Blog de Vincent15 pour une société durable et républicaine

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samedi, juillet 31 2010

Françafrique

Beaucoup de monde a critiqué, lors du dernier 14 juillet, la présence de troupes africaines au défilé de la fête nationale. On a entendu dans les médias des « Françafrique », « néocolonialisme » et autres joyeusetés du genre. Je vais vous livrer aujourd'hui ma vision des relations qui doivent exister entre la France et ses anciennes colonies. Vu l'étendue du sujet, je ferais plusieurs billets et je vais commencer par un billet expliquant qu'on ne doit pas avoir honte du passé colonial de la France.

Causes de la colonisation

La colonisation avait plusieurs buts, plus ou moins louables, qui donnaient plusieurs types de colonies différentes et coexistaient souvent.

L'un d'entre eux était d'assurer la puissance de l'état colonisateur, par la maîtrise de nouveaux territoires, de nouvelles ressources et de nouvelles populations, afin d'augmenter la puissance militaire. Cela était plutôt naturel pour l'époque et tous les état-continents d'aujourd'hui sont des puissances coloniales d'hier. Les habitants des USA tiennent plus de l'anglais que de l'amérindien, le Brésil, la Chine, le Canada, l'Australie et la Russie ont écrasé de nombreuses populations indigènes pour assurer leur étendue, même si, pour la Chine et la Russie, cette colonisation s'est faite par voie terrestre et non maritime. Cette colonisation là a connu une explosion à chaque fois que la France perdait une guerre, afin de rassurer les partisans de l'expansion territoriale. Ainsi, le premier empire colonial français (en bleu clair sur la carte) a été acquis suite aux tentatives manquées de contrôle de l'Italie par le royaume de France et le second empire colonial (en bleu foncé) à la suite de l'échec de Napoléon premier, puis de Napoléon III. À la suite de ces colonisations, le monde entier était partagé entre quelques grandes puissances, dont les deux plus importantes étaient la France et la Grande Bretagne. Il serait idiot de s'excuser d'avoir fait ce que tout le monde faisait à l'époque (et ne me dites pas que les peuples africains, américains et asiatiques ne connaissaient pas la guerre avant cela). Ce type de colonisation donne généralement de grands territoires peu peuplés où les populations guerrières locales sont assimilées, de grès ou de force, à l'armée conquérante et où les gouvernements sont généralement des formes de protectorat.

131Etendue_de_l__Empire_Francais.png Deux autres facteurs de colonisation sont la surpopulation, qui pousse les pauvres à chercher de nouvelles terres et les oppositions politico-religieuses, qui poussent les populations à se séparer selon leurs opinions. Ce facteur fut très important dans l'expansion territoriale Britannique, mais beaucoup moins en ce qui concerne la France, les nombreuses guerres civiles réglant ces deux problèmes, ce qui explique que la colonisation de peuplement soit si faible dans l'histoire de France. Ce type de colonisation est généralement le moins violent, toutes les classes sociales arrivant en même temps et recréant plus ou moins l'organisation sociale d'origine.

L'enrichissement personnel est un facteur très important de colonisation également. L'enrichissement des colons eux mêmes (ce qui rejoint le phénomène précédent), ou bien d'une classe sociale particulière, c'est ce qui a été une cause importante de la seconde vague de colonisation de la France, les colonies apportant des ressources et des débouchés à l'industrie. Ce type de colonisation est celui qui est généralement dans l'esprit des gens, où des colons s'installent dans un pays pour exploiter la population locale, chaque colon contrôlant un groupe plus ou moins important de travailleurs selon la classe sociale concernée. Cette colonisation est celle qui a prévalu dans les Antilles, les états du sud des États-Unis, ou pendant la révolution industrielle. Enfin, un autre facteur de colonisation, souvent oublié, est l'humanisme. Ainsi, Jules Ferry donnait comme argument dans son discours de la colonisation :

« Il y a un second point que je dois aborder... : c'est le côté humanitaire et civilisateur de la question... Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu'il y a pour elles un droit parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »

Bien sûr je sens les poils qui se hérissent chez certains d'entre vous à l'évocation de races supérieures et inférieures, mais il faut remettre ces propos dans le contexte de l'époque. À l'époque donc, les théories biologiques sur la supériorité ou l'infériorité de races, classifiées selon leur couleur de peau par exemple, n'avaient pas réellement émergé et le mot race avait un sens de famille, ou bien de peuple. Ainsi, un homme politique actuel dirait plutôt : « Les pays développés ont un droit vis-à-vis des pays en développement... » (Et si je pense que Jules Ferry entendait Pays en développement quand il parlait de races inférieures, je soupçonne certains de faire le contraire, mais c'est un autre débat).

Donc, une part de la colonisation, était aussi humaniste et j'ose croire que c'est cette part là qui a permis à la colonisation de se dérouler à une période où les idéaux des droits de l'homme étaient en train de se répandre dans toute l'Europe.

Regarder devant

Bien entendu, ce n'est pas l'aspect civilisateur qui a prévalu dans la pratique, mais il faut bien avoir conscience que les dérives de la colonisation ne sont que les dérives inhérentes à toute société humaine. Les idéaux ont été effacés devant l'égocentrisme et l'appât du gain, des colons ont profité de leur position sociale pour persécuter des êtres humains, parce qu'ils n'avaient aucune considération pour la dignité humaine. C'est ce qui a conduit à l'exploitation et pas la colonisation elle-même, qui aurait pu se passer différemment si les états avaient appliqué leurs idéaux. N'ayant personne au-dessus d'eux pour réglementer leurs comportements, des gens se sont comportés en barbares. Cela n'est pas bien différent de ce qui se passait en Europe entre les nobles et leurs serfs, ou de la manière dont était traitée la population pendant la révolution industrielle. Ce sont les mêmes phénomènes qui font que l'industrie actuelle exploite la main-d'oeuvre des pays sous-développés, malgré les droits de l'homme. Je ne pense pas que les états colonisés aient été dans une situation pire que celle d'aujourd'hui si la colonisation n'avait pas eu lieu, mais en tout cas j'ai de sérieux doutes quand on me dit qu'elle aurait été mieux.

S'excuser ou avoir honte de ces événements revient donc à s'auto-flageller pour des choses somme toute banales dans l'histoire, même si ça ne devrait pas être le cas, et pour lesquelles personne ne peut rien. Cela revient à s'imposer des freins dans notre diplomatie. Il faut arrêter de s'apitoyer sur les erreurs du passé et commencer à regarder ce que l'on peut faire dans l'avenir. Naturellement, l'Afrique et la France ont des choses à faire ensemble, c'est ce que j'aborderais dans les prochains billets.

lundi, juillet 19 2010

L'artillerie laser

A lire sur alliance géostratégique : un article sur l'avancement des armes laser.

Comme je le disais dans mon article sur la conscription, il faut bien que les citoyens aient conscience que baser notre défense sur la dissuasion nucléaire est pour l'instant efficace, mais sera forcément obsolète un jour ou l'autre. Le développement de ces armes, peut être capables un jour de détruire les missiles, en est une preuve.

mercredi, juillet 14 2010

Locataire ou propriétaire ?

Dans un entretient à Médiapart, Arnaud Montebourg estime que le «pouvoir actuel se comporte comme s'il était propriétaire abusif de la République, alors qu'il est censé n'en être que le locataire». On voit bien ici que les politiques ne comprennent pas tous le sens de la vie en république. L'unique propriétaire de la République, c'est le peuple, il n'y a aucun locataire (il y a eu des squatter de temps en temps), et les élus n'en sont que le personnel, chargés de s'assurer que le tout fonctionne correctement, mais en aucun cas de jouir du bien commun.

Encore une phrase tristement révélatrice

mercredi, juillet 7 2010

Droite caviar et populisme

Tartare_huitre_caviar_Helene_Darroze.JPGLes révélations en cascade s'enchaînent ces temps-ci à la suite de l'affaire Woerth, mais pas seulement. Que dire de neuf là-dessus qui n'ait pas été abordé ailleurs (par exemple chez ataraxosphere, l'hérétique,Unhuman, ou Jean François Kahn )?

L'électorat de droite est allergique à la gauche caviar héritée des années Mitterand, et c'est cette image d'une gauche aux discours altruistes, mais qui baigne dans le luxe qui a fait gagner la droite à de nombreuses reprises. Que va penser cet électorat des affaires actuelles ? Après le bling bling, voilà que des soupçons de corruption pèsent sur la majorité, ce que je doute que l'électorat populaire et les élus locaux de droite apprécient. Comment défendre localement le bouclier fiscal quand on soupçonne des ministres, voire le président d'avoir reçu de l'argent en liquide de ses bénéficiaires ? Quand à cela s'ajoutent des soupçons de détournement d'argent public, de trafic d'influence, de trafic de décorations, de consommation de drogue, la majorité risque d'être fortement secouée. Peut être que l'Élysée ne le voit pas, mais le dégoût commence à se faire sentir dans l'électorat de nos campagnes.

Que va faire l'électorat ? Se réfugier là où il pense qu'il y a des valeurs morales et/ou des idées alternatives, donc entre autre dans le FN et l'extrême-gauche.

J'en arrive donc au deuxième propos de mon article. Une des lignes de défense de la majorité est d'exhorter les gens à cesser ces attaques, car elles sont populistes et entraîneraient une poussée des extrêmes, particulièrement du FN.

J'ai quelques remarques à faire sur cela. Premièrement, cet argument est idiot, car pour éviter ce genre d'attaques il suffit de ne pas s'y exposer en étant mêlé à des affaires.

Secondement, accuser les gens de populisme est un non sens en France. La constitution ne dit elle pas : « Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. ». La France est une république populiste et je revendique personnellement mon populisme. Mon objectif premier est l'intérêt du peuple français et c'est uniquement lui que je défends. Le fait même d'utiliser le mot populisme en lieu et place de celui de démagogie révèle une façon de penser moyennement républicaine.

Troisièmement à propos du Front National. Encore une fois je dirais « et alors » ? Le Front National est un parti légal, qui n'a rien de fasciste à ma connaissance, ne prônant pas l'abandon de la démocratie, ni une quelconque dérive eugéniste. C'est simplement un parti nationaliste, ce qui n'est pas interdit par la loi. Il est vrai que certains militants sont des néo-fascistes, mais il y a bien des extrémistes dans tous les partis. Il est donc choquant que le gouvernement avoue souhaiter la dissimulation d'éléments particuliers afin de fausser le jeu démocratique.

Bref, tout ceci ne sent pas bon et j'espère que ce sera l'occasion de passer un coup de Kärcher sur le monde politico-financier afin de se diriger vers plus de transparence.

Image : Tartare huitre caviar d'Hélène Darroze. Arnaud 25 & Hélène Darroze. Domaine public

dimanche, juin 20 2010

Et si la Belgique éclatait ?

Rogier_a_la_tete_des_volontaires_de_Liege__Soubre__1878_.jpgLa Belgique est un état qui tire son origine de la guerre de cent ans.

A cette époque, le duché de Bourgogne n'était qu'une partie de l'actuelle région française, conduit par des ducs issus des Valois qui régnaient sur la France. Il grandit rapidement notamment grâce à une politique matrimoniale habile, et acquit le comté de bourgogne correspondant à l'actuelle franche comté et situé alors en terres d'empire, en même temps que les Flandres, alors dépendantes du royaume de France, ainsi que le comté de Nevers sous Philippe le Hardi.

Les successeurs de Philippe le Hardi cherchèrent alors à constituer un état indépendant, et pourquoi pas rétablir la Lotharingie. Sous Charles le téméraire, le duché possédait un territoire rassemblant grosso modo les Pays-Bas actuels, la Belgique, la région Nord, le Luxembourg, la Lorraine, la Franche-Comté et une partie de la bourgogne. Cet état s'affaibli néanmoins, sous les coups des Suisses encouragés par Louis XI, le roi de France, puis s'effondra à la mort de Charles le téméraire sans descendance masculine. Louis XI récupéra la Picardie et le Duché de Bourgogne et l'empereur germanique Maximilien de Habsbourg, gendre du téméraire, le Comté de Bourgogne et les Pays-Bas, correspondants en gros à l'actuel "Bénélux". Le royaume de France perdait ainsi la suzeraineté sur les Flandres, mais le domaine royal s'agrandissait, ce que Louis XI appréciait bien plus.

Charles Quint, petit fils de Maximilen de Habsbourg, de Marie de Bourgogne, de Ferdinand de Castille et Isabelle d'Aragon, gouverna les Pays Bas avant de régner sur les empires germaniques et espagnols. C'est lui qui constitua les Pays-Bas en état distinct de l'Allemagne et de l'Espagne. Cet état devint une possession de la couronne d'Espagne lorsque Charles divisa son empire entre son Frère et son Fils. Les Pays-Bas furent, avec l'Italie, la Lorraine et l'Alsace, un des principaux théâtres d'opérations de la rivalité entre les Habsbourg et les Rois de France.

Sous la réforme, cet état fut divisé en deux, les actuels Pays Bas devenant une république protestante, puis une des premières puissances mondiales grâce à son empire colonial au XVIIè siècle, alors que les Pays-Bas espagnols, précurseurs de l'actuelle Belgique, devinrent une province mineure du royaume d'Espagne, qui, ayant du mal à la défendre contre la France, la céda à l'Autriche au XVIIIè.

La Belgique fut rapidement annexée par la France pendant les guerres révolutionnaires, puis l'Empire Français regroupa toutes les terres situées à l'ouest du Rhin, ainsi que les côtes de la mer du Nord.

A la chute de Napoléon, les Autrichiens, qui ne voulaient plus défendre les Pays-Bas catholiques, cédèrent ces territoires au royaume des Pays-Bas, qui ne les garda que quinze ans. C'est la révolte des catholiques contre leur roi protestant en 1830 qui fit naître la Belgique. Cette monarchie constitutionnelle était francophone, bien que la population ne le soit pas forcément. Ceci provoqua un conflit linguistique qui fut réglé en 1962 par la constitution de la Belgique en état fédéral.

Ces bases historiques posées, les résultat de la dernière élection législative montre que la réorganisation de ces anciens Pays Bas ne fait que se poursuivre, et que la population attache aujourd'hui plus d'importance à son appartenance linguistique, notamment à cause de la disparition des dialectes locaux, qu'à son appartenance religieuse. Les flamands semblent attirés par l'indépendance, alors que les wallons restent attachés à la Belgique.

Si les Flamands poursuivent sur le chemin de l'indépendance, la question se posera : que deviendra la Belgique. Si scission il y avait, le point le plus problématique serait le devenir de Bruxelles, ville à grande majorité Francophone au milieu de terres Néerlandophones. Plusieurs solutions sont possibles, le maintient d'une Belgique amputée de la Flandre, la séparation en trois de la Belgique ou le très hypothétique rattachement de Bruxelles à la Flandre.

En cas de scission de la Belgique une grande partie de Francophones envisageraient un rattachement à la France, et si Bruxelles était désolidarisée de la Wallonie, il est très probable que celle ci cherche à se rattacher à la France alors que les autres entités suivraient leur propre voie. Il est possible qu'à terme la Flandre soit rattachée aux Pays-Bas, et que Bruxelles, devienne une principauté indépendante, certains y voyant l'occasion de constituer une capitale Européenne.

Quelle attitude avoir face à ce dossier. Bien entendu, ce n'est pas à la France d'intervenir, et toute ingérence serait malvenue, mais si la Flandre abandonnait la Belgique, il faudrait bien avoir une position. Je pense que la France devrait dire haut et fort qu'elle est prête à accueillir les Wallons en son sein. Après tout, nous sommes voisins, nous parlons la même langue, nous avons une histoire commune, et nous avons les mêmes racines révolutionnaires. Nos cultures sont très semblables, nous avons par exemple le même attachement au principe d'état providence, et nous devons faire face aux même défis : chômage important et endettement. Les Wallons sont en quelque sorte les plus septentrionaux des méditerranéens. Il y a bien des divergences entre nos cultures, mais la situation est semblable à celle de l'Alsace en 1918. Un siècle après, je ne vois pas pourquoi la France refuserait de nouveaux compatriotes, si ceux ci veulent se joindre à nous.

jeudi, juin 17 2010

Il y a encore des gens qui meurent à cause de la pluie

Alors là, franchement, ça m'énerve, on est au XXIème siècle, en France, un des pays les plus riches du monde et pas des plus vastes, et il y a des gens qui meurent à cause de la pluie.

Les solutions existent et ne sont que du bon sens : il faut limiter le ruissellement en créant des fossés et en plantants des haies, il faut creuser des canaux autour des zones urbaines (il y en a un dans mon jardin je sais de quoi je parle) pour faciliter l'écoulement des eaux de pluie, il faut que, dans les lieux qui ont déjà été inondés au moins une fois, toutes les habitations comportent un étage.

Et puis d'autres mesures permettraient d'anticiper les sécheresses tout en retenant les fortes précipitations : la mise en place de bassins de récupération d'eau à toutes les échelles, lacs artificiels, étangs, mares mais aussi réserves communales et personnelles. J'ai déjà dit que je souhaitait une obligation, pour toute personne possédant du terrain, de mettre en place des récupérateurs d'eau d'au moins 2000 litres. De plus, les meilleurs réservoirs d'eau ne coûtent rien à mettre en place, ce sont les nappes phréatiques. Il faut tout faire pour favoriser l'infiltration de l'eau dans le sol avec si besoin la mise en place de puits d'infiltration.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas écrit, voici mon billet d'humeur du jour.

lundi, avril 12 2010

Blog réparé

Voilà, les commentaires sont à nouveaux fonctionnels. N'hésitez pas si vous rencontrez d'autres problèmes.

vendredi, avril 2 2010

Problème de commentaires

J'ai fait une mise à jour de mon blog, et j'ai un problème de commentaires. Peut être un plugin de l'ancienne version qui foire, les commentaires sont purement et simplement ignorés. Je corrige ça au plus vite mais d'ici là vous pouvez me les envoyer par mail.

Merci à Françoise de me l'avoir fait remarquer.

(Sinon j'aime beaucoup la nouvelle version de dotclear). Je recommande chaudement.

mardi, mars 23 2010

Voyager ...

ElrathiaKingi.jpgL’hérétique me demande ce que je ferais avec une machine à remonter dans le temps. Au risque de le décevoir, mon opinion n’est guère différente de la sienne. Déjà hors de question d’aller changer le cours de l’histoire comme le demande la « bien-pensance ». Je ne veux en aucun cas aller tuer Hitler, exemple le plus courant, car son règne au moins eu le mérite de débarrasser l’Europe du racisme pour un bon bout de temps. Qui sait quel serait notre monde sans cet épisode de l’Histoire ? Je ne prendrais pas le risque et n’interviendrais pas sur les événements.

Alors que pourrais-je bien faire ? Je n’oserais pas non plus faire un tour dans le futur, histoire de ne pas gâcher la surprise. Le futur sera ce que nous en ferons et il vaut mieux le changer que le visiter. Que reste-il à faire ? Voyager. Il y a tant de choses à explorer que les occupations ne manqueraient pas.

J’irais faire un tour dans les premières périodes de la Terre, regarder nos premiers ancêtres s’ébattre au milieu des trilobites. J’irais jeter un oeil sur les libellules d’un mètre de long qui peuplaient le carbonifère, ferais bien sûr une escale à chaque période du secondaire pour observer la compétition entre les reptiles mammaliens et les dinosaures pour la domination du monde, compétition qui se poursuit encore aujourd’hui à chaque fois qu’un faucon dévore un rongeur ou qu’un humain fait une omelette. Tout cela sans sortir de la machine, écologie oblige, il ne faudrait pas contaminer ces écosystèmes avec nos micro-organismes modernes.

Un petit saut dans l’ère tertiaire pour observer un Baluchiterium et je passerais à l’étude de l’animal le plus intéressant : l’humain. Et là que de choses à voir, que de lieux à visiter : l’Afrique des premiers hominidés, les premiers campements à utiliser le feu, les cultures paléolithiques, dont certaines touchaient plusieurs espèces. J’en profiterais pour observer les relations entre les différentes espèces d’hommes.

Et puis viendront toutes les civilisations antiques. Chaque peuple est intéressant, je voudrais visiter l'Égypte bien sûr, mais tous ses voisins, de la Nubie à la Perse. J'explorerais les comptoirs phéniciens, j'assisterais à la guerre de Troie, à l'émergence de l'empire perse et à sa chute sous les coups d'Alexandre. J'en profiterais pour faire un tour en Inde et en Chine, puis pour aller voir comment se portent les amérindiens. Je reviendrais par l'atlantique sud afin d'observer les cultures africaines et je remonterais dans le bassin méditerranée pour suivre les guerres puniques. Je crois que ma prudence me quitterait à ce moment-là et que je ne pourrais m'empêcher d'essayer de rencontrer Hannibal, incognito bien sûr. J'irais ensuite faire un tour dans les cultures celtiques et germaniques et reviendrais parcourir l'empire romain, observer son unicité et sa diversité. Toute l'histoire du monde m'intéresse et je voyagerais ainsi afin de comprendre son évolution.

...

Je crois bien qu’avec tout ça, j’oublierais de rentrer vivre ma vie, tellement celle de l’humanité est passionnante.

Image :
fossile de trilobite
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ElrathiaKingi.jpg
Auteur : DanielCD
Licence : CC

dimanche, mars 14 2010

Rassembler

Le modem a pris une claque aux régionales, c'est un fait.

Certains s'en sortent mieux que d'autres et Jean Lassalle fait un score appréciable. Que faire pour l'avenir ? La solution est dans le titre, alors que le mouvement démocrate voulait rassembler, il n'a réussi qu'à diviser sa famille politique, perdant les centristes dans un premiers temps et les démocrates dans un second.

Alors je plaide pour un grand rassemblement des démocrates, des républicains et des écologistes indépendants. Que ce soit au sein d'un parti ou en dehors peut importe. Il existe des gens en France qui veulent que le peuple s'en sorte, qui veulent que l'économie française soit au service des français, qui veulent que la politique française soit plus représentative. Ces gens vont du MRC et du PRG à Debout La République et une importante partie de l'UMP. Tous ces gens doivent s'unir s'ils ne veulent pas que notre pays aille dans le mur.

La droite peux dire merci à son leader

La droite fait en moyenne 25 % dans les régions. C’est le pire résultat de son histoire. Le front national rafle une partie de la mise, mais le score des deux réunis est souvent inférieur à 50%.

La droite peut dire merci à ceux qui la dirigent actuellement. Comme je l’ai dit dans mon billet sur l’abstention, c’est quand on oublie le peuple que les choses vont mal électoralement. J’espère que la droite sociale l’aura compris, et qu’elle prendra ses distances.

La droite peut toujours dire que l'abstention ne lui réussi pas, mais ce n'était pas son discours aux européennes, où elle revendiquait une victoire. Amis de la droite modérée, prenez des leçons de ce scrutin, et laissez tomber ceux qui ne veulent pas prendre en compte les français.

45% des électeurs ne sont pas représentés nationalement

Seconde leçon de ce scrutin. Les résultats ne sont que régionaux certes, mais quand même. 30 % pour le PS et 25 % pour l’UMP. La plupart des français n’ont pas votés. Si les résultats représentent quelque chose, ça veut dire que la plupart des représentant des français au parlement ne représentent plus rien.

Il faut à tout prix changer les règles de notre démocratie, le bipartisme ne rime à rien ! Les deux blocs n'existent plus.

Résoudre durablement le problème de l'abstention

French_Senate_amphitheater_050917_162927.jpgEt voilà, à 17h, les chiffre de la participation étaient catastrophiques. Dix pour cent de moins qu’aux dernières régionales. Vous voulez savoir pourquoi ? C'est parce que les politiques ne s’occupent pas des citoyens.

J’ai entendu des citoyens dire pendant la campagne : « vous venez pendant les élections et après on vous voit plus ». Et ils ont raison. Aucun parti politique ne s’occupe réellement des gens, chacun se concentre sur ses petites histoires. À droite, on tape sur la gauche, à gauche, on tape sur la droite, au centre, on tape sur le centre et les démocrates, ils tapent sur tout le monde.

Je n’ai qu’une chose à dire aux politiciens, qu’ils soient élus ou militants : à partir d’aujourd’hui, allez parler aux gens, régulièrement, souvent, organisez des réunions, faites du porte à porte, organisez des événements, allez sur les marchés. Vous verrez les gens, vous connaîtrez leurs problèmes et leurs solutions.

J’ai aussi un message pour les blogueurs : tout le monde s’en fout de votre alignement politique, tout le monde se fout que vous souteniez machin ou truc et vous n’avez que très peu d’influence sur les résultats du scrutin. Par contre, en passant votre temps à vous écharper, vous avez sûrement un peu d’influence sur le dégoût de la politique et donc sur l’abstention.

Alors tous, autant que vous êtes, allez voir les gens et les gens voudront peut-être voter pour vous un jour.

samedi, mars 6 2010

La pomme de terre transgénique

Potato_flowers-1.jpgJe vous ai expliqué plusieurs fois ce que je pensais des OGM et je vous ai dit que je n’avais rien contre les OGM en général, mais beaucoup contre tous les OGM qui sortaient en ce moment. Ces OGM servent en général à promouvoir des pratiques agricoles nuisibles à l’environnement et c’est pour cela que je les rejette.

En ce qui concerne la pomme de terre conçue par BASF, qui fait la une des médias en ce moment, je pense que son autorisation ne pose qu’un seul problème. Je vous explique rapidement pourquoi.

La pomme de terre est un réserve d’énergie destinée à faire pousser de nouveaux plants après l’hiver. C’est la raison pour laquelle elle est si nutritive. Cette énergie est stockée sous forme d’amidon, c’est-à-dire de longues chaînes de glucose, le sucre le plus courant (on appelle en diététique ces polymères de sucre des sucres lents). Cet amidon est de deux types. Le premier est l’amylose, qui est une hélice de glucose et compose 30 % de la pomme de terre. Le second est l’amylopectine, qui a également une structure d’hélice, mais qui se ramifie tous les 20 ou 30 sucres et qui compose 70 % environ de la masse.

L’amylopectine est plus solide et peut être utilisé dans l’industrie, mais l’est peu actuellement à cause du coût de suppression de l’amylose. C’est cela que corrige la pomme de terre transgénique. Le gène qui code la production de l’amylose est réprimé (on ralentit la production), et la pomme de terre finale dispose de 98% d’amylopectine, taux équivalent à celui du maïs. La différence de type d’amidon ne change pas grand-chose au niveau gustatif, et ne pose aucun problème sanitaire.

Le seul problème de cette pomme de terre est qu’elle est résistante à un antibiotique, la kanamycine. Cette résistance n’a pas pour but de faciliter la culture en pulvérisant les antibiotiques, mais est due à la technique utilisée pour fabriquer les pommes de terres transgéniques. On utilise en effet une bactérie pour transporter le gène à l’intérieur de la pomme de terre et pour ne garder que les plantes portant le gène intéressant (ici le gène réprimant l’amylase), on y ajoute un gène de résistance à l’antibiotique. En mettant les bactéries dans l’antibiotique, seules celles qui portent le gène intéressant survivent, ce qui permet de faciliter la modification de la pomme de terre. C’est une technique courante que j’ai moi-même utilisé plusieurs fois. Si ce gène a été utilisé, c’est que la kanamycine n’est pas utilisée en médecine humaine, à cause des effets secondaires. BASF a donc estimé que ce n’était pas grave de le laisser dans la nature (d’autant plus qu’il est déjà présent chez des bactéries).

On peut tout de même estimer que la présence de ce gène est problématique, car après tout, un antibiotique est un antibiotique. Qui sait s’il ne peut pas être vital dans l’avenir ? Le disséminer pourrait conduire à faciliter son intégration dans des bactéries qui pourraient être dangereuses. C'est peu probable mais pourquoi prendre le risque ? Dans ce cas il suffit de demander à BASF de le supprimer, ce qui est possible sans gros problème. Une nouvelle pomme de terre transgénique arriverait dans un an ou deux et ça ne me poserait alors plus aucun problème. De plus l'industrie chimique n'a pas beaucoup d'autres choix que de se développer à partir des matières végétales, car le pétrole est en voie de disparition, et utiliser la pomme de terre, qui a une productivité exceptionnelle, ne semble pas être une mauvaise idée, tant qu'il reste de quoi manger à tout le monde, et que les pratiques agricoles sont correctes, ce qui sera difficile à adapter à des débouchés industriels je vous l'accorde.

Image : fleurs de pomme de terre

lundi, mars 1 2010

Citoyens, réveillez-vous !

Ca y est, la campagne des régionales le montre, la démocratie française est par terre. Les français ne savent plus ce que les partis proposent, tout le monde passe son temps à lancer des petites piques, les journalistes commentent plus les sondages que les programmes.

Alors que les dernières années ont été dures pour un grand nombre de français. Alors que tout le monde se demande si on peut encore faire régresser le chômage et que la plupart des français ont peur pour leur avenir et pour celui de leurs enfants, que font la plupart des politiques pour régler la situation ? Rien. Ils se chamaillent sur des questions électorales.

Mais je vais vous dire une chose : tout ça c'est la faute des français qui se sont laissé bercés par des illusions et persistent à croire des gens qui leur promettent la Lune. On ne peut pas vivre en démocratie et rejeter la responsabilité collective. Et c'est aussi la faute des militants politiques, qui n'ont pas su défendre leurs idées mais seulement soutenir le candidat X ou Y.

Une seule solution peut relancer le pays : l'engagement. Je parle à tous ceux ici qui s'intéressent à la politique, ou à l'avenir de leur pays. Vous devez aller à la rencontre des français, surtout ceux qui passent leur temps sur internet. Le militantisme sur internet ne sert à rien, car seules des personnes qui ont déjà leur opinion vous lisent. Si vous voulez servir à quelque chose allez parler aux gens.

Si vous êtes engagés dans un parti, sachez qu'aller à la rencontre des gens lors d'une campagne électorale ne sert à rien. C'est quand il n'y a pas de campagne qu'il faut aller parler aux gens, sinon vous passerez toujours pour des opportunistes. Allez sur les marchés, dans la rue, faites du porte à porte et défendez vos idées, expliquez aux gens ce que vous défendez, et quand les régionales seront finies, continuez.

Si vous n'êtes engagés dans aucun parti, que vous pensez qu'aucun ne correspond à vos idées, bougez vous quand même au nom de la démocratie. Allez défendre vos idées, et créez une association si besoin, mais tous ceux qui ne se seront pas bougés pour leurs idées seront responsables de la situation à venir.

dimanche, février 21 2010

Je n'aime pas cette Europe là

Non, je ne l'aime pas, car elle force la France à privatiser tout et n'importe quoi.

Pourquoi les jeux d'argent nationalisés posent ils un problème à l'Union Européenne ? Pourquoi les autres pays européens peuvent faire parier les français sur des sports français ? Qu'est ce que ça apporte aux européens de transférer plusieurs milliards de revenu de l'état français à des entreprises privées ?

Où es la liberté ans tout cela ? Quid de la liberté des français de réguler leur propre état ?

Non, cette Europe là, qui prive un peuple de ses propres revenus pour le donner à des entreprises dans des pays où la législation est plus souple ne me convient pas du tout.

samedi, février 20 2010

Rétablir la conscription, partie 3 : pertinence d'une préparation militaire

Mycenaean_Bronze_Dagger.jpgJe vous ai parlé dans les deux précédents billets (Rétablir la conscription, Rétablir la conscription - détails) du rétablissement de la conscription, sous la forme d'un service civil mais aussi avec une part militaire. Je vais vous expliquer aujourd'hui pourquoi je pense qu'il est important de donner à nos concitoyens des notions de défense nationale.

Je ne vous dis pas qu'il faut revenir au vieux modèle d'une armée composée en grande majorité de conscrits. L'armée française marche aujourd'hui très bien, si on excepte les dépenses faramineuses pour le développement d'armes qui n'ont pas forcément fait la preuve de leur supériorité.

Une nation moderne, si elle veut survivre dans le temps, se doit de donner à ses citoyens une certaine cohésion et une culture militaire. La plupart des occidentaux pensent que l'hyper-technicité des armes de leurs pays et l'existence de forces de dissuasion nucléaire leur assure la sécurité, mais ces composantes ne sont pas suffisantes.

A toutes les époques de l'histoire, des peuples se sont crus supérieurs grâce à leurs armes, mais l'avantage ne fut pas toujours si décisif. L'apparition d'armes en fer au tout début de l'histoire fut un bouleversement du même type que l'apparition de la bombe atomique, mais l'empire hittite a tout de même disparu. L'Europe du moyen âge croyait en la supériorité de sa cavalerie lourde, et celle-ci échoua à de nombreuses reprises face aux piquiers écossais ou suisses et aux archers anglais. L'apparition de l'arbalète, puis de l'artillerie n'a pas apporté de supériorité définitive aux premiers pays qui les ont utilisés.

La dissuasion nucléaire reste soumise aux aléas technologiques et la bombe atomique à besoin d'être projetée sur les territoires ennemis pour être redoutable. Il est tout à fait probable que dans les prochaines décennies, des dispositifs antiaériens et anti-missiles performants rendent complètement caduque cette forme de dissuasion.

Les conflits modernes nous apprennent que l'indépendance d'une nation n'est pas garantie uniquement par ses armées. La résistance française, les conflits entre Israël et ses voisins et l'enlisement des forces armées occidentales et soviétiques au Vietnam, en Afghanistan et en Irak et sur de nombreux autres théâtres de conflit le montrent. Une bataille peut être perdue par une armée conventionnelle, mais gagnée, ou du moins poursuivie par l'hostilité de la population civile et la mise en place de groupes armés indépendants.

Sur un plan purement stratégique, la poursuite d'une conscription est donc un moyen d'assurer une seconde forme de dissuasion, complémentaire de la dissuasion nucléaire. Elle constitue l'assurance de disposer de forces importantes de réserves et aussi une menace d'enlisement durable de toute armée d'invasion, même en supériorité technologique.

Image : Dague en Bronze mycénienne
Soure : Wikimedia commons
Auteur : Claire H.
Licence : Creative Commons

jeudi, février 18 2010

Rétablir la conscription - détails

Je vous ai parlé il y a quelques jours d'un rétablissement de la conscription, alliant service civil et militaire dans des proportions variables. Parlons un peu de l'application pratique d'une telle mesure.

Période de réalisation

Premier sujet délicat : quand les jeunes pourront-ils effectuer ce service ? À première vue, je pense que le moment idéal serait à 18 ans, soit l'année du passage du bac pour la plupart des gens, avec éventuellement une certaine élasticité. Réaliser ce service juste avant les études supérieures (pour ceux susceptibles d'en réaliser) pourrait, du point de vue du développement personnel, n'apporter que des bénéfices. Sortir les jeunes de leur carcan familial et/ou social, leur donner un peu de temps pour réfléchir à leur avenir et leur implication dans la société, leur offrir d'autres voies d'accomplissement que la réussite scolaire. Tout cela ne peut que les aider à faire leurs choix de vie d'une manière plus éclairée. Le gros problème est de savoir si ça ne poserait pas de problèmes pour la conduite future des études. Une année sortie du système scolaire pourrait poser des problèmes à certains pour se remettre dans le bain.

D'un autre côté, un service de six mois extensible à un an comme je le proposais permettrait à certains de dégager un semestre, qui pourrait être consacré au passage de certains modules, et faciliter l'année d'études suivante.

Il reste encore la solution d'insérer ce service entre la fin des études supérieures et le travail, mais cela serait problématique par rapport aux formations professionnalisantes, qui misent sur l'alternance et les stages de fin d'étude pour placer leurs diplômés dans le monde du travail.

Une dernière solution pourrait être la fragmentation en plusieurs parties, pouvant être réalisées tout au long du lycée lors des vacances scolaires. Le problème et que ça pourrait être plus perçu comme des colonies de vacances que comme une expérience d'insertion dans la vie de citoyen. Pour trancher, le mieux est peut-être de laisser le choix entre les différentes formules dans un premier temps, puis de généraliser celles qui semblent le plus adaptées

Budget

Seconde modalité pratique importante : le coût de l'opération. Le coût d'un service civil de six mois avait été estimé à trois milliard et demi d'euros. Ma proposition étant un service à durée variable, allant de six à douze mois, en tranchant grossièrement sur un service de neuf mois en moyenne on obtiendrais environ cinq milliards d'euros.

Environ deux milliards seront destinés aux rémunérations des conscrits, et donc réinjectés dans l'économie. On pourrait les considérer comme faisant partie des aides aux jeunes. Pour la part restante, une partie pourrait être économisée en faisant participer ou en baissant les subventions des associations accueillant des conscrits pendant la partie civile du service (l'incertitude étant d'en déterminer la part exacte). Une partie du coût devant bien sûr être intégrée dans le financement de la défense nationale. Une telle mesure serait donc effectivement assez coûteuse, mais ce budget est à comparer à d'autres mesures idéologiques comme le paquet fiscal.

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Image :
Source : Wikimedia commons
Auteur : Lillu
Licence : domaine public

lundi, février 15 2010

Rétablir la conscription

Lar9_philippo_001z.jpgLe 30 novembre 2001, les derniers conscrits étaient libérés en France. La décision de Jacques Chirac de mettre fin au service militaire était appliquée et l'armée de métier entrait dans une nouvelle ère. Quasiment dix ans plus tard le bilan de cette transformation est positif pour l'armée, mais pas pour la société française.

Au moment où la débat sur l'identité nationale se termine sans avoir rien apporté, la question de la conscription devrait se poser à nouveau. La perte de repères de la jeunesse actuelle est je pense fortement liée à l'absence quasi-totale de formation civique (celle assurée par l'éducation nationale étant largement insuffisante). Si beaucoup de critiques étaient adressées au service militaire obligatoire il faut admettre que celui-ci avait l'avantage de faire passer dans le même creuset républicain toute la jeunesse (masculine) française. La nouvelle conscription devrait prendre la forme d'un service civil et militaire, imposé à tous les jeunes français avec le moins d'exception possible.

Chaque année, ce seraient environ 600 000 personnes es deux sexes qui seraient concernées. L'objectif de ce service serait de former des citoyens éclairés et ainsi d'assurer la cohésion du peuple français. Je pense que ce service devrait comporter une part civile et un part militaire.

Les deux premières parties devraient être :
- D'une part un service militaire qui durerait environ deux mois, et regrouperait ce qui se fait pendant la Journée d'Appel et lors de la Formation Militaire Initiale du Réserviste. Ainsi les jeunes citoyens seraient vraiment aptes à comprendre, sinon assurer, la défense de la nation.
- D'autre part une période consacrée à la compréhension des principes fondateurs de la république et à l'apprentissage poussé de la citoyenneté. Cette période pourrait être l'occasion de rappeler quelques principes de fonctionnement de la société dans un cadre non scolaire, comme par exemple le fonctionnement des institutions, le rôle de l'impôt et des prélèvements sociaux, le fonctionnement d'une association et celui d'une entreprise, avec les différents types d'entreprises. Cela pourrait être l'occasion de faire intervenir des personnes de la société civile comme des responsables d'association et chefs d'entreprises, et de faire comprendre aux jeunes que tout est (ou du moins devrait être) possible.

Ces deux premières parties devraient se réaliser dans des centres créés pour l'occasion. Les jeunes devraient y être placés de manière aléatoire afin de favoriser un brassage géographique et social.

Enfin, une dernière période de deux mois pourrait être consacré à une intégration plus « professionnelle », où les jeunes seraient placés en immersion dans un corps d'armée, dans les hôpitaux, les casernes de pompiers, commissariat ou associations selon leurs préférences. Cette période pourrait être prolongée à huit mois (ce qui donne un total de six à douze mois selon les préférences e chacun), pour que les personnes qui le souhaitent puissent acquérir de l'expérience ou tester plusieurs formes d'engagement.

Comme le proposait Thierry P. dans les commentaires, une partie de cette période pourrait être proposée à l'étranger, notamment en Europe, et les structures pourraient accueillir des étrangers en échange.

Voir le billet suivant : Rétablir la conscription : détails

jeudi, janvier 14 2010

Bonne initiative d'un député UMP

Édouard COURTIAL, député UMP de la septième circonscription de l'oise a publié une proposition de loi visant à verser l'allocation de rentrée scolaire sous la forme d'un titre de paiement (ticket ou carte à puce), afin que celle-ci ne soit utilisée que pour investir dans du matériel scolaire.

Je ne peux que saluer cette initiative visant à s'assurer du bon respect des fonds publics et aimerais que la même chose soit appliquée aux subventions issues de la taxe carbone, comme je l'ai dit dans de nombreux billets.

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