avoir l'avis de Némo sur ce point particulier, ainsi que des autres bloggeurs qui pourraient répondre à cette chaîne.

Par contre, n'ayant pas beaucoup de temps pour parcourir tous mes blogs préférés, et comme mes cibles favorites n'ont pas forcément le temps de répondre à toutes les chaînes que je leur envoie, je me contenterais de laisser tous ceux qui le souhaitent parmi mes lecteurs répondre à cette chaîne (et à la prochaine aussi). Je vous rétrotagguerais afin que l'intégrité de la chaîne soit respectée.

vendredi, octobre 30 2009

Identité nationale

Lar9_philippo_001z.jpgLa majorité lance un grand débat sur l'identité nationale. Que signifie être français aujourd'hui ? J'ai quelque chose à dire à la majorité : l'identité nationale ne se définit pas, elle est et c'est tout. L'identité nationale ne nous appartient pas, elle appartient pour moitié aux générations de français qui nous ont précédé et pour moitié aux générations qui vont nous suivre. La France c'est avant tout un passé et un avenir. Être français c'est admettre faire partie des héritiers des premiers, et préparer la vie des seconds.

Qu'est-ce que la France ? La France est un pays né de l'effondrement de l'Empire Romain et du mélange de cultures qui en a résulté. Un socle gallo-romain, une aristocratie germanique, un territoire cloisonné par les Pyrénées, les Alpes et le Rhin et mille années d'Histoire avec des brassages de population divers et variés, voilà ce qui a donné la France. Être français, est-ce descendre d'ancêtres français ? Je pense que personne ne peut assurer en France qu'il descend en majorité des Franc. Même l'auto-proclamé duc d'Orléans ne peut se prétendre français de pure souche.

Le président parle de la terre, qui serait un élément déterminant dans l'identité nationale. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que les personnes qui ne sont pas attachés à la terre ne sont pas français ? Ou encore qu'être français c'est vivre en France ? Dans le premier cas, je n'ai aucune racine précise, étant descendant d'immigrés et de travailleurs plutôt nomades. Dans le second cas, les expatriés ne sont plus français et les immigrés le sont ? Je pense que c'était plus des paroles en l'air pour faire plaisir aux agriculteurs qu'autre chose.

Alors qu'est ce qu'être français ? Pour moi être français c'est avant tout respecter les valeurs de laRépublique française, celles qui sont inscrites dans la constitution. La liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité en font partie, ainsi que l'attachement aux droits de l'homme. Le droit du sol ou le droit du sang ne sont pas suffisant à mon avis, avis partagé par l'hérétique qui propose une citoyenneté à points. C'est une bonne idée, pas parfaite, peut être pas applicable à tout le monde, mais je n'en vois pas de meilleure et ça peut constituer une bonne piste de réflexion pour l'acquisition de la nationalité.

Le débat sur la citoyenneté peut difficilement être séparé de celui sur l'immigration et à propos d'immigration, il y a pas mal d'erreurs commises par notre pays. Premièrement, il faut bien distinguer immigration de peuplement et immigration de travail, ce qui n'est pas toujours le cas. Je pense qu'on ne doit pas forcer un étranger à devenir français s'il veut travailler en France, car sinon les gens ne demanderons la nationalité que pour cela. Un étranger doit pouvoir devenir français s'il le souhaite vraiment et qu'il ait besoin de passer un "examen" pour cela, je trouve ça normal. Après, en ce qui concerne l'intégration, elle se fera toute seule si on règle les problèmes de manque mixité sociale et d'égalité républicaine. L'intégration des enfants d'immigrés se fait avant tout à l'école, celle des immigrés au travail (avec éventuellement des passages à l'école pour eux aussi), mais pas dans les ministères.

Je proposerais aussi de cesser d'autoriser la double nationalité. Franchement, je suis sûr que je vais choquer, mais je trouve que ça ne rime à rien. Peut on être français et d'une autre nationalité en même temps ? Je pense qu'il faut apprendre à choisir. Je suis d'accord pour accorder la nationalité française à des étrangers, pour donner la double nationalité aux mineurs, mais il faut que l'acquisition définitive de la nationalité française entraîne la perte de l'autre. Je comprends très bien qu'on soit attaché à ses racines, je suis fier des miennes personnellement, mais je ne vois pas pourquoi on devrait officialiser ça. Bien sûr il faudrait accorder des avantages pour obtenir une carte de séjour quand on a de la famille française, accorder des facilités de retour à la nationalité française pour ceux qui l'ont perdu et assurer des droits à peu près équivalents aux étrangers en France, à quelques exceptions près comme le vote pour les législatives, les présidentielles et les régionales.

jeudi, octobre 29 2009

Europe : et si on arrêtait de mettre la charrue avant les boeufs ?

European_flag_outside_the_Commission.jpgAujourd'hui, comme le traité de Lisbonne a été accepté (bel exemple de démocratie soit dit en passant), les Européens se demandent quel type de président nous devons avoir pour l'Europe.

Moi je me demande une chose : avant de désigner un président, si on définissait enfin ce qu'est l'Union Européenne. À quoi doit elle servir ? Une fédération ou une confédération ? Un pays composé de plusieurs états membres, ou une alliance resserrée d'états indépendants. Dans le premier cas comment comptent ils faire avec douze nouveaux états membres qui ont seulement une vingtaine d'années d'indépendance réelle et qui ne veulent pas abandonner leur souveraineté tout de suite. Dans le second cas, comment vont ils faire pour que l'Europe ait une voix qui compte malgré les dissonances internes ? Quelle sera la voix de l'Europe ? Celle de la majorité des états membres ? Imaginez pour la guerre en Irak, aurait-il fallu que la France envoie ses troupes parce que la majorité de l'Europe le voulait ? Celle de son président ? C'est encore pire !

Pour que l'Europe ait une voix qui compte au niveau international, il faut aussi que celle-ci ait d'autres atout que son économie pour parlementer. La diplomatie c'est bien, l'argent aussi, mais si l'Europe veut vraiment compter au niveau international, il faudrait qu'elle puisse brandir d'autres menaces que le retrait de ses subventions. Une diplomatie Européenne a besoin d'une armée Européenne capable de constituer une force d'interposition et de persuasion. Et un président européen à besoin d'une diplomatie européenne pour épauler son action internationale.

Je vois tout de suite poindre les critiques de la part des souverainistes, mais avoir une armée Européenne efficace ne signifie pas forcément abandonner la souveraineté de la France. Dans un contexte confédéral, il suffirait d'imposer aux états membres (ou seulement à ceux souhaitant participer aux forces armées le cas échéant) de mettre en commun leur recherche, une partie de leur administration et imposer un effectif minimal aux armées nationales en fonction de leur population et/ou de leur PIB. L'armement européen a en effet beaucoup de retard sur les USA, un seul porte avion est opérationnel en Europe, le résultat des programmes concurrents Eurofighter / Rafale est une perte d'argent inutile, argent qui a beaucoup manqué au développement des drones européens. La force de frappe nucléaire Européenne est ridicule, alors que deux états membres siègent de manière permanente au conseil de sécurité de l'ONU. L'armée française est une des plus touchées par cette baisse d'efficacité. Seul un tiers des char Leclerc serait opérationnel, la France ne peut envoyer que deux hélicoptères en Afghanistan (bientôt dix certes), le coût du développement des frégates françaises n'est pas maîtrisé, et tout le monde se souvient des tribulations du porte avion Charles de Gaule. La mise en commun des développements d'armement pourrait réduire largement les coûts des armements nationaux et à budget égal, l'Europe pourrait avoir un armement bien plus important. Le budget militaire européen représente 40% de celui des USA, mais l'armement européen est loin d'être à la hauteur.

Un état major européen rassemblant les représentants des états majors des états membres, pourrait se charger d'harmoniser la présence militaire européenne à l'échelle internationale, en tenant compte des désirs des différents états membres. En ce qui concerne la diplomatie, elle a bien besoin d'être harmonisée elle aussi.

Une ambassade européenne par pays, en lieu et place de toutes les ambassades existant actuellement serait une bonne solution pour rationaliser la représentation internationale de l'union. Ces ambassades pourraient abriter un ambassadeur européen, une administration chargée de régler les problèmes des ressortissants des états membres et éventuellement un ambassadeur de chaque pays qui le souhaite. On n'obtiendrait ainsi aucune perte de présence au niveau mondial, on aurait un coût diminué et donc la possibilité pour chaque pays d'avoir une représentation internationale bien plus étendue.

Alors, je ne pense vraiment pas que le nom du futur président de l'union soit réellement important, tant que rien n'est fait pour que sa voix soit importante au niveau mondial. À l'intérieur de l'union, un tel président aura il vraiment une importance face au couple franco-allemand et aux tractations entre ministres ou commissaires ? J'en doute.

jeudi, octobre 22 2009

Que faisais-je à 23 ans ?

Paris_125.jpgJ'ai été taggué par Némo dans cette chaine.

Alors que faisais je à 23 ans ? Rien, je ne suis pas encore devin, et je commencerais à en avoir une idée le mois prochain. Alors, à 22 ans, vu que c'est là où j'en suis en ce moment ?

A 22 ans je suis étudiant en Maîtrise de bioinformatique. Alors, certes, je suis en retard de deux années d'études, car j'ai eu la mauvaise idée d'aller en fac pour tenter une licence de physique, avant de reprendre un chemin plus prometteur, mais certains ont plus de retard encore.

J'étudie donc, mais n'aimant pas bien les études supérieures et étant autodidacte, j'ai aussi créé mon entreprise. En effet, j'ai de l'avance sur le programme sur le plan technique et ça me laisse un peu de temps pour travailler en dehors.

Mon expérience professionnelle se résume donc à pas mal de manutention, un job d'employé communal, un peu de grande distribution (la seule fois où j'ai eu un petit coup de piston, mais ça n'allait pas chercher bien loin). Après cela j'ai travaillé dans deux laboratoires, une fois en tant qu'informaticien et une fois en tant que technicien polyvalent (biologie, informatique, qualité et statistiques). Enfin, j'ai bossé en tant qu'informaticien pour une entreprise d'import/export qui monte une boutique sur internet et j'ai monté mon entreprise de conseil en informatique, qui me permet de travailler avec des TPE et des associations. Tout cela cumulé me fait plus d'un an d'expérience professionnelle à temps plein, par à-coups depuis que j'ai 18 ans.

J'attends avec impatience l'année prochaine, que je pourrais réaliser en alternance et qui verra la fin de mes études supérieures, après sept ans (d'ailleurs si vous connaissez une boite qui a besoin d'un cadre en informatique et/ou en biologie ... enfin bref).

Donc à 23 ans, je serais probablement en train de faire le dernier pas vers une vie professionnelle un peu plus stable. En ce qui concerne ma vie privée je ne vois pas trop ce qui pourrait changer, je vis en couple depuis mes 19 ans, l'essentiel des revenus étant assurés par ma copine (et des coups de pouce de mes parents), les revenus de mon entreprise me permettant principalement d'avoir un matériel informatique de qualité, d'acquérir tous les logiciels nécessaires à mon travail (et oui, je ne pirate pas), et d'assurer les dépenses personnelles indispensables.

Rien de bien spécial donc, je suis seulement un jeune qui cherche à s'armer pour vivre dans la société, tout en essayant de se débrouiller un peu. Passionné de politique, j'ai également tenté de m'impliquer, mais sans connaître personne. Je suis quelque part entre les libéraux, les républicains et les démocrates, avec un souci pour l'écologie qui me fait relativiser un peu, et j'ai du coup un peu de mal à trouver ma place.

J'ai sympathisé avec certains membres du modem dans le cantal et nous avons mené une campagne conjointe avec une partie de la droite locale pour les municipales. J'étais candidat, en position éligible, mais nous avons perdu, Aurillac étant une ville bien à gauche (avec un score très honorable de 40% au second tour, à comparer aux 15% de la liste RPR-UDF des élections précédentes). Donc pas de mandat et d'ailleurs pas beaucoup d'ambition non plus, je suis passionné pour la vie publique, mais pas au point de vouloir tout lâcher pour m'y impliquer, même si j'avais la moindre chance d'être élu quelque part, car je pense qu'il faut avoir un minimum de vie derrière soi pour prétendre décider pour les autres.

Alors, je pense que vous devez deviner ce que je pense de la nomination de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD. Je pense qu'il n'y a guère d'égalité républicaine dans un tel choix et que de très nombreuses personnes de son âge seraient plus compétentes que lui à ce poste. Moi probablement pas, je n'ai que peu de compétences en droit et c'est une lacune à résoudre avant de briguer ce type de poste (remarquez il n'a pas l'air particulièrement compétent non plus), mais la plupart des diplômés de son âge en droit, économie ou commerce le seraient de très loin.

Et si on sort de cette classe d'âge, alors quasiment tout le monde est plus compétent que lui, du moins toute personne travaillant dans l'économie ou participant à la gestion d'une entreprise.

Je ne suis pas en avance sur ce tag et beaucoup de monde a été taggué, alors je ne passerais le relais qu'à Florent et Françoise.

mardi, octobre 13 2009

Ploutocratie, Népotisme et Mépris

Voilà, c'est tout ce que m'inspire la politique actuelle dans notre pays : cette nouvelle devise. Et il parait que je suis de droite. Où est la république ? Je me le demande bien.

samedi, octobre 10 2009

Alain Juppé sur la taxe Carbone

Je viens de lire un article dans le nouvel obs sur le sujet : Alain Juppé veut que la taxe Carbone soit "douloureuse", et qu'on propose des alternatives au "tout bagnole".

Enfin une position intelligente au sein de la majorité (mais fait il encore bien partie de la majorité?). Borloo aussi avait une position intéressante, dommage que ces deux là ne soient pas un peu plus écoutés.

lundi, septembre 14 2009

Lisons...

Latin_dictionary.jpgJ'ai été taggué par Némo dans une chaîne sur les livres. Ca tombe bien, je suis un lecteur compulsif. Je me lance donc.



1 - Plutôt corné ou marque page ?
Corné ? C'est une hérésie ! Qui ose faire ce genre de choses ? J'utilise un marque page bien sûr, d'autant plus que les quelques centaines de cartes de visites que j'ai reçu pour mon entreprise en constituent une source inépuisable. Je considère les livres comme des objets (au moins) sacrés, et jamais je ne les abîmerais autrement qu'en les lisant une dizaine de fois.

2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, c'est quasiment la seule chose qui me faisait plaisir quand j'étais (plus) jeune, et j'en reçoit encore fréquemment, c'est aussi une des seules choses que j'offre. Le dernier que j'ai reçu est, je crois, l'ultime tome de Dune : le Triomphe de Dune. Le dernier que j'ai offert est un livre sur la science à ma copine la dernière fois qu'on a été à la librairie.

3 – Lis-tu dans ton bain ?
Mon Dieu ! Quelle idée ! Abîmer un livre avec de la vapeur d'eau !

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Même plusieurs, je pense que je le ferais un jour (enfin que je dépasserait les cinquante pages). Reste à savoir si ce sera un livre sérieux où de la science fiction.

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Ca dépend, j'aime bien les séries de mes auteurs de science fiction préférés, Franck Herbert et Isaac Asimov (oui c'est pas très original) et je lis sans problème les séries, mais il faut que ce soit bien écrit, sinon je n'irais pas jusqu'au bout.

6 – As-tu un livre culte ?
J'ai lu moultes fois Dune et ses dérivés, c'est ce qui doit s'apparenter le plus chez moi à un livre culte.

7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?
La plupart des livres que je lis ont été écrits par des morts (de leur vivant). J'aimerais bien, mais je crains fort devoir attendre quelques décennies avant de me les faire dédicacer (et d'ailleurs je l'espère). Après si il y en a qui veulent me rendre visite je les accueillerais avec plaisir :-) .

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?
Ca dépend, il faut que quelqu'un soit suffisamment intéressé pour en parler avec moi, et comme je suis boulimique, ça doit être dur à suivre.

9 – Comment choisis-tu tes livres ?
Pour les livres "sérieux", c'est plutôt par le bouche à oreille, pour les romans, j'aime bien acheter tout ce qu'ont écrit les auteurs que j'aime bien, et je complète mes collections, collections qui commencent généralement quand on m'offre ou on me prête un livre. Après il m'arrive de craquer quand je rend ma visite bimensuelle à un de mes libraires préférés et d'acheter un livre que je n'avais pas prévu.

10 – Aimes-tu relire ?
Oui, je relis toujours les livres que j'ai aimé, et certains ont tellement été relus qu'ils ne ressemblent plus à grand chose. On découvre toujours des petites choses en plus. De plus j'aime bien lire plusieurs livres en même temps (au moins un roman et un livre "sérieux"), et relire s'accommode bien avec cette pratique.

11 – Une lecture inavouable ?
De toutes façons je ne l'avouerais pas ;-). Sérieusement, je n'ai rien lu qui ne soit avouable.

12 – Des endroits préférés pour lire ?
Partout et tout le temps. L'endroit que je fréquente le plus pour cela est mon lit, suivi de près par mon canapé, mais je lis partout où c'est possible.

13 – Un livre idéal serait pour toi ?
Un livre. Je lis tout ce qui me tombe sous la main. Un livre idéal pourrait être pour moi un livre très très long et bien écrit (genre au moins vingt mille pages). Si vous en connaissez un...

14- Lire et manger ?
Partout et tout le temps, y compris devant un repas.

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?
Partout et tout le temps, y compris quand il y a du bruit, de toute façon j'ai une capacité étonnante à faire abstraction du monde qui m'entoure quand je lis, ma copine connaît bien le problème.

16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?
Bien sûr, un livre est plus important qu'une nuit de sommeil, et de toutes façons mon cerveau ne me laissera pas dormir.

17 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
Tous les auteurs que je n'ai pas encore lu. Tocqueville est le principal pour l'instant, mais il est bien placé sur ma liste.

18 – Ton livre de chevet tout de suite ?
Je suis en train de relire l'Empereur-Dieu de Dune, une nouvelle fois. Je viens de terminer les Confessions de Saint Augustin, et je viens de commencer La science, l'homme et le monde : Les nouveaux enjeux, mais je me le suis fait piquer par ma copine (en même temps c'est celui que je lui ai offert).

Bon allez hop, je vais tagguer Florent, pour son retour de vacances, le canard à l'orange et l'hérétique et Olibé.

mardi, septembre 1 2009

Taxe carbone : suite et ... suite

Le gouvernement n'a toujours pas pris de décision sur la taxe carbone.

Le figaro annonce qu'une baisse de la CSG est à l'étude, mais à la lecture de l'article, on constate qu'aucune décision n'a été prise.

Je remarque seulement que comme je le craignait, il ne devrait pas y avoir de système de bonus-malus, ni subvention ni ticket vert, mais plutôt la baisse d'un impôt quelconque, qui devrait (théoriquement), rendre aux français autant d'argent qu'ils en paieront.

Cette mesure n'aura donc aucun impact sur le portefeuille des pollueurs, et donc à priori un impact minime sur les émissions de la France.

Sinon vous avez un très bon article sur la taxe carbone ici.

dimanche, août 30 2009

Christine Lagarde veut redistribuer les produits de la taxe carbone

Lu dans la tribune : Christine Lagarde veut redistribuer les produits de la taxe carbone, enfin, elle assure que la taxe carbone se fera à prélèvements obligatoires constants.

Ce n'est pas tout à fait la même chose, car il se peut que ce soit compensé par une baisse d'impôts et donc que ça ne soit redistribué qu'aux plus riches et aux classes moyennes, ce n'est pas précisé. C'est tout de même un pas dans la bonne direction, car on sait désormais que la taxe carbone ne servira pas à fournir un chèque annuel aux ménages en difficulté, ce qui serait une hérésie pour une taxe écologique.

Il ne reste plus qu'un petit pas à faire pour que je sois satisfait : redistribuer cette taxe à tous les Français (et pas aux plus riches ou aux plus pauvres), et s'arranger pour que la redistribution se fasse uniquement de manière à financer le développement durable, par exemple sous la forme d'un ticket vert.

samedi, août 29 2009

Où l'on reparle des abeilles

          Ca avait fait le buzz l'été dernier : les abeilles sont en danger. Ce phénomène, baptisé sobrement syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles est encore mal compris, mais un très grand nombre de ruches disparaissent purement et simplement, se mettant à perdre de manière inexorable toutes leurs ouvrières. C'est probablement plusieurs facteurs, dont les pesticides et un virus, qui sont à l'origine de ces effondrements. Les abeilles se portant beaucoup mieux en milieux urbain. Ce sujet nous alerte également à propos de la nécessaire refondation de notre agriculture, mais ce n'est pas le sujet de ce billet.

Je ne vous fait pas l'offense de vous rappeler que les abeilles sont un des piliers de notre écosystème, assurant la reproduction de la plupart des espèces végétales cultivées et sauvages.



Vous vous rappelez peut être de cette vidéo, montrant des ouvriers chinois en train de polleniser à la main des arbres fruitiers, là où les abeilles ont disparu. Cette vidéo préfigure ce qui nous attend si les abeilles disparaissent chez nous également.

L'hérétique nous signale un nouveau danger pour les abeilles (enfin il existait déjà il y à un an, mais il s'est largement aggravé depuis) : Une espèce invasive de frelon, Vespa velutina, attaque les ruches, et quelques individus peuvent détruire une colonie à eux seuls. Je vous laisse voir les détails sur le billet d'origine. Voici une vidéo (également trouvée sur ce billet), montrant l'attaque d'une ruche.

J'espère que le gouvernement saura réagir rapidement à cette nouvelle menace.

dimanche, août 23 2009

Une alliance du Modem au PCF ?

C'est une des actualités du moment : Marielle de Sarnez a été applaudie par les militants socialistes aux ateliers d'été de "l'espoir à gauche". La question commence à se poser. Y aura il une alliance du PCF au MoDem ? Cette alliance est elle souhaitable ?

Je vous en avais déjà parlé, je préfère la droite à la gauche, car je trouve que la gauche est, pour l'instant, fondamentalement hypocrite. Elle n'a pas de réelle unité, ni une définition claire. Je devrais donc être opposé à cette alliance.

Il n'en est rien. Je serais d'accord avec une telle alliance, si elle se base sur un programme. Après peu importe que le PCF soit l'héritier des staliniens, si ils donnent leur accord avec un programme à tendance libérale/démocrate/durable, je pourrais voter pour un tel rassemblement.

Le gros problème est que la gauche doit enfin cesser avec certaines de ses positions, notamment arrêter de penser que les immigrés clandestins doivent avoir la citoyenneté Française dès qu'il passent la frontière, arrêter de financer encore et toujours les plus pauvres alors qu'il faudrait leur permettre de vive avec leurs salaires. Il faudrait aussi qu'ils arrêtent de penser que l'être humain est foncièrement bon, et que la criminalité n'existe qu'à cause de la pauvreté.

De même, il faudrait que les verts se décident enfin entre une économie de marché adaptée à l'environnement, et une décroissance libertaire forcée, et que le PCF se décide entre l'économie de marché et le marxisme.

Les alliances du modem doivent se baser sur la présence ou non d'un programme modemo-compatible, et pas sur l'étiquette du parti. Seulement, il faudrait déjà que les partis, modem y compris, fassent leur propres programmes.

samedi, août 22 2009

L'UMP et la taxe Carbone

Tel_Aviv_parking_lot.jpgJ'ai lu un article dans les echos indiquant que François Fillon appliquera bien la taxe Carbone. Le premier ministre n'a pas précisé quelle sera l'application précise de la taxe Carbone, probablement parce que cela n'a pas encore été décidé et probablement parce que sur un tel sujet, c'est la président qui tranchera.

Pour l'instant, il n'y a donc pas de position précise de l'UMP ou du gouvernement à ce sujet. Une chose semble consensuelle au sein de la majorité : la taxe carbone ne doit pas être une forme d'augmentation des impôts. Dominique Paillé annonçait ainsi il y a un petit mois : "S'il doit y avoir des taxes nouvelles, ce doit être des substitutions à ce qui existe déjà, personne ne doit être lésé".

Cependant, il n'est pas précisé quel impôt la taxe carbone compensera. Les principales pistes sont une diminution des charges salariales sur les bas salaires, vraisemblablement une piste envisagée par Bercy selon le jdd. La piste originale (ou du moins la première dont j'ai entendu parler), une taxe carbone compensant la baisse de la taxe professionnelle, ne semble pas à l'ordre du jour. Michel Roccard, en bon socialiste, demandait que la taxe soit redistribuée aux plus bas salaires.

La position que je trouve la meilleure actuellement est celle de jean louis Borloo, qui souhaite que la taxe soit redistribuée au moins partiellement sous forme de chèque vert, destiné à tous les foyers. Cette position est plus intelligente, car ce seront les plus pollueurs qui paieront et pas forcément les plus riches. Certes les bas salaires, qui sont obligés de rouler en voiture, seront lésés, mais je doute qu'ils soient si nombreux que ça et des aides au transports existent déjà (qui peuvent être rehaussées si le besoin s'en fait sentir).

C'est la position de jean louis Borloo qui s'approche le plus de la mienne. Je soutiens la taxe carbone sur le principe, mais je pense qu'elle doit être redistribuée à tous les foyers et qu'elle ne devrait servir qu'à acheter des produits écologiques (le chèque vert étant l'outil de cette obligation). J'aimerais aussi que la taxe carbone soit plus large et concerne la production de tous les gaz à effet de serre, pas juste la consommation de carburant, mais c'est un bon début.

On ne peut donc pas encore commenter exactement la pertinence de cette taxe, car le gouvernement lui-même est en phase de réflexion. Je regrette juste que le modem et les verts ne saisissent pas cette occasion pour tenter d'améliorer cette mesure et que le PS se contente d'essayer de la transformer en taxe sur les revenus.

vendredi, août 21 2009

Du nouveau sur la taxe carbone

A_daisy_and_two_blue_flowers.jpgJe vous fait partager une idée complémentaire à propos de la taxe carbone, que j'ai trouvée sur le blog d'Adrien Debever.

Il décrit "l'autre taxe carbone, la bénéfique", une taxe qui devrait être européenne selon lui. Sur ce point je n'ai pas d'avis particulier, pour l'instant le débat est français, mais si il devenait européen ça ne me gênerais pas.

Ce qui m'a particulièrement intéressé dans ce billet, c'est l'idée de mettre en place une échelle carbone. Tous les produits seraient classés sur cette échelle, allant par exemple de 0 à 4, du moins au plus polluant. Les niveaux supérieurs seraient les plus taxés, que la taxe soit prélevée à la base sur les entreprises où sur le consommateur, de toute façon le consommateur paiera au final. Cette idée m'intéresse car elle serait compatible avec l'idée de ticket vert, que j'ai expliqué dans le billet précédent sur la taxe carbone.

En clair les niveaux 2-3-4 seront taxés, peu pour le premier et beaucoup pour le dernier, et le niveau 0 correspondra aux produits pouvant être acquis grâce au ticket vert. Par ce système, qui sera certes assez complexe à mettre en place, mais guère plus compliqué que la TVA, on aurait vraiment une taxe carbone qui modifierais rapidement les habitudes des consommateurs, et qui aurait un effet concret sur le bilan carbone du pays, ainsi que sur le développement des secteurs renouvelables.

jeudi, août 20 2009

L'eau : une ressource rare ?

Water_drops.jpgEn ces temps de canicule, la consommation d'eau augment largement, et c'est un bon moment pour se poser la question. L'eau est elle une ressource rare ?

Dans l'absolu, non, l'eau est l'élément le plus courant à la surface de la terre, les océans et mers couvrent plus de 70% de la planète, ce qui en fait une masse considérable. Bien sûr la grande majorité de cette ressource est de l'eau salée. Pour que cette eau soit utilisable pas les humains, ils faut qu'elle soit dessalée, et le dessalement coûte beaucoup d'énergie. Le débat est donc : comment avoir suffisamment d'énergie pour assurer un dessalement massif de l'eau dans les régions arides.

Certaines régions auront du mal à avoir de l'eau. Amener de l'eau en plein milieux du Sahara coûterait une fortune, mais la région ne sera jamais surpeuplée.

Pour le tiers monde, l'eau ne manque pas forcément, l'Afrique possède de nombreux grands fleuves, de même que l'Inde et la Chine, ainsi que l'Asie du Sud Est et l'Amérique du Sud. L'eau ne semble pas manquer ici, mais le problème est qu'elle est difficilement potable. Ici encore, le problème est d'obtenir de l'eau potable, pas le manque d'eau lui même. Le problème est encore une fois une question d'énergie et de moyens.

Penchons nous un peu sur ce qui nous concerne : quel sera l'effet du réchauffement sur le climat d'Europe occidentale, et va-t-on manquer d'eau ? Actuellement, les réserves sont plutôt basses, et la situation est plutôt préoccupante, et il est quasiment certain que le changement climatique va entraîner une aridité importante dans le sud de la France. L'eau risque donc de ne plus être abondante, mais je doute fort qu'elle devienne rare. Tout est une question d'organisation, il faut mettre en place une récupération massive de l'eau de pluie, aussi bien en ville que dans les campagnes. En ville, des récupérateurs d'eau généralisés sont nécessaires. Pour un habitat individuel, on peut récupérer dans les 100.000 litres. Multipliez ça par tous les logements individuels, et vous obtiendriez un volume faramineux.

Pour les campagnes, il faut à tout prix limiter l'érosion, et les haies et fossés sont un élément essentiel pour retenir de l'eau et permettre à celle ci de pénétrer dans les sols pour remplir à nouveau les nappes phréatiques. Et bien sûr il faut limiter la consommation, aussi bien celle de l'agriculture, par des cultures plus adaptées au climat, que celle de l'industrie et celle des ménages.

Bref, nous manquerons d'eau uniquement si nous ne savons pas la garder, et la planète ne manquera d'eau potable que si nous ne mettons pas les moyens pour en avoir.

jeudi, août 13 2009

L'industrie automobile va mieux

Tel_Aviv_parking_lot.jpgC'est une annonce du gouvernement qui date de deux semaines, mais est passé inaperçu : l'industrie automobile va mieux. Grâce à la prime à la casse, qui a engendré un pic de consommation, et relancé le secteur. Seulement, l'industrie automobile ne va pas si bien que ça. Les sous traitant, sont en très mauvaise situation, et ne peuvent suivre face à la concurrence des pays émergents. Quoi qu'ils fassent, ils n'arriverons pas à trouver la même rentabilité. La situation sociale étant ce qu'elle est, jamais un français ne sera aussi rentable qu'un chinois.

L'industrie automobile fonctionne certes, mais sous perfusion, et elle a largement atteint ses limites. Le seul marché où elle aurait pu se développer, ce sont les pays émergents, et il faut avouer que face à Tata, les véhicules occidentaux les moins chers ne peuvent pas grand chose. En ce qui concerne le marché européen, il faut bien remarquer l'inadéquation entre la production et la consommation. Les entreprises occidentales ayant fait l'erreur de favoriser le développement de voitures confortables et chères, notamment des 4*4. Le filon à développer était les voitures bon marché (et pas trop inconfortables), et surtout peu consommatrices, dans des temps où le pétrole augmente de plus en plus.

L'industrie s'est plantée, et il faut payer pour éviter des licenciements massifs. Admettons, mais trouvez vous ça normal que ces entreprises laissent couler leurs sous-traitants, alors qu'ils sont financés par l'argent public ? Trouvez vous ça normal que les aides publiques aient été donné, sans garanties de la part des industriel pour développer des véhicules propres rapidement ?

Et tout le monde n'est pas avantagé par la prime à la casse, les casses elles-même sont en difficultés. Encore une fois, c'est un rendez vous manqué du gouvernement, qui aurait pu sauter sur l'occasion pour voir loin, mais qui ne regarde pas dans la bonne direction.

vendredi, août 7 2009

Plutôt qu'un chèque vert : un ticket vert ?

          Je vous ai parlé dans un précédent billet du chèque vert, et mon opinion à changé sur le sujet. Comme le faisait remarquer florent, une redistribution sous la forme de chèque vert, c'est à dire d'argent donné aux gens, serait une mauvaise idée, car ça n'inciterait que peu à changer de comportement.

J'ai deux remarques à faire sur ce dossier de la taxe carbone :
1 - Dans la configuration actuelle), elle risque fort de ne toucher que le bas de la classe moyenne. Les plus riches auront les moyens de se payer de quoi échapper à la taxe, et dans ce cas la taxe aura un effet positif. Les pauvres toucheront le chèque vert, et, ne pouvant pas financer de quoi faire des économies, l'effet sera nul. Le bas de la classe moyenne, les gens qui ont des emprunts à rembourser, ne pourront pas toucher le chèque vert, et n'auront pas les moyens de se payer des économies d'énergie, ils seront donc les plus touchés par cette mesure. L'intérêt est faible car c'est sur cette partie de la population que les gains significatif pourraient intervenir.
2 - Le gouvernement met un peu la charrue avant les boeuf. Il taxe les mauvais comportements sans avoir forcément d'autres solutions à proposer.

Je pense donc que le chèque vert devrait être généralisé à tous, sous forme d'aide à l'investissement, des tickets verts semblables aux tickets restaurants, mais servant à financer de quoi faire des économies d'énergie. Des produits de tout type devraient pouvoir être financés comme ça, comme des ampoules à LED, des panneaux solaires, des véhicules électriques, des billets de train et de bus, etc. On devrait pouvoir capitaliser ces bons verts (les banques seraient ravies de gérer ça). Ainsi, chacun toucherait la même somme qu'il ne pourrait dépenser que dans des économies d'énergie, et en une décennie, tout le monde pourrait se retrouver avec une somme lui permettant de se payer un véhicule propre à la place d'un véhicule à essence.

Tout le monde perdrait du pouvoir d'achat, au début, mais tout le monde comprendrait pourquoi. Les riches seront, du moins dans un premier temps, taxés plus que les autres, (par un mécanisme similaire à celui expliqué dans ce billet).

Une autre partie de cette taxe carbone devrait rester dans les caisses de l'état, mais uniquement pour mettre en place un fond d'investissement durable, permettant de prêter à taux zéro à des entreprises innovantes ou des particuliers (à voir).

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